dimanche 29 janvier 2017

Dalida



Dalida est pour moi le nom d'une chanteuse d'un autre temps. Le nom de l'idole de ma grand-mère, la femme associé à Bambino et à Laissez moi danser. La seule chose que je sais d'elle, c'est que sa vie n'a pas été aussi belle que sa carrière le montre. Si j'ai décidé d'aller voir ce film, c'est pour plusieurs raisons. Tout d'abord, dans le cadre de mon Watching Challenge 2017 sur le site SensCritique, je devais voir un biopic. Ensuite, j'avais bien aimé celui sur Claude François alors je me suis dit qu'un autre film sur une star de la chanson pouvait être intéressant. Et enfin, oui je l'avoue, j'aime beaucoup les chansons de Dalida, j'aime sa voix et l'émotion qu'elle transporte.



Donner son avis sur un biopic est toujours compliqué puisqu'on ne peut pas juger l'histoire. On peut seulement dire quelques mots sur la façon dont elle est traité. Ici, la réalisatrice a choisi de faire démarrer l'histoire à la première tentative de suicide de la chanteuse. Ses proches témoignent auprès d'un psychiatre et on découvre ainsi, à travers leurs paroles quelques éléments de la vie de la star : comment est elle devenue ce qu'elle est, ses relations amoureuses et professionnelles... Mais le gros point négatif, c'est qu'ensuite le film s'embrouille dans sa propre chronologie. On voit Dalida petite fille, puis on fait un bond dans le futur pour finir par reprendre le fil de l'histoire. Finalement, on a l'impression que le film donne tout dans ses trente premières minutes puis le rythme s’essouffle. De plus,il est parfois mal géré. Tout vas trop vite, et l'histoire ne s'attarde pas sur les moments où la chanteuse semble être en harmonie avec elle-même. Le film la montre passant d'hommes en hommes comme si elle n'avait besoin que de ça pour exister. J'ai vraiment eu l'impression que le but de ce biopic était de montrer à quel point la vie de Dalida était malheureuse. C'est essentiellement le souvenir qu'il en reste mais elle a tout de même été une star adulée par un public, sa vie n'était donc pas si ratée que ça...

Les autre personnages présents (ses compagnons, sa famille) ne font que graviter autour d'elle. Ils n'existent pas par eux-même et parfois on ne saisit pas l'importance qu'ils ont pu avoir pour la chanteuse. L'exemple le plus criant est celui du suicide de son ex-mari : Lucien Morisse. On voit son geste et Dalida qui pleure mais aucun élément ne permet de saisir pleinement l'impact que cela a sur le reste de sa vie. J'aurais aimé que le film s'intéresse plus à la relation qui la lie à son frère plutôt qu'à son défilé d'hommes.

Enfin, pour conclure j'évoquerais un petit aspect technique. L'actrice Svelva Alviti a été dans l'obligation de faire du playback (la voix de Dalida étant ce qu'elle est, c'est difficile de l'imiter) mais cela se voit presque trop, c'est surjoué et c'est dommage. De plus, le choix de mettre certaines chansons en entier arrive parfois comme un cheveu sur la soupe. A certains passages du film, ce n'est même pas utile et on dirait plus que la réalisatrice a voulu faire plaisir au public en leur offrant un karaoké...


En résumé, c'est un film qui aurait pu être excellent s'il s'était intéressé à toute la vie de la chanteuse plutôt qu'à ses histoires « d'amour » et avec une chronologie plus construite. 

lundi 2 janvier 2017

Rogue One : a Star Wars story



J'attendais la sortie de Star Wars VII l'an dernier avec beaucoup d'impatience. J'ai été un peu déçue et j'étais plus que perplexe concernant Rogue One. Je n'en attendais pas grand chose, j'avais même un peu d'appréhension. Et finalement, j'ai vraiment adoré !

Cet opus se déroule entre l’épisode 3 et 4 et nous raconte comment l’Alliance Rebelle a pris possession des plans de l’Etoile Noire.



Je dois quand même avouer que pendant la première demi heure du film, j'ai été un peu inquiète. Le personnage principal n'était pas très charismatique, pas assez mis en avant à mon goût et j'ai eu vaguement l'impression de voir une copie de Rey. Mais au fur et à mesure, le film m'a emporté et je me suis retrouve dans l'univers de Star Wars. L'histoire ne présageait rien de bien extraordinaire mais elle est très bien amené et mêle à merveille les bons éléments de la trilogie d'origine et les techniques modernes. La transition entre les épisodes trois et quatre est très bien gérée. Il n'y a pas de grosses incohérences par rapport à la trilogie d'origine. C'est un très bon opus, bien meilleur que le septième. J'ai trouvé très bien que les références à la trilogie soient présentes sous forme de petits clins d’œils et non de gros sabots.

Les personnages sont dignes de ceux créés par Georges Lucas. Jyn devient rebelle presque par obligation, elle y est plongée indirectement par son père, ingénieur créateur de l'étoile de la mort. Elle se sert de l'alliance rebelle pour retrouver son père et on sent au début qu'une fois qu'elle l'aura retrouvé, elle partira avec lui et laissera la rébellion derrière elle. Mais elle s'y retrouve embarqué malgré elle et finit par s'y impliquer corps et âme. Cassian, le deuxième personnage le plus intéressant, est l'exemple vivant de la dualité qui peut exister chez quelqu'un qui se bat pour une cause qu'il trouve juste. Il avoue à demi-mots que l'alliance utilise des méthodes pas très conventionnelles... Enfin, j'ai eu un gros coup de cœur pour le droïde ! C'était difficile de faire mieux que BB-8 et ils ont réussi ! Et alors, le fait que la voix française soit celle de Sheldon (Big Bang Theory) ajoute un côté encore plus comique.

Mon seul petit regret, c'est l'absence de thème musical propre au film. Il y a quelques mélodies que l'on reconnaît mais c'est dommage. Rogue One méritait son propre thème.


En bref, c'est un excellent opus qui ravira les plus nostalgiques et ceux qui veulent découvrir l'univers. Et gros bonus pour la scène orgasmique de fin (la respiration, le sabre rouge et l'arrivée de Dark Vador... j'étais accroché à mon fauteuil et mes yeux brillaient). 

Ballerina



Certaines bandes annonce donnent envie de foncer au cinéma sur le champ. C'est l'effet que m'a fait Ballerina. J'ai réussi à y traîner mon homme (et oui c'est lui qui a le pass).

Félicie est une jeune orpheline bretonne qui n’a qu’une passion : la danse. Avec son meilleur ami Victor qui aimerait devenir un grand inventeur, ils mettent au point un plan rocambolesque pour s’échapper de l’Orphelinat, direction Paris, ville lumière et sa Tour Eiffel en construction ! Félicie devra se battre comme jamais, se dépasser et apprendre de ses erreurs pour réaliser son rêve le plus fou : devenir danseuse étoile à l’Opéra de Paris…



Le sujet du film me tentait particulièrement. J'aime beaucoup la danse, et comme toute les petites filles j'ai un jour voulu en faire. Mais j'étais trop vieille pour entrer dans le monde de la danse. A travers Félicie, on retrouve la volonté qui est commune à tout le monde de vouloir réaliser ses rêves. L'histoire est très classique : une orpheline qui rêve de paillettes (coucou Anastasia). (spoiler) La seule chose qui m'a gênée, c'est que Félicie arrive bien trop vite à progresser. En une semaine, elle arrive au niveau de jeunes filles qui font de la danse depuis au moins un an (spoiler). Le film gère difficilement son rythme. J'ai eu l'impression qu'il envoyait tout ce qu'il avait dans les dix dernières minutes. Certains des retournements sont plus que prévisibles et gâche un peu le film.

Du côté des personnages c'est... particulier. Ils sont plutôt bien écrits mais les dialogues sont une catastrophe... Certains des personnages sont hilarants, comme le directeur de l'opéra mais sont vraiment mal amenés et n'ont finalement aucune vie en dehors des quelques secondes de passage à l'écran. De plus, un des protagonistes est une complète caricature du méchant de dessin animé. A chacune de ses apparitions, on s'attend à ce qu'elle brise le 4e mur en nous disant : au fait, je vous ai dit que j'étais la méchante ?

Enfin, la plus grosse catastrophe de ce film c'est la bande originale. Dans un film sur la danse classique, je m'attendais à avoir du Tchaïkovsky, du Prokofiev... et le film nous sert une soupe techno moderne qui n'a rien à voir avec l'ambiance du film (et qui en plus nous pète les oreilles). Je pense qu'ils ont voulu faire original, et pour le coup c'est raté !


En bref, c'est un film sympathique mais pour un public assez jeune.