mardi 7 novembre 2017

La Passe-miroir : une promenade d'arche en arche




Dans la catégorie des sagas dont on n’arrête pas d’entendre parler, j’ai attaqué La Passe Miroir en août dernier. Conquise par le premier tome, j’ai aussitôt réservé puis lu les deux autres tomes. Je n’avais lu aucune critique, vu aucune vidéo qui en parlait… bref, c’était la découverte totale ! Aujourd’hui je vous livre donc mon avis. C’est un avis général, une critique qui regroupe les trois tomes. Je ne vais donc pas m’attarder sur chaque intrigue mais plus sur l’univers et sur les personnages. Attention, pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, ou qui n’en sont qu’au début, il va y avoir quelques révélations sur les intrigues des différents tomes !

Ophélie est une liseuse, elle a le pouvoir de connaître le passé des objets en les touchant. Elle est également capable de traverser les miroirs… Sa vie tranquille sur l’arche d’Anima est brusquement interrompu le jour où sa famille lui annonce qu’elle est fiancée à Thorn, un homme du Pôle. Ophélie se retrouve projetée sur une arche où mirages et complot sont les maîtres sous la houlette d’un esprit de famille amnésique et peu avenant. Elle apprend à y vivre, à y survivre même parfois jusqu’au jour où un ennemi se révèle : Dieu.

Il est difficile de résumer trois tomes sans révéler toutes les intrigues. Pour faire simple, dans le premier tome, on découvre le personnage d’Ophélie, ses capacités et pourquoi elle est envoyée sur le Pôle. Dans le deuxième, elle se retrouve confrontée plus frontalement aux intrigues de cour ce qui l’amène à quitter le Pôle à la fin du livre, suite à la disparition de Thorn (liée à toute une série d’événements). Enfin, dans le troisième tome, Ophélie se retrouve sur l’arche de Babel, à la recherche de Thorn et d’informations sur le fameux Dieu…

J’ai eu beaucoup de mal au début de ma lecture à entrer dans l’univers de Christelle Dabos. Jusqu’à la moitié du premier tome environ, j’ai mal vécu les longueurs dans l’action et plusieurs fois j’ai cru que j’allais abandonner la lecture. Mais il y a eu un déclic, et j’ai finalement été transporté par les aventures de Thorn et d’Ophélie. L’univers des arches est extrêmement riche. On a bien le temps, à travers les deux premier tomes, de prendre connaissance de toutes les particularités du Pôle. J’ai beaucoup aimé le côté mirage. On est pris nous même au piège en même temps que les personnages. Sommes-nous vraiment dans le bon lieu ? Dans la bonne maison ? Et la question la plus importante que pose le Pôle c’est surtout : est-on à notre place sur cette arche ? Enfin, dans le dernier tome, j’ai trouvé que la création de Babel comme unique arche se savoir de l’univers est très intéressante parce qu’elle relance la problématique sous-jacente dans les trois tomes à savoir, qu’est-il possible de révéler, à qui et pourquoi ? Les trois intrigues des trois tomes ont leur lot de rebondissements et j’ai plusieurs fois insulté exprimé vivement mon avis sur les choix de l’auteur…

Du côté des personnages, je suis vraiment tombée amoureuse de Thorn. Ce côté bourru, timide, froid mais en même temps protecteur et attentionné m’a énormément rappelé le personnage de Darcy dans Orgueil et Préjugés (non je ne fais pas de fixette). J’ai eu un peu plus de mal à m’attacher à Ophélie que je trouvais très effacé. J’ai vraiment apprécié son développement au sein des trois tomes. Elle est passée d’une petite fille effacée à une femme qui sait ce qu’elle veut, qui a ses forces mais aussi ses faiblesses et qui est prête à tout par amour. La relation entre Ophélie et Thorn a été un grand moment de frustration lors de ma lecture. La grande romantique en moi n’en pouvait plus et a poussé un grand ouf à la fin du troisième tome. Les trois autres personnages qui se détachent de cette saga pour moi sont la tante d’Ophélie, Bérénilde et Archibald. Ils ont chacun un petit truc en plus qui les rend indispensables à l’histoire. Ce que j’ai vraiment aimé, c’est qu’ils ne réagissent jamais comme je m’y attendais ! Ils ont, à mon sens, contribués au suspens de l’histoire. Bien évidemment, d’autres personnages gravitent autour de ce noyau mais si je devais tous les évoquer en détail, cette chronique ferait quinze pages…

En conclusion, je dirais que c’est une saga pleine de très bonnes choses. Des personnages qui évoluent à la fois au contact des autres mais aussi au contact de leurs univers, des intrigues qui arrivent à ne pas lasser le lecteur (même au bout de trois tomes) et une richesse dans l’écriture qui est tout simplement impressionnante. Rien que la création des arches et de chaque esprit de familles est un travail qui est déjà titanesque… Bref, j’attendrais avec impatience le quatrième tome, surtout vu l’énorme suspens de la fin du troisième…



samedi 26 août 2017

Vivre et savoir-vivre : Les séances de cinéma




Comme beaucoup de personnes, j'aime aller au cinéma. L'ambiance des salles obscures est particulière. Il y a le petit frisson qui s'installe quand les lumières s'éteignent, quand le logo de la boîte de production apparaît sur l'écran, quand le retardataire éclaire toute la salle avec son téléphone portable... hum..ça peut être pas. Et pourtant ils sont de plus en plus nombreux à arriver 10 à 15 minutes en retard et à éclairer toute la salle à la lampe de poche... Quand ils ne se mettent pas à parler fort pendant le film !

Aujourd'hui dans la catégorie vivre et savoir-vivre, nous allons évoquer les comportements au cinéma. Avant de commencer, je tiens à rendre à César ce qui est à César, en la personne de François Theurel. En effet, celui-ci a fait une vidéo s'intitulant : Le manuel du savoir-vivre du spectateur. Cette vidéo est extrêmement bien faite et résume complètement tout ce qu'il faut faire et ne pas faire ! 

Par conséquent, je ne vais donc pas vous faire un article sur les comportements à adopter mais sur ce que j'ai vécu en me basant sur deux exemples : 

Situation : Revenons un peu en arrière... l'année de la sortie du film Océans de Jacques Perrin. Séance en famille, petite introduction par le club de plongée de Matheysine et le film commence. C'était sans compter, les grands parents et les petits enfants juste derrière nous. « Papy, c'est quoi ce poisson ? Et là on est où ? ». Et le grand-père, au lieu de lui dire gentiment de se taire pour ne pas déranger les autres, lui répond et tout aussi fort.
Ressenti : A ce moment là, on a très très envie de se retourner et de hurler le plus fort possible sur les deux protagonistes, de leur faire entendre leurs quatre vérités et de les faire taire rapidement.



Réaction: Au lieu de ça, on se retourne doucement et on demande gentiment en chuchotant s'il est possible qu'ils cessent de parler. Si malheureusement, ils continuent on peut toujours tenter un chut un peu plus agressif ! Au besoin, si les importuns sont vraiment intenables, on peut toujours tenter d'aller chercher un membre de l'équipe du cinéma pour les en informer.

Situation : Il y a quelques semaines, devant la Planète des singes Suprématie. Alors, le désavantage des multiplex, c'est le temps de pub avant le film et le fait que les lumières s'éteignent plus tard qui encouragent les gens à sortir leur téléphone. Un homme et sa compagne s'installe devant moi et l'homme sort son téléphone. Jusque là rien d'anormal, les lumières sont allumés, on va dire que ça ne me dérange pas. Là où ça se corse, c'est que le film commence (donc noir dans la salle) et ce bon monsieur continue de regarder son téléphone, luminosité à fond.
Ressenti : Grande envie de se pencher par dessus l'épaule de ce monsieur, de lui prendre son téléphone en ninja et de lui écraser devant le nez.



Réaction : Bon, cette fois-ci je n'ai rien eu à dire puisque c'est un autre monsieur qui a hurlé : « Oh le téléphone ! ». Sinon, il est aussi possible de se pencher vers la personne et de lui demander gentiment de ranger son téléphone s'il n'a pas le réflexe de le faire dans les cinq premières minutes du film.

Voilà, ces deux exemples sont ceux qui parmi une multitude m'ont le plus marqué. Après il n'y a pas de solution miracle. Mais si vous avez dans vos connaissances une personne qui a ce genre de comportement, n'hésitez pas à lui envoyer la vidéo du Fossoyeur de Films! Et surtout, si ce sont des comportements vraiment gênants, n'hésitez pas à contacter les responsables de la salle de cinéma ! Ils sont aussi là pour que tout se passe bien.




Et vous ? Avez-vous déjà eu affaire à ce genre de comportement ? Comment avez vous réagi ?

samedi 29 juillet 2017

Valérian et la cité des milles planètes



Quelques jours après avoir vu (pour la première fois...oui j'ai honte) le 5e élèment, me voici devant Valérian et la cité des milles planètes. Bon, il ne me tentait pas des masses au départ et le matraquage de la bande annonce n'a pas vraiment aidé. Puis je me suis vraiment intéressé à l'univers et je me suis dit pourquoi pas. Avant tout chose je tiens à préciser que je ne connais pas du tout la BD mais que j'ai pris tout de même quelques renseignements.

Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d'agents spatio-temporels chargés de maintenir l'ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha - une métropole en constante expansion où des espèces venues de l'univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d'Alpha, une force obscure qui menace l'existence paisible de la Cité des Mille Planètes.



Alors, commençons par ce qui m'a le plus contrarié : les personnages principaux. J'ai eu énormément de mal avec les acteurs. Pour moi, ils n'incarnent pas du tout leurs personnages, ils leur manquent environ une dizaine d'années de plus. Ici, ils font penser à des ados, des nouvelles recrues qui veulent prouver leur valeur en cherchant les missions les plus périlleuses. Et la romance qui s'invite au milieu rappelle un flirt de collégien qui ne mènera à rien et qui est surtout inintéressant. Le personnage de Valérian est un freluquet lourd à qui le film tente de donner une profondeur sans vraiment y arriver et Laureline est incarné par une actrice qui n'a que deux expressions de visages et une manière d'être qui ne convint pas. Bref, c'est le plus gros raté du film.

Visuellement, c'est impeccable. On sent qu'il y a un travail énorme derrière et que Besson veut le montrer. Il veut peut être trop le montrer d'ailleurs... J'ai beaucoup regretté que les colonies d'Alpha ne soient pas plus utilisées. La cité Alpha m'a beaucoup rappelé la série Babylon 5 (oui je sais c'est une vieille série) et je crois qu'inconsciemment je m'attendais à retrouver un peu la même ambiance. Je sais bien que ce n'est pas la même chose mais je n'ai pas pu m'empêcher d'y penser. Il y avait énormément de possibilités qui auraient pu être mieux exploitées.

Concernant l'histoire, je l'ai trouvé intéressante. Le choix de se centrer sur un peuple permet de bien le développer et amène des arcs intéressants. Le seul problème c'est que dans le même temps d'autres sont laissés à l'abandon et parfois certains personnages en souffrent (coucou Bubble). Mais j'ai passé un bon moment, j'ai eu quand même du plaisir à suivre les aventures des deux agents spatio-temporels.


En résumé, c'est un film qui est visuellement très beau mais qui a un scénario faible, scénario qui dessert les personnages et c'est bien dommage. 

jeudi 22 juin 2017

Jumping



Aujourd’hui, c’est pour une nouvelle chronique livre que je vous retrouve. Pour un manga plus précisément car il s’agit du premier tome de la série Jumping. Je remercie d’ailleurs chaleureusement les éditions Akata et Babelio pour cet envoi dans le cadre de la Masse Critique.

Ran a raté ses examens d’entrée à l’université, n’a pas vraiment d’amis et vit encore chez ses parents. Elle se sent la risée de tout le monde et n’a plus goût à rien. Mais son amie Sayuri débarque et l’entraîne jusqu’à Aomori. Ran découvre alors le club d’équitation et curieusement se sent bien et recommence à envisager une vie normale.

J’avais sélectionné ce manga (avec d’autres) et honnêtement, je ne pensais pas le recevoir. Evoquons l’histoire dans un premier temps. Elle est plutôt classique : une jeune fille qui se retrouve sans université, sans travail et sans ami et qui décide malgré elle de prendre un nouveau départ dans une nouvelle ville, loin de tout. J’avais un peu peur car comme c’est un thème qui est souvent vu et revu dans les mangas, je craignais qu’il ne soit traite de manière trop classique et que je m’ennuie à la lecture. Finalement, ce n’est pas le cas. La manière dont se déroulent les événements est logique et les rebondissements (bien qu’attendus) sont placés au bon moment. Bon, je dois avouer que je m’y attendais dès les premières pages que l’héroïne serait la seule personne à pouvoir dompter le cheval récalcitrant du centre. Mais les deux ayant un peu près le même caractère, ils se complètent et ça marche bien.

Les personnages ne sont pas assez développés dans ce premier tome pour pouvoir en parler précisément. Cependant, il est possible de dire quelques mots sur Ran. C’est une jeune fille mal dans sa peau et qui va revivre loin de sa famille et dans une nouvelle ville. On sait avec ce premier tome qu’elle écrit mal, qu’elle va avoir du mal à se remettre aux études mais elle montre une force de caractère qui (j’espère) va s’affermir dans les prochaines tomes. Sayuri, l’ami de Ran est complètement fofolle, très exubérante et apporte un souffle frais sur le manga. 
Par contre, les autres personnages ne sont vraiment pas assez mis en valeur. J’espère qu’ils le seront plus dans la suite.


En résumé, c’est un bon manga qui ne paye pas de mine mais l’histoire est prometteuse. Les dessins sont sympathiques et j’ai hâte de voir ce que donne la suite ! 

mardi 20 juin 2017

La Belle et la Bête



Histoire éternelle… qu’on ne croit jamais… A l’annonce de la sortie du film « live » de la Belle et la bête j’étais plus que sceptique. En effet, La Belle et la Bête étant mon dessin animé préféré, je pense qu’inconsciemment j’avais prévu d’être très exigeante. Je l’ai vu deux fois au cinéma (vive le pass) et j’ai revu mon jugement au deuxième visionnage. Je préviens tout de suite que cette chronique risque d’être une comparaison entre le film et le dessin animé.

Fin du XVIIIe siècle, dans un petit village français, Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S’étant perdu une nuit dans la forêt, ce dernier se réfugie au château de la Bête qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d’amour pour elle mais victime d’une terrible malédiction



L’histoire est celle du dessin animé (je ne vais donc pas donner mon avis puisque je la trouve parfaite !), je vais donc me concentrer sur les quelques aménagements qui ont été faits. Premièrement, c’est un petit détail mais qui a son importance, le fait que les villageois n’aient pas connaissance du château qui se trouve à quelque pas de leur village est expliqué par la malédiction du prince car celle-ci a entrainé un oubli général de l’existence du château et de ses occupants. C’est un bon point car dans le dessin animé ce n’est pas mentionné. L’histoire reste très similaire dans les grandes lignes et c’est surtout les personnages qui ont été un peu modifiés.

Le personnage de Belle est présenté comme une avant-gardiste qui invente la machine à laver et apprend à lire aux petites filles (l’école étant réservée aux petits garçons). Bon… en faire la première féministe de l’époque c’est peut être aller un peu loin. C’est juste une jeune fille plus éduquée que la moyenne du village et qui trouve qu’elle n’y a pas sa place, c’est tout. Par contre, j’ai beaucoup aimé l’évolution du personnage de Maurice. On est passé d’un inventeur fou dans le dessin animé à un père aimant et touchant dans le film. Il n’est plus juste un inventeur mais penche plus vers l’horloger. C’est une évolution très bien menée. Le personnage de la Bête n’évolue pas beaucoup par contre. J’ai beaucoup aimé l’écriture du personnage de Le Fou (oui le fait d’avoir donné un petit côté gay au personnage le rend beaucoup plus attachant). En plus, il prend de plus en plus de place dans le film et on est loin du personnage effacé du dessin animé.

Le point qui m’a particulièrement gêné c’est l’ajout de certaines chansons. Oui je sais, je suis peut-être un peu trop attaché à celles du dessin animé mais là… Gros débat avec mon chéri d’ailleurs puisque lui a adoré la chanson de la Bête (celle qu’il chante quand Belle s’en va) et moi je l’ai trouvé niaise et beaucoup trop longue. Dans l’ensemble, celles qui ont été ajoutées sont très en dessous des autres et n’apportent pas grande chose au film.


Pour conclure, je dirais un petit mot sur la performance des acteurs. Ils sont tous bons dans ce qu’ils font et surtout on sent qu’ils s’amusent. Mention spéciale à Emma Watson (cette actrice est tellement douée !) et Luke Evans (parfait en Gaston !).  Et puis le casting de fin (Lumière, Big ben, Miss Samovar) est juste parfait ! 

jeudi 11 mai 2017

La Fille-Sortilège



Dire que j'ai failli passer à côté... Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Folio/SF pour l'envoi de La Fille-Sortilège de Marie Pavlenko. Je connaissais ce livre de nom étant donné qu'il a obtenu le prix Elbakin en 2013. Ayant été membre de cette association, je prend toujours beaucoup de plaisirs à suivre les sélections et pourtant je n'avais pas pu prendre le temps de le lire. C'est réparé et je vous livre ici mon avis. Et c'est un coup de cœur !

Six Clans dirigent la Cité. Chacun possède une Magie qui commande aux éléments ou aux êtres vivants. De leur union dépend l'équilibre. C'est pourquoi durant la Fête des Échanges, les adolescents sont soumis à des épreuves, en vue d'être initiés. Parce qu'elle a échoué, la jeune Érine est bannie, loin de sa famille et de son Clan. Condamnée à survivre dans la zone d'exil, elle va bientôt découvrir le sombre secret de la Cité. Et le terrible complot qui menace de la détruire.

Premièrement, je tire mon chapeau à l'auteur pour la construction de son univers. Il est soigné, complet et original, ce qui est parfois rare dans les ouvrages de fantasy. J'aime beaucoup l'idée de cette cité où on retrouve six clans. Bon, on ne peut pas nier que le postulat de base rappelle beaucoup Divergente ou encore Hunger Games, mais je l'ai trouvé bien mieux développé et mieux écrit. On sent les conflits sous-jacent aux clans, mais on finit par les comprendre à la révélation finale. La ville est vraiment bien délimité entre les clans et le lieu où vivent ceux qui en ont été bannis. Là aussi, les détails sont légions et on rentre vraiment dans le monde de l'auteur.

Du côté des personnages, on les découvre au fur et à mesure et ce que j'ai énormément apprécié c'est qu'ils évoluent tout au long du roman, à un rythme normal. Disons qu'il n'y a aucun personnage qui d'un coup se dit qu'il faut qu'il prenne sa destinée en main ou quoi que ce soit d'autre. J'ai une petite préférence pour l'acolyte d'Erine, ce jeune garçon débrouillard et rêveur en même temps. Dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié tous les personnages !

Enfin, un petit mot sur l'histoire. Elle est très bien menée, les révélations arrivent quand il faut, elles ne sont pas précipités et ne sont pas là parce qu'il en faut une. L'histoire a du sens et c'est presque dommage que ce soit un tome unique. C'est une fin ouverte mais j'aurais beaucoup aimé connaître la suite des aventures de tout ce petit monde !


En résumé, c'est un très bon roman, qui mérite amplement son prix. Je le conseille à tout ceux qui aiment la fantasy et je vais tenter de me procurer d'autre livres de cet auteur pour explorer un peu plus son écriture et ses univers !  

mercredi 26 avril 2017

Life : Origine inconnue



Alien... nous voilà ! Devant toi les savants de ce monde ! Hum.. Bref ! Aujourd'hui, je vais vous parler de Life : Origine inconnue. La bande annonce avait pas l'air mal. Un film de science-fiction dans la lignée d'Alien, bon pourquoi pas... Mon dieu...Par tous les vaisseaux, mais sauvez la science-fiction !

À bord de la Station Spatiale Internationale, les six membres d’équipage font l’une des plus importantes découvertes de l’histoire de l’humanité : la toute première preuve d’une vie extraterrestre sur Mars. Alors qu’ils approfondissent leurs recherches, leurs expériences vont avoir des conséquences inattendues, et la forme de vie révélée va s’avérer bien plus intelligente que ce qu’ils pensaient…



Première chose, n'appelez pas le film Origine inconnue quand on dit dès les cinq premières minutes que l'échantillon vient de Mars ! Merci. L'histoire est pompée et re-pompée sur Alien, le premier volet. On a une bande de joyeux scientifiques dans la station spatiale qui attendent la découverte sensationnelle pour laquelle ils ont été envoyés. Ils réussissent à récupérer des échantillons du sol et commencent les expériences. Tout va bien, jusqu'au problème de manutention dans le labo. A partir de là, tout part en cacahuète et le martien Calvin (oui, il s'appelle Calvin) se met à attaquer toute la station et ses occupants. Bon, l'histoire est très basique et pourrait marcher. Mais tout s’enchaîne tellement n'importe comment qu'on finit par ne plus suivre et je me suis vraiment lassé. Je savais exactement à quel moment les attaques arriveraient, ce qu'allaient faire les personnages et c'est dommage. L'idée de base est vraiment sympa ! La créature arrive à se détacher de celle qu'on connaît d'Alien mais il y a plein de petits détails pas expliqués qui ruinent le film.

Du côté des personnages, c'est très pauvre. On a du mal à s'y attacher parce qu'on ne les connaît pas et on n'a pas le temps de les connaître. On ne sait d'eux que leurs qualifications dans la station spatiale. Le seul détail qu'on a de vraiment précis, c'est l'accouchement de la femme de Sho, un des astronautes qui devient papa d'une petite fille. Et le véritable problème, [attention spoiler] c'est qu'on termine à la fin avec les deux seuls personnages qui n'ont aucune profondeur et on n'arrive pas à ressentir d'empathie pour ce qui leur arrive. Il y a clairement un manque d'écriture sur certains et ça en devient un problème pour le scénario.


La seule chose à peu près bien réussie, c'est peut être la fin. Je dois avouer que je ne m'attendais pas vraiment à ça et j'en ai été agréablement surprise. Mais malheureusement, ça ne rattrape pas le reste de ma séance. Bref, je vous conseille de passer votre chemin. Visionnez ou re-visionnez le premier volet d'Alien ! Ça sera beaucoup mieux ! 

mercredi 12 avril 2017

Le 3e Gédéon



De retour pour une nouvelle chronique livre ! Et oui, ça fait un petit moment que je me suis surtout attardée dans les salles obscures. Aujourd'hui, je vais vous parler d'un manga que j'ai reçu grâce à Babelio et aux éditions Glénat que je remercie chaleureusement.

À la veille de la Révolution, Gédéon rêve de représenter le Tiers-État aux états généraux pour sauver la France de la misère. Georges, duc de Loire, n’aspire quant à lui qu’à détruire l’ordre établi. Quel avenir la rencontre de ces deux hommes apportera-t-elle à la France ?

Lorsque j'ai reçu le mail, je n'ai pas hésité une seconde ! Un manga qui se place pendant la révolution française, je ne pouvais pas dire non. Le résumé me tentait bien et finalement j'ai été assez surprise à la lecture du tome 1. Gédéon est un homme épris de liberté et d'égalité. Auteur de pamphlets à ses heures perdus, il s'occupe également de sa petite fille autant qu'il peut. Alors qu'il se retrouve dans une situation difficile, son ami d'enfance, Georges, duc de Loire apparaît. Les deux hommes sont contents de se retrouver mais n'ont pas les mêmes aspirations. Cependant Georges apporte l'aide dont gédéon a besoin.

Ce premier tome est une succession de petites histoires où les personnages se croisent. La trame principale est celle de l'Histoire, à savoir la révolution française. J'ai eu un peu de mal au départ parce que je ne comprenais pas vraiment où l'ateur voulait en venir. Mais je pense que tout s'éclaircira dans les prochains tomes. Il faut retenir que les deux personnages ont un but commun, celui de changer la situation en France. Par contre, je tiens à signaler qu'il n'est pas à mettre entre toutes les mains. Certaines images sont violentes et les thèmes abordés sont parfois durs (pédophilie notamment).

Du côté des personnages, je pense qu'il faut aussi attendre quelque tomes pour bien les comprendre. Pour le moment, on peut se douter que Gédéon est un idéaliste qui veut changer le pays par les mots et les lois tandis que Georges est plutôt adepte de la violence comme moyen de régler les conflits. On ne comprends pas vraiment ses motivations d'ailleurs mais le personnage est intéressant à suivre.


En résumé, j'ai trouvé que c'était un bon tome d'introduction. Les dessins sont beaux, le contexte historique est très bien respecté ce qui promet une suite vraiment intéressante. Petite anecdote : pendant la lecture du manga, j'ai passé un examen blanc et sur cet examen, il y avait un texte de Robespierre sur l’installation des paratonnerres en France. Grosse surprise en voyant dans le manga une référence direct à ce texte ! Comme quoi, tout est utile pour réviser !

mardi 14 mars 2017

Kong Skull island



Il arrive parfois , quand je vais au cinéma que je n'attende strictement rien d'un film. Ce fut le cas pour Kong Skull Island. Je ne m'attendais à rien d'autre qu'à voir un gros singe taper sur d'autres grosses bestioles et j'ai été servi !

Un groupe d'explorateurs plus différents les uns que les autres s'aventurent au cœur d'une île inconnue du Pacifique, aussi belle que dangereuse. Ils ne savent pas encore qu'ils viennent de pénétrer sur le territoire de Kong…




Le film prend place en 1973, la guerre du Vietnam est en train de se terminer. C'est dans ce contexte quelque peu chaotique que débarquent Randa et Brooks avec dans leurs valises un projet secret. Ils veulent aller explorer une île encore inconnue au nom de la science. Les voilas qui recrutent tout un panel de personnes hautes en couleur allant du traqueur professionnel au reporter photo en passant par le militaire de carrière. Bien entendu, tout ce petit monde ignore la véritable raison la véritable raison qui pousse Randa à aller sur cet île. A leur arrivée, ils se font attaquer par King Kong et à partir de là tout s'emballe. Bien que très classique (et parfois un peu alambiqué), l'histoire est plaisante à suivre. Le film aurait mérité peut être une ou deux scènes d'explication de plus par contre. Cependant , tout le folklore créé autour de l'île vaut vraiment le coup et donne un certain souffle que le film peinait à avoir au début.

Le gros point noir, par contre, ce sont les personnages et leur traitement qui leur est réservé. La plupart sont plus qu'anonymes... ils n'ont pas d'écriture. Le seul qui s'en sort plutôt bien, c'est celui du naufragé (no spoil, allez voir le film) ! A la grande limite, on peut aussi saluer le colonel (Samuel L Jackson qui est là pour être classe et remplit bien son rôle). Il y a un travail plus fourni sur lui que sur les autres mais ça reste survolé.

Du côté technique, la photographie est parfaite ! L'île est magnifique, le décor est travaillé et pour une fois, j'ai eu le sentiment que la 3D servait à quelque chose. L'esthétique du film m'a un peu rappelé Jurassic Park d'ailleurs (de même que certaines scènes). Les effets spéciaux sont aussi bien gérés et es scènes de combat rendent bien.

En résumé, j'y suis allée sans m'attendre à voir un grand film et j'ai adoré. Et juste une dernière chose : c'est n'est pas parce qu'il y a masse d'effets spéciaux par rapport à l'original, ou que l'histoire est moins travaillé que c'est mauvais. C'est juste une autre époque et un autre public.


Les Figures de l'ombre



Le 8 mars, c'était la journée des droits des femmes. A cette occasion (ou pas d'ailleurs, la coïncidence était juste parfaite) est sorti au cinéma le film Les figures de l'ombre, retraçant le destin de trois femmes afro américaines travaillant à la NASA. Inspiré d'une histoire vraie, ce film a pour but de mettre en lumière le travail oublié de ces trois protagonistes. Et il loupe le coche...

Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux Etats-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn. Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran



La première chose qui m'a gêné, c'est le titre : Les Figures de l'ombre. Il est censé faire référence aux trois femmes. Mais si effectivement, on les avait oublié, il y aurait pas eu de film sur elle et un des bâtiments de la NASA ne porterait pas le nom de l'une des trois. Et quid de tous les autres ingénieurs ? Eux pour le coup, on les a oubliés.

J'ai eu peur pendant le premier quart d'heure du film. Le propos est allé de cliché en cliché sur la ségrégation et le sexisme qui ont cours en Virginie dans les années 1960. On sait que la Virginie était un état particulièrement ségrégationniste et montrer constamment la différence entre les blancs et les noirs (et à coup de gros sabots) n'apporte rien au film ni à son propos.

Venant en aux personnages. Je dois avouer que j'ai eu peur que le film ne se concentre que sur Katherine (la calculatrice) mais finalement les deux autres personnages féminins (Dorothy et Mary) prennent de l'ampleur et c'est un volet intéressant. J'ai particulièrement apprécié Dorothy. Elle sent que le vent va tourner et décide de prendre les choses en main et aussi de former celles qui risquent de perdre leur travail avec l'arrivée des nouvelles technologies. Elle veut vraiment aider et cela apporte une dimension plus noble au personnage. A l'inverse, j'ai eu du mal avec Mary. Elle, ne tente que de nouvelles choses que dans le but d'obtenir de la reconnaissance. C'est cet aspect du personnage que le film montre le plus. Enfin, Katherine elle, est un personnage qui manque un peu de substance. Le film la résume à son travail et à son veuvage ce qui est dommage. Quand aux autres, ils gravitent autour sans avoir de rôle réel (à part peut-être le chef de projet...et encore).

Enfin, je terminerais par un petit commentaire sur la réalisation. La plupart du temps, elle n'est pas magistrale mais une scène montre tout le potentiel qu'aurait pu avoir le film. Vers la dernière demi heure, Dorothy se retrouve face à sa chef, Vivian Michel, dans les toilettes. Cette chef qui lui a plusieurs fois refusé une promotion et qu'elle sait être raciste. Toute la discussion est filmé face au miroir les deux femmes ne sont jamais face à face et cela représente bien l'hypocrisie qui existe dans les bâtiments de la NASA. Cette scène est une idée brillante et c'est bien dommage qu'il n'y en ait pas eu plus.


En résumé, je dirais que défendre une cause ne doit pas être un prétexte pour montrer qu'une nation est meilleure qu'une autre, c'est desservir le message initial. Les Figures de l'ombre aurait pu atteindre les étoiles mais le film reste cloué au sol par les clichés plus nombreux les uns que les autres...

mardi 28 février 2017

La La Land




Les comédies musicales sont un genre particulier. Au cinéma, c'est un peu quitte ou double, ça passe ou ça casse. Les comédiens ont un triple défi : jouer, chanter et danser. On peut craindre le résultat. Mais parfois, on est transporté, ému par le chant et on se retrouve avec une envie irrépressible de danser au beau milieu de la rue. C'est l'effet que La La Land a eu sur moi.

Au lendemain d'une cérémonie des Oscars bafouilleuse (ou l'oscar du meilleur film lui échappe), je tiens à faire le point sur une chose. Non pour moi La La Land n'est pas surcoté, il est populaire c'est la différence. Moi je l'ai beaucoup aimé, les chansons m'ont fait de l'effet et les personnages m'ont touché. C'est pour ça que je le défendais à cette cérémonie et que je lui avais attribué plusieurs oscars.



La scène d'ouverture m'a conquise. J'ai été tout de suite envoyé au cœur de l'action. Pourtant, la bande annonce ne m'avait fait ni chaud ni froid. Puis à force de la voir, une petite excitation est montée en moi progressivement, doucement. Et après cette ouverture, j'ai suivi avec plaisir pendant 2h les aventures de Mia et de Sebastian. Bon, je suis d'accord avec le fait que l'histoire est classique (comme dans toute histoire d'amour d'ailleurs) mais le cadre donne un petit quelque chose en plus. Le Los Angeles de l'âge d'or d'Hollywood raconte lui aussi une histoire, celle du cinéma, des rêves de chacun... Au cœur de cet environnement à paillette, Mia rêve d'en devenir une. Mais la succession des castings finit par la décourager. Sebastien, lui, est un passionné de jazz qui voudrait ouvrir son propre club. Le hasard les fait se croiser une première fois, puis une autre pour enfin arriver à ce qu'on attend tous dans ce type d'histoire. La seule chose que j'ai regretté, c'est la réalisation des rêves des deux protagonistes. Le réalisateur a choisi de leur donner exactement ce qu'ils attendaient mais moi, je les aurais fait réussir dans leurs domaines respectifs d'une autre manière. J'aurais choisi le scénario ou la réalisation pour Mia et le succès du groupe pour Sebastien.

Qui dit comédie musicale, dit chansons ! Et celles de La La Land sont toutes très belles. Ma préférence va à celle de l'audition de Mia (je regrette d'ailleurs qu'elle n'ait pas eu l'oscar). La musique du film est entraînante, vivante et donne vraiment envie de rentrer dans le film pour danser avec les acteurs. J'aurais tout de même préféré qu'il y ait une ou deux chansons de plus. Il en manque un petit peu. Par moment, j'ai eu l'impression que le film n'assumait pas assez le côté comédie musicale.

Enfin, je dirais un mot sur les personnages. Ils sont plus que basiques mais les deux acteurs arrivent à les sublimer. Emma Stone est parfaite (oscar mérité d'ailleurs) autant en chant qu'en danse. Elle arrive à rendre compte des émotions de son personnage plus que son partenaire. Ryan Gosling livre une prestation honnête mais sans plus. Dommage, cependant, que les autres protagonistes n'aient pas plus d'importance au sein de l'histoire.


En résumé, c'est un film qui m'a transporté, émue, touchée et que je reverrais avec grand plaisir. La BO tourne d'ailleurs presque en boucle depuis...

dimanche 29 janvier 2017

Dalida



Dalida est pour moi le nom d'une chanteuse d'un autre temps. Le nom de l'idole de ma grand-mère, la femme associé à Bambino et à Laissez moi danser. La seule chose que je sais d'elle, c'est que sa vie n'a pas été aussi belle que sa carrière le montre. Si j'ai décidé d'aller voir ce film, c'est pour plusieurs raisons. Tout d'abord, dans le cadre de mon Watching Challenge 2017 sur le site SensCritique, je devais voir un biopic. Ensuite, j'avais bien aimé celui sur Claude François alors je me suis dit qu'un autre film sur une star de la chanson pouvait être intéressant. Et enfin, oui je l'avoue, j'aime beaucoup les chansons de Dalida, j'aime sa voix et l'émotion qu'elle transporte.



Donner son avis sur un biopic est toujours compliqué puisqu'on ne peut pas juger l'histoire. On peut seulement dire quelques mots sur la façon dont elle est traité. Ici, la réalisatrice a choisi de faire démarrer l'histoire à la première tentative de suicide de la chanteuse. Ses proches témoignent auprès d'un psychiatre et on découvre ainsi, à travers leurs paroles quelques éléments de la vie de la star : comment est elle devenue ce qu'elle est, ses relations amoureuses et professionnelles... Mais le gros point négatif, c'est qu'ensuite le film s'embrouille dans sa propre chronologie. On voit Dalida petite fille, puis on fait un bond dans le futur pour finir par reprendre le fil de l'histoire. Finalement, on a l'impression que le film donne tout dans ses trente premières minutes puis le rythme s’essouffle. De plus,il est parfois mal géré. Tout vas trop vite, et l'histoire ne s'attarde pas sur les moments où la chanteuse semble être en harmonie avec elle-même. Le film la montre passant d'hommes en hommes comme si elle n'avait besoin que de ça pour exister. J'ai vraiment eu l'impression que le but de ce biopic était de montrer à quel point la vie de Dalida était malheureuse. C'est essentiellement le souvenir qu'il en reste mais elle a tout de même été une star adulée par un public, sa vie n'était donc pas si ratée que ça...

Les autre personnages présents (ses compagnons, sa famille) ne font que graviter autour d'elle. Ils n'existent pas par eux-même et parfois on ne saisit pas l'importance qu'ils ont pu avoir pour la chanteuse. L'exemple le plus criant est celui du suicide de son ex-mari : Lucien Morisse. On voit son geste et Dalida qui pleure mais aucun élément ne permet de saisir pleinement l'impact que cela a sur le reste de sa vie. J'aurais aimé que le film s'intéresse plus à la relation qui la lie à son frère plutôt qu'à son défilé d'hommes.

Enfin, pour conclure j'évoquerais un petit aspect technique. L'actrice Svelva Alviti a été dans l'obligation de faire du playback (la voix de Dalida étant ce qu'elle est, c'est difficile de l'imiter) mais cela se voit presque trop, c'est surjoué et c'est dommage. De plus, le choix de mettre certaines chansons en entier arrive parfois comme un cheveu sur la soupe. A certains passages du film, ce n'est même pas utile et on dirait plus que la réalisatrice a voulu faire plaisir au public en leur offrant un karaoké...


En résumé, c'est un film qui aurait pu être excellent s'il s'était intéressé à toute la vie de la chanteuse plutôt qu'à ses histoires « d'amour » et avec une chronologie plus construite. 

lundi 2 janvier 2017

Rogue One : a Star Wars story



J'attendais la sortie de Star Wars VII l'an dernier avec beaucoup d'impatience. J'ai été un peu déçue et j'étais plus que perplexe concernant Rogue One. Je n'en attendais pas grand chose, j'avais même un peu d'appréhension. Et finalement, j'ai vraiment adoré !

Cet opus se déroule entre l’épisode 3 et 4 et nous raconte comment l’Alliance Rebelle a pris possession des plans de l’Etoile Noire.



Je dois quand même avouer que pendant la première demi heure du film, j'ai été un peu inquiète. Le personnage principal n'était pas très charismatique, pas assez mis en avant à mon goût et j'ai eu vaguement l'impression de voir une copie de Rey. Mais au fur et à mesure, le film m'a emporté et je me suis retrouve dans l'univers de Star Wars. L'histoire ne présageait rien de bien extraordinaire mais elle est très bien amené et mêle à merveille les bons éléments de la trilogie d'origine et les techniques modernes. La transition entre les épisodes trois et quatre est très bien gérée. Il n'y a pas de grosses incohérences par rapport à la trilogie d'origine. C'est un très bon opus, bien meilleur que le septième. J'ai trouvé très bien que les références à la trilogie soient présentes sous forme de petits clins d’œils et non de gros sabots.

Les personnages sont dignes de ceux créés par Georges Lucas. Jyn devient rebelle presque par obligation, elle y est plongée indirectement par son père, ingénieur créateur de l'étoile de la mort. Elle se sert de l'alliance rebelle pour retrouver son père et on sent au début qu'une fois qu'elle l'aura retrouvé, elle partira avec lui et laissera la rébellion derrière elle. Mais elle s'y retrouve embarqué malgré elle et finit par s'y impliquer corps et âme. Cassian, le deuxième personnage le plus intéressant, est l'exemple vivant de la dualité qui peut exister chez quelqu'un qui se bat pour une cause qu'il trouve juste. Il avoue à demi-mots que l'alliance utilise des méthodes pas très conventionnelles... Enfin, j'ai eu un gros coup de cœur pour le droïde ! C'était difficile de faire mieux que BB-8 et ils ont réussi ! Et alors, le fait que la voix française soit celle de Sheldon (Big Bang Theory) ajoute un côté encore plus comique.

Mon seul petit regret, c'est l'absence de thème musical propre au film. Il y a quelques mélodies que l'on reconnaît mais c'est dommage. Rogue One méritait son propre thème.


En bref, c'est un excellent opus qui ravira les plus nostalgiques et ceux qui veulent découvrir l'univers. Et gros bonus pour la scène orgasmique de fin (la respiration, le sabre rouge et l'arrivée de Dark Vador... j'étais accroché à mon fauteuil et mes yeux brillaient). 

Ballerina



Certaines bandes annonce donnent envie de foncer au cinéma sur le champ. C'est l'effet que m'a fait Ballerina. J'ai réussi à y traîner mon homme (et oui c'est lui qui a le pass).

Félicie est une jeune orpheline bretonne qui n’a qu’une passion : la danse. Avec son meilleur ami Victor qui aimerait devenir un grand inventeur, ils mettent au point un plan rocambolesque pour s’échapper de l’Orphelinat, direction Paris, ville lumière et sa Tour Eiffel en construction ! Félicie devra se battre comme jamais, se dépasser et apprendre de ses erreurs pour réaliser son rêve le plus fou : devenir danseuse étoile à l’Opéra de Paris…



Le sujet du film me tentait particulièrement. J'aime beaucoup la danse, et comme toute les petites filles j'ai un jour voulu en faire. Mais j'étais trop vieille pour entrer dans le monde de la danse. A travers Félicie, on retrouve la volonté qui est commune à tout le monde de vouloir réaliser ses rêves. L'histoire est très classique : une orpheline qui rêve de paillettes (coucou Anastasia). (spoiler) La seule chose qui m'a gênée, c'est que Félicie arrive bien trop vite à progresser. En une semaine, elle arrive au niveau de jeunes filles qui font de la danse depuis au moins un an (spoiler). Le film gère difficilement son rythme. J'ai eu l'impression qu'il envoyait tout ce qu'il avait dans les dix dernières minutes. Certains des retournements sont plus que prévisibles et gâche un peu le film.

Du côté des personnages c'est... particulier. Ils sont plutôt bien écrits mais les dialogues sont une catastrophe... Certains des personnages sont hilarants, comme le directeur de l'opéra mais sont vraiment mal amenés et n'ont finalement aucune vie en dehors des quelques secondes de passage à l'écran. De plus, un des protagonistes est une complète caricature du méchant de dessin animé. A chacune de ses apparitions, on s'attend à ce qu'elle brise le 4e mur en nous disant : au fait, je vous ai dit que j'étais la méchante ?

Enfin, la plus grosse catastrophe de ce film c'est la bande originale. Dans un film sur la danse classique, je m'attendais à avoir du Tchaïkovsky, du Prokofiev... et le film nous sert une soupe techno moderne qui n'a rien à voir avec l'ambiance du film (et qui en plus nous pète les oreilles). Je pense qu'ils ont voulu faire original, et pour le coup c'est raté !


En bref, c'est un film sympathique mais pour un public assez jeune.