mardi 22 novembre 2016

Les animaux fantastiques




Quelques jours après ma lecture d'Harry Potter et l'enfant maudit, je me suis replongée dans l'univers d'Harry Potter avec la sortie du film Les Animaux Fantastiques. Je dois avouer que j'étais assez sceptique au point de ne pas vouloir voir les bandes-annonces. Et c'est plutôt une bonne voire une très bonne surprise.

New York, 1926. Le monde des sorciers est au bord du conflit avec les moldus. Dans ce contexte tendu, Norbert Dragonneau arrive aux Etats-Unis avec, dans une valise à l'apparence banale, tout un bestiaire magique. Lorsque, par un concours de circonstances malheureux, certaines de ces créatures s'échappent, Norbert, Jacob, Tina et Queenie s'allient pour retrouver les créatures sans savoir qu'ils vont devoir lutter contre des forces plus obscures.



Commençons tout de suite par le point négatif : l'histoire. Elle est un peu prévisible et parfois creuse. On se demande si l'histoire autour des créatures fantastiques est vraiment la principale où si elle n'est qu'un prétexte à introduire une intrigue plus dense (celle autour de Grindelwald). Même si la fin est attendue, le film reste agréable à suivre. Il est un peu long par moment mais comme la magie est là, on accroche bien.

Du côté des points positifs, nous avons les décors. La valise de Dragonneau est extrêmement bien faite. Les lieux de vie des créatures (et les créatures elles-mêmes) sont magnifiques et très divers. Petit point bonus pour le niffleur ! J'ai été émerveillée, je dois bien l'avouer lors de la scène de découverte par le moldu. On sent tout l'amour que Norbert a envers ses animaux. Autre point positif : les personnages. Bon ce point-là c'est un peu mi-figue mi-raisin. D'un côté, nous avons Norbert et Jacob (le moldu) qui sont deux personnages drôles et attachants, complètement en décalé avec leur environnement. Ils enchaînent bourdes sur bourdes pour le plus grand plaisir du spectateur. Le côté plus négatif, ce sont les deux personnages féminins. L'une est ridicule, l'autre effacée. On a du mal à s'y attacher.

L'univers, par contre, est toujours aussi réussi. On découvre l'organisation magique gouvernementale américaine, et avec elle un autre pan de l'imagination de J.K Rowling. J'aurais bien aimé que ce soit un peu plus développé d'ailleurs... à voir dans les prochains films ! Et mention spécial au caméo final qui m'a fait bondir sur mon fauteuil !


En résumé, c'est un bon film mais j'espère qu'ils ne feront pas de bêtise avec la suite. 

mercredi 16 novembre 2016

Snowden




En 2013, une bombe est lâchée dans les médias. Edwad Snowden, informaticien américain, révèle les détails de plusieurs programmes de surveillance de masse américains et britanniques. Ce faisant, il est inculpé pour espionnage, vol et utilisation illégale de biens gouvernementaux. En 2016, Oliver Stone sort un film sur cette histoire... et je ne m'attendais pas à l'apprécier autant.

Patriote idéaliste et enthousiaste, le jeune Edward Snowden semble réaliser son rêve quand il rejoint les équipes de la CIA puis de la NSA. Il découvre alors au cœur des Services de Renseignements américains l’ampleur insoupçonnée de la cyber-surveillance. Violant la Constitution, soutenue par de grandes entreprises, la NSA collecte des montagnes de données et piste toutes les formes de télécommunications à un niveau planétaire. Choqué par cette intrusion systématique dans nos vies privées, Snowden décide de rassembler des preuves et de tout divulguer. En juin 2013, deux journalistes prennent le risque de le rencontrer dans une chambre d’hôtel à Hong Kong. Une course contre la montre s’engage pour analyser les preuves irréfutables présentées par Snowden avant leur publication --> Bande annonce


Tout d'abord, je tiens à dire que ce film est extrêmement bien construit. On commence dans l'aéroport où Snowden a donné rendez-vous aux journalistes. Puis, à chaque question importante de leur part, on a un flash-back sur l'événement qu'a vécu Snowden. Cet événement et la manière dont il s'est déroulé influe sur la réponse que donne Snowden. Ce que j'ai apprécié, c'est cette construction dynamique qui permet vraiment de suivre l'évolution de pensée du personnage. Cependant, il est plus ou moins montré comme un héros international alors que j'ai eu l'impression en suivant le film, que sa décision a été prise uniquement lorsqu'il découvre que sa petite amie est elle aussi écoutée. Cela m'a semblé bien égoïste de prendre une décision pareil pour raisons personnelles mais bon. On sent quand même une crescendo dans ses prises de position. Tout ceci en fait une histoire bien au-delà du biopic qui m'a beaucoup plu.

Du côté des personnages, je vais me concentrer sur la petite amie d'Edward, sur son supérieur et sur ses collègues. Ils sont beaucoup plus nombreux normalement mais ceux-ci m'ont parus être les plus importants. Snowden rencontre sa petite amie par internet, ils vivent une relation comme les autres avec des hauts et des bas. Elle est plutôt « je m'en foutiste » par rapport à l'importance de l'écoute sur les réseaux sociaux et autre. Elle accepte de suivre son compagnon presque partout où il va. Elle est un peu effacée dans le film et je n'ai pas vraiment réussi à l'analyser. Les collègues de Snowden, eux, sont très intéressants ! On sent qu'ils sont presque à deux doigts eux aussi de devenir des lanceurs d'alertes. On voit la pression qu'ils subissent et on arrive presque à sentir le stress. D'ailleurs, je suis quasiment certaine qu'ils sont au courant de ce que veux faire Edward et que le fait de ne rien dire est une forme de soutien. Enfin, j'évoquerai le mentor : Corbin. Il est désagréable, manipulateur et expert dans l'art de faire semblant de donner le choix comme tous les responsables des services de renseignements. Il est aussi un peu angoissant. Il permet de comprendre l'environnement dans lequel à évolué le personnage principal et sa volonté de tout révéler.


En résumé, c'est un film dont il est difficile d'écrire un avis. Comment juger la vie et les décisions d'une personne ? Mais c'est une histoire d'actualité passionnante porté par des acteurs qui savent ce qu'ils font et par un réalisateur qui sait où il va. 

jeudi 10 novembre 2016

Des pas dans la forêt...



Bonjour, je vous retrouve aujourd 'hui pour une nouvelle participation au rendez-vous Inspi Pics. Ce mois-ci, il s'agit d'une photo de Ben White.



Et si nous prenions le temps de réfléchir. Dans la vie, nous sommes toujours constamment soumis à la routine, au stress, Dès qu'un problème est réglé, un autre pointe le bout de son nez. Et dés que les responsabilités commencent plus personne ne prend le temps de s'asseoir, de dire ouf et de profiter du temps qui passe.

Cette photo m'évoque un besoin de retour à la nature, de quitter quelque temps la vie quotidienne pour mieux y revenir. La forêt a toujours été pour moi un lieu plus calme que les autres. J'ai toujours aimé me promener en forêt, et aussi parfois y écrire.

Cette photo me rappelle aussi une ballade que j'ai fait étant petite avec mon père et mon frère. Nous nous sommes levés très tôt pour aller dans une forêt prés de chez nous. Et là, nous nous sommes retrouvés nez à nez avec une biche et son faon puis avec un lapin et enfin avec un magnifique geai. Ce souvenir reste très important pour moi.

Enfin, le cliché me fait penser à mon frère. Depuis quelques années, il ne part pas en ballade sans un petit carnet pour faire des croquis des paysages qu'il parcourt. Alors l'homme présent sur la photo me rappelle les moments où je l'ai vu dessiner et complètement absorbé dans ses croquis.

Voila pour ce rendez-vous mensuel. Vous retrouverez les autres articles ci dessous :





samedi 5 novembre 2016

Harry Potter et l'enfant maudit





Il existe un univers où l'imagination vous porte bien loin de tout ce que vous pouvez entrevoir. Et pour cause, vous entrez dans celles des autres.... Cet univers se nomme la fanfiction. Le principe est simple. Vous prenez une œuvre que vous avez aimé et vous écrivez dessus. Elle peut être une suite, une réécriture d'un passage et bien d'autres choses encore. Si je vous fais cette petite introduction, c'est pour que vous soyez en mesure de saisir tout mon propos sur Harry Potter et l'enfant maudit.

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il travaille au coeur des secrets du ministère de la Magie. Marié et père de trois enfants, Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, tandis que son fils Albus affronte le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Quand passé et présent s’entremêlent dangereusement, père et fils se retrouvent face à une dure vérité : les ténèbres surviennent parfois des endroits les plus inattendus.

Alors, autant vous prévenir tout de suite, je vais révéler dans cette chronique beaucoup d'éléments de l'intrigue, si vous n'avez pas lu le livre, passez votre chemin. Ce texte est une pièce de théâtre, une manière différente d'appréhender le monde d'Harry Potter. Nous retrouvons nos héros quelques années plus tard et ils doivent faire face au retour des ténèbres qu'ils pensaient avoir vaincu. Procédons par ordre. Albus, le fils d'Harry, se retrouve à Serpentard, il devient très ami avec Scorpius Malfoy lequel est accusé par la rumeur d'être le fils de Voldemort. Oui déjà, on s'embrouille un peu. Ajoutez à ça la présence d'un retourneur de temps, de voyages dans le temps successifs et on obtient un joyeux bazar concocté par Albus et Scorpius. Le but premier étant de faire revenir Cédric Diggory à la vie pour consoler Amos, son père. Bon, jusque là ça pourrait marcher. Et bim, le lecteur découvre une certaine Delphi, qui se prétend être la fille de Voldemort... Ok, là j'abandonne...

L'histoire est plutôt pas mal, bien écrite et intéressante, mais plein de petits éléments en font une fanfiction de qualité certes, mais qui existe uniquement pour ravir les fans en manque de l'univers du petit sorcier. Parmi les éléments qui m'ont posé problèmes, il y a la répartition d'Albus à Serpentard... On s'y attendait dés l'épilogue et d'autres fanfictions s'en sont chargés avant vous, merci. On a ensuite la relation difficile entre Harry et Albus à base de : « Toi au moins tu as un père, moi je n'en ai pas eu.. ». et la grande réconciliation de la fin... pitié... Et alors l'élément majeur qui m'a fait sauter au plafond et qui a plongé, selon moi, la pièce tout droit dans la catégorie fanfic, c'est le personnage de Delphi. Non non et non ! Quand tu veux écrire une suite digne de ce nom (puisque c'est bien comme ça que tu le présente J.K), ON NE FAIT PAS FAIRE UN ENFANT A UN MEC QUE TU PRESENTES COMME ASEXUE PENDANT TOUTE TA SAGA ! Surtout que finalement, le personnage n'a pas plus d’intérêt que ça puisque son but c'est juste de voir son papa et de lui permettre de régner sur le monde sorcier. Et qu'as tu fait de tes héros...On sent que J.K s'en veut d'avoir mis Ron et Hermione ensemble puisque dans tous les univers parallèles qu' Albus et Scorpius traversent, ils ne sont pas ensemble. Mais elle essaye de se justifier avec la petite scène où Ron demande à Hermione de renouveler les vœux de mariage. Désolé, mais chez moi, ça ne passe pas. Quand à Harry, il devient un père dépassé et un homme arrogant qui ne trouve plus grâce à mes yeux.


En résumé, je dirais que mon 5/10 est justifié par : un point pour la nostalgie puisque j'ai grandi avec Harry Potter et cette saga aura toujours une place particulière dans mon cœur de lectrice, deux points pour la trame de l'histoire parce qu'elle est quand même bien ficelée par endroit et deux points pour la qualité d'écriture parce que le livre reste une idée de J.K Rowling et qu'elle sait quand même bien manier son univers.