jeudi 29 septembre 2016

Kubo et l'armure magique



C'est la jolie surprise de cette fin d'année. Les studios Laika, a qui nous devons déjà Coraline, nous livre une nouvelle histoire magique avec Kubo et l'armure magique.

Kubo est un être aussi intelligent que généreux, qui gagne chichement sa vie en sa qualité de conteur, dans un village de bord de mer. Cette petite vie tranquille, ainsi que celle de ses compagnons Hosato, Hashi et Kamekichi va être bouleversée quand par erreur il invoque un démon du passé. 



Commençons par le côté technique. J'ai été vraiment impressionnée par le travail fourni par les animateurs. Le film est réalisée en stop motion, c'est à dire que les animateurs bougent les personnages et filment image par image. C'est long mais le résultat est là. Tous les plans où l'on voit Kubo utilisé ses origamis dégagent une certaine forme de magie qui nous permet d'entrer directement dans l'univers. Le design des personnages est lui aussi réussi. J'ai particulièrement aimé celui de Scarabée. Les décors sont bien travaillés, on se retrouve complètement au Japon médiévale. La seule chose que j'ai un peu regretté, c'est l'absence de diversité dans la musique. On retrouve souvent les mêmes mélodies et c'est dommage.

Concernant l'écriture des personnages, petit bémol sur l'utilisation des tantes des Kubo. Elles sont inquiétantes à souhait et un développement plus précis leur aurait donné l'importance qu'elles méritent. Les autres sont attachants (mention spéciale à la petite grand mère du village!). On sent qu'ils ont été travaillés autant en technique qu'en écriture (même si celle-ci est un peu plus faible).

Par contre l'histoire m'a un peu fait grincé des dents. Elle est téléphoné et le retournement final, trop attendu, gâche un peu la beauté du film. Le message est puissant mais racbaché au cours du dernier ¼ d'heure. Malgré ces petits aspects négatifs, le film est agréable à regarder.


En résumé, j'ai quand même vraiment apprécié mon visionnage en grande partie grâce aux prouesses techniques et l'animation des origamis. 

dimanche 25 septembre 2016

Nerve




Jouer comporte des risques... On connaît tous cette petite phrase qui accompagne chaque publicité pour une célèbre marque de jeux d'argent. Dans le film dont je vais vous parler aujourd'hui, elle n'a jamais été aussi vrai...

En participant à NERVE, un jeu qui diffuse en direct sur Internet des défis filmés, Vee et Ian décident de s’associer pour relever des challenges de plus en plus risqués et gagner toujours plus d’argent. Mais bientôt les deux « Joueurs » s’aperçoivent que leurs moindres mouvements sont manipulés par une communauté anonyme de « Voyeurs ». Le jeu vire au cauchemar. Impossible d’arrêter…



Petit point pour commencer. Nerve est une adaptation du roman Addict de Jeanne Ryan. J'ai lu ce livre il y a quelque temps (2 ans pour être précise) et je me rappelais d'un récit intéressant même s'il était assez faible par moment. Le film est plutôt bien adapté voir même meilleur par moment. Vee est montrée beaucoup moins fragile qu'elle ne l'est dans le livre ce qui donne un personnage qui nage un peu entre deux eaux. On ne sait jamais vraiment ce qu'elle ressent (à part lors de la scène de la dispute). Elle s'inscrit au jeu sur un coup de tête, et lorsqu'on lui demande de réaliser des défis de plus en plus difficiles, elle devient capricieuse. J'ai eu un peu de mal avec ce coté ci de sa personnalité. Les autres personnages sont plutôt fades. Ian... il est là pour être beau gosse et faire craquer les Voyeuses, la meilleure amie de Vee est une pimbêche sans cervelle et son meilleur ami, un cliché du garçon qui se désespère d'attirer l'attention de la fille qu'il aime. Enfin bref, s'il n'y avait que les personnages, le film ne volerait pas bien haut.

Heureusement, l'histoire rattrape un peu. Le principe du jeu , voyeur ou joueur fait monter le spectateur en pression jusqu'au dénouement final. Les défis sont de plus en plus malsains et pousse les héros dans leur retranchement bien loin de leur personnalité. Certains se retrouvent vite dépassé. Seulement, si on abandonne, tout ce qui a été acquis est perdu. La majorité de la population est gangrenée par le jeu, si bien qu'à la fin on en arrive à se poser la question suivante : qu'est-ce qui peut bien pousser autant de monde à moutonner au nom d'un jeu. C'est le sens du discours final de Vee (qui est un peu lourd certes).


En résumé, c'est un film qui traite de sujets difficiles (l'aliénation par la technologie, l'argent facile...) mais qui échoue dans la manière de les traiter en grande partie à cause des personnages. Petite anecdote amusante : le nom du salon de tatouage présent dans le film est le titre du livre. 

mercredi 21 septembre 2016

Eternité





Je me suis toujours méfiée des films que tout le monde attend presque comme le messie. Je m'en méfie parce que tout le monde en fait toujours beaucoup trop et on finit par s'attendre à quelque chose d'extraordinaire pour se retrouver face à un film correct. Mais le problème, c'est que notre attente démesurée casse le charme et nous fait finalement peu voir pas aimé le film. C'est ce qui s'est passé avec Éternité.

Quand Valentine se marie à 20 ans avec Jules, nous sommes à la fin du XIXème siècle. À la fin du siècle suivant, une jeune parisienne, l’arrière-petite-fille de Valentine, court sur un pont et termine sa course dans les bras de l’homme qu’elle aime. Entre ces deux moments, des hommes et des femmes se rencontrent, s’aiment, s’étreignent durant un siècle, accomplissant ainsi les destinées amoureuses et établissant une généalogie… une éternité



Une éternité justement... ce film dure une éternité... (oui la blague est un peu facile je l'avoue). Disons qu'une fois que vous avez vu la première demi-heure du film, vous l'avez vu en entier. L'histoire démarre avec Valentine. Elle épouse l'homme qu'elle aime, a des enfants et est heureuse. Et puis, parce que la vie est une sale petite voleuse, elle lui reprend une grande partie de son bonheur à coup de mort, d'entrée au couvent et j'en passe. Sa fille n'aura jamais d'enfants puisqu'elle devient nonne, ses fils ainés meurt à la guerre... Bref, tout ça n'est pas très joyeux ! Mais fort heureusement, l'un de ses fils se marie ! Et là... c'est le drame pour le spectateur. On recommence tout : mariage, enfants, morts...

Ce film aurait pu être un bel hymne à la vie, quelque chose de profond, porteur d'un message puissant. Mais non, on a juste une succession de drames familiaux et qui finissent par nous lasser. Je ne parlerais pas du discours : une femme sans mari et sans enfants ne peut pas être heureuse parce que je risque de m'énerver très vite. Je veux bien que l'époque dont traite le film prête énormément à ce discours. On est à la fin du XIXe donc le rôle des femmes à cette époque, on est d'accord qu'il n'est pas très développé. Mais construire un film que sur cette problématique, le propos devient vite énervant.


Enfin, je conclurai sur le manque de repère temporels. On ne sait jamais en quelle année on est ni à quel moment les enfants sont nés (d'ailleurs si quelqu'un arrive à ressortir tous les prénoms...). C'est difficile pour suivre au mieux la progression du réalisateur. Dommage, c'est un film qui avait un bon potentiel mais qui, à mon sens, n'a pas su trouver son sujet. 

dimanche 11 septembre 2016

Instinct de Survie (The Shallows)




Vous connaissez le principe d'une bande annonce ? Oui, bien évidemment, mais je me permets un petit rappel. Une bande annonce est censé être un aperçu du film, elle est censée nous donner fortement envie d'aller au cinéma. Et parfois, certaines dévoilent tout le film, voir sont meilleures que le film lui même. C'est le ressenti que j'ai eu en sortant d'Instinct de survie !

Nancy surfe en solitaire sur une plage isolée lorsqu’elle est attaquée par un grand requin blanc. Elle se réfugie sur un rocher, hors de portée du squale. Elle a moins de 200 mètres à parcourir à la nage pour être sauvée, mais regagner la terre ferme sera le plus mortel des combats…



Alors...Autant vous prévenir tout de suite, j'ai mis 2/10 à ce film ! Et pourquoi donc ? Je vais vous l'expliquer en plusieurs points.

Premièrement, l'actrice... Oui on sait que Blake Lively est une très belle jeune femme à la plastique impeccable... les plans sur ses fesses, sa poitrine, son ventre plat... Est-ce que tout baser, dans un film, sur le physique de l'actrice a déjà été une bonne idée ? Je ne crois pas. Et tous ces ralentis au moment où elle s'habille pour aller surfer ou lorsqu'elle est dans l'eau... mais s'il vous plaît ! Juste non.

Deuxièmement, à quel moment le requin qui a un énorme cadavre de baleine comme garde manger va décider d'aller boulotter du surfeur ? Je ne suis pas experte en océanographie mais même pour moi, c'est un petit peu gros... Et puis je doute que la morsure d'un requin fasse si peu de dégâts sur une jambe...

Troisièmement, venons en à la blessure et à la lutte contre le requin. Là encore je ne suis pas médecin mais il me semble que quand le pied est dans un état aussi lamentable que celui de Nancy à la fin du film, on le coupe ! Elle le dit elle-même, il commence à être atteint par la gangrène ! Elle ne fait aucune hypothermie, arrive a nager avec une jambe en moins, des mains et des pieds piqués par les coraux. Ce n'est pas une surfeuse c'est une super héroïne ! Ah et je ne mentionnerai pas le fait qu'elle ne mange quasiment rien pendant 2 jours, il y a suffisamment d'incohérence comme ça. La lutte contre le requin est elle tout droit sortie du plus beau des nanards. Mais cette fin, cette fin ! J'en suis resté bouche bée.

Bon, je crache un peu sur le film mais il y a quand même un point positif. Toute la scène du début et le dialogue entre Nancy et Carlos à propose du lieu et de la plage est intéressant. Carlos fait bien comprendre à la jeune fille qu'elle ferai mieux de se concentrer sur le lieu plutôt que sur son téléphone... critique de la place plus que prenante qu'a la technologie dans nos vies aujourd'hui ?


En bref, c'est un film loin d'être bon. Un format court-métrage aurait été plus adapté (avec pourquoi pas, le film entièrement tourné avec la Go-Pro?). Et je ne parlerais pas de la mouette... c'est trop pour moi...