lundi 27 juin 2016

Le Monde de Dory



Il y a 13 ans, nous découvrions un petit poisson bleu drôle et amnésique. Il accompagnait un poisson-clown qui partait chercher son fils. « Bonjour, je m’appelle Dory ! ». C’est donc le retour dans les salles obscurs de notre amnésique préférée, et c’est un retour plutôt réussi !

Dory, le poisson chirurgien bleu amnésique, retrouve ses amis Nemo et Marin. Tous trois se lancent à la recherche du passé de Dory. Pourra-t-elle retrouver ses souvenirs ? Qui sont ses parents ? Et où a-t-elle bien pu apprendre à parler la langue des baleines ?



Il faut savoir que je n’ai pas beaucoup aimé Le Monde de Nemo quand je l’ai vu. A la base, je ne suis pas une grande fan des films de poissons, mais j’ai décidé de laisser sa chance à Dory étant donné que c’était le personnage que j’avais le plus aimé. Je l’avais trouvé attachante avec son petit côté fofolle. Et j’ai été ravie de la retrouver. On plonge directement dans son passé (une petite dory toute mignonne avec ses parents) et au fur et à mesure de l’histoire, on découvre qu’elle est née à l’Institut de Biologie Marine en Californie. Elle pense, suite à un flash, que ses parents se trouvent encore là-bas et entraine Marin et Nemo dans la danse ! C’est une belle épopée et au-delà de la volonté de Dory de retrouver sa famille, le film est un message sur le handicap. Il montre que ceux qui souffrent d’un handicap peuvent quand même se débrouiller seuls, et avoir conscience de leurs forces et de leurs faiblesses. Il montre aussi qu’il faut les laisser apprendre et avoir confiance en eux (à travers la scène finale et le personnage de Marin).

Arrêtons-nous un instant sur les personnages d’ailleurs. Nous connaissions déjà Marin, Nemo et tous ceux croisés dans le premier volet, ici nous rencontrons des lions de mer, une baleine et un bélouga mais aussi (et surtout !) un poulpe : Hank. J’ai eu un vrai coup de cœur pour ce personnage. Il rythme le film et je pense que sans lui, il manquerait quelque chose. Finalement, les parents de Dory ne sont pas si important que ça selon moi. C’est vraiment tous les personnages qui l’aident et qui gravitent autour d’elle qui sont importants.


En résumé, c’est un bon film à voir en famille ou entre amis ! 

jeudi 16 juin 2016

Les Portes d'Athion





Avec les partenariats, j’ai souvent eu l’occasion de découvrir des auteurs et leurs premiers romans. Le dernier en date étant Les Portes d’Athion d’Anne Sophie Kindraich. Je remercie d’ailleurs chaleureusement Livraddict et les éditions Armada pour cet envoi !

Dans le royaume d’Allorie, Selden, jeune esclave de douze ans, sert loyalement ses maîtres et se contente avec philosophie de cette vie simple et humble. Mais lorsqu’il croise la route de puissants Inquisiteurs venus de Calmédra, tout son univers va s’effondrer, et sa vie s’en trouver à jamais bouleversée.
Accusé du meurtre de son maître, poursuivi par les Inquisiteurs et par les Skybocks, monstrueuses créatures dirigées par le Seigneur Sarkor, il va se retrouver bien malgré lui engagé dans la guerre sans merci qui les oppose depuis près d’une décennie. À tort ou à raison, tous pensent qu’il est le seul à pouvoir encore ouvrir les Portes d’Athion, et libérer ainsi le terrible pouvoir qui s’y cache.

Je dois avouer que je n’étais pas vraiment convaincu à la lecture du résumé. J’avais peur de découvrir une énième histoire où un pauvre petit paysan se retrouve d’un coup l’homme le plus puissant du royaume. C’est un thème qui a été vu et revu et qui, au bout d’un moment lasse volontiers le lecteur. Mais j’ai découvert un univers très sombre, extrêmement bien construit et travaillé. Le personnage principal est donc un esclave lorsqu’on le rencontre, mais par un coup du sort, il se retrouve séparé de ses maîtres de toujours et se retrouve dans une taverne. La, il se fait repérer par l’Inquisition et se retrouve emporté malgré lui dans une folle aventure. Il est le dernier héritier d’une lignée en haillons et depuis longtemps privé de sa seigneurie (pardon la référence au seigneur des anneaux, il fallait que je la fasse !). Cet héritage tient en un anneau noir qui permet de commander une Sylve et d’ouvrir les Portes d’Athion qui cache un pouvoir très puissant. Il serait impossible de vous en dire plus sur l’histoire sans vous gâcher la lecture aussi vais-je m’arrêter là. Ce que je peux vous dire d’autre c’est que c’est un peu violent sur les bords (mais ça passe plutôt bien) et surtout c’est non-manichéen. Personne n’est complètement gentil ou méchant (ils sont tous plus vers le côté obscur d’ailleurs) et cela donne une dynamique puissante au livre.

Du côté de personnages, on se rend vite compte que tous auraient pu être les personnages principaux. Il n’y a pas de réelle distinction faite entre Telliden et les autres. Ils ont un rôle à jouer à un moment, ils le font et voilà. En gros, on peut compter une dizaine de personnages qui font avancer l’histoire. Petit coup de cœur pour Sarkor, le grand méchant du livre. Quand on connait la vraie raison de son combat, on ne peut plus le considérer comme quelqu’un de simplement cruel. Et c’est très fort de la part de l’auteur.


Enfin, je conclurai juste sur un petit bémol. La fin est très rapide et j’en suis arrivé à me demander si l’auteur savait vraiment ce qu’elle allait en faire ou non. On est catapultés vers un dénouement qui ne me parait pas à la hauteur du reste du roman et c’est dommage. Mais sinon, ce livre reste une excellente histoire que je vous conseille vivement ! 

jeudi 9 juin 2016

"Vous êtes refusé"




« Vous êtes refusé ». Voilà comment se termine, le 19 mai à 16h et des brouettes, une année commencée le 2 septembre. Une année intense, enrichissante mais aussi difficile et fatigante. Cette année, c’est celle de la préparation de la première année du Master enseignement mais aussi celle de la préparation du CAPES d’Histoire-Géographie. Alors, quesaco que tout cela ? Le master MEEF (dit aussi master enseignement) est le diplôme qui permet d’accéder au métier de prof (oui oui il y a encore des gens qui veulent faire ce métier). Le CAPES, c’est le concours qui permet d’accéder à ce métier. Sans concours, pas de métier.

Cette année, j’avais donc les deux à préparer. Et ce n’était pas une mince affaire. Préparer le master, c’était suivre des cours d’épistémologie de la géographie et d’histoire (en gros la science de la discipline), des cours de science de l’éducation et aussi des cours de didactique. Préparer le CAPES, c’est étudier 6 questions (3 en Géographie et 3 en Histoire). Il faut maitriser sur le bout des doigts toutes ses questions. Cette année les questions d’Histoire étaient :  Le monde romain (70 avant J-C – 73 après J-C) ; Gouverner en Terre d’Islam (XIIe – XVe siècle) et Citoyenneté, République et Démocratie de 1789 à 1899. En géographie nous avons eu droit à Géographie des mers et des océans, La France : Mutations des systèmes productifs et L’Union Indienne. Avouez que ça vous donne envie ! Et toutes les questions étaient particulièrement difficiles ! Des dates, des dates et parfois des thèmes qui ne correspondaient à rien dans les programmes scolaires ! 



Non cet article ne sera pas une pleurnicherie sur le fait que j’ai échoué. Mais un besoin d’écrire ce que j’ai ressenti pendant neuf mois. Il faut savoir que selon la légende, le CAPES d’histoire-géographie est un des plus difficiles. Cette année, il a fallu que je travaille plusieurs matières en plus des six questions. Ce qui a été difficile, ce n’est pas le travail à fournir (bien que je pense ne pas en avoir fait assez), mais la manière dont on a été pris en charge. « Je veux de vous des robots, des machines à travailler. Quand vous êtes fatigués, vous continuez de réviser ; quand vous vous sentez déprimés, vous me faites un plan de dissert ! ». Ce sont mot pour mot ce que les profs nous ont dit. Alors oui, cette année a été enrichissante et j’ai appris plein de choses. Mon stage a été une excellente expérience et ma tutrice a été vraiment adorable (son mail après mon échec au CAPES m’a beaucoup émue). Elle m'a dit que j'avais toutes les qualités pédagogiques et humaines pour être prof et cette simple phrase m'a vraiment remonté le moral.




Mais cette année a été difficile parce que j’ai dû apprendre beaucoup de nouvelles méthodes, des nouvelles notions en peu de temps et j’ai eu du mal à m’y mettre. J’ai un peu vécu cette année comme un échec puisque je dois repasser le M1 et que j’ai vu en gros s’afficher : « Vous êtes refusé », sur la plateforme d’admissibilité.




Mais j’ai décidé malgré tout d’aller de l’avant et de tout reprendre à zéro. Surtout que sur la fin de l’année je m’en suis bien sortie, j’ai fini par comprendre ce qu’on attendait de moi. Alors, je terminerai cet article par un conseil à tous ceux qui veulent se lancer dans les concours de l’enseignement : commencer à travailler dès l’été. Lisez et fichez des manuels. Et surtout, conseil que je vais m’appliquer l’année prochaine, il faut aller à tous les cours et bosser en groupe ! 


Bonne chance à tous ! 

samedi 4 juin 2016

X-men Apocalyspe




Si vous me suivez régulièrement, vous savez que je suis une adepte des films de super-héros en étant une totale néophyte des comics. Les héros que je préfère sont sans aucun doute les X-men (je suis une grande admiratrice de Tornade entre autres). Je suis donc allée voir X-men Apocalypse il y a une semaine, par curiosité et j’ai plutôt passé un bon moment.

Depuis les origines de la civilisation, Apocalypse, le tout premier mutant, a absorbé de nombreux pouvoirs, devenant à la fois immortel et invincible, adoré comme un dieu. Se réveillant après un sommeil de plusieurs milliers d'années et désillusionné par le monde qu'il découvre, il réunit de puissants mutants dont Magneto pour nettoyer l'humanité et régner sur un nouvel ordre. Raven et Professeur X vont joindre leurs forces pour affronter leur plus dangereux ennemi et sauver l'humanité d'une destruction totale.



Histoire de bien nous faire comprendre l’importance du méchant dieu bleu (oui pour moi ce sera le méchant dieu bleu), le film commence en Egypte et nous montre Apocalypse aspirant le pouvoir d’un autre mutant. Mais ses « adorateurs » se rebellent et l’enterre dans la pyramide. Des milliers d’année plus tard, il se réveille et entreprend de reformer une armée (4 mutants pour les 4 cavaliers de l’apocalypse) pour reconquérir le monde. L’histoire m’a bien plu mais elle reste beaucoup trop attendue. Il est bien évident que les X-Men vont battre Apocalypse mais le fond de l’affaire c’est plutôt la guerre sous-jacente entre les mutants et les humains et ce que les différents mutants en pense. Magnéto étant toujours partisan de la guerre tandis que Xavier prône plutôt la non-violence. Et ce sont finalement les événements du film qui enclenche la création définitive des X-Men. Finalement, cet opus des X-Men est un moyen de clore la boucle et de ramener le spectateur à la trilogie d’origine.

Du côté des personnages par contre, c’est là que le bât blesse. La plupart sont sans véritable corps, ont deux-trois lignes de dialogue et c’est tout. Cyclope, Tornade et même Diablo ne sont pas du tout mis en valeur. Ils sont là pour servir à l’histoire et c’est tout. C’en est presque frustrant car ducoup, le spectateur est obligé de se concentrer sur le trio Mystic, Magnéto et Xavier comme dans First Class et dans Days of futur Past donc au bout d’un moment c’est lassant. Et en plus, fondamentalement rien ne change vraiment, il reste campé sur leurs positions. Le seul personnage qui est un peu développé c’est Jean Grey (clin d’œil au phénix du troisième opus) et même là, on s’attend exactement à ce qui va se passer (même si les effets spéciaux rendent la scène très classe).


En résumé, c’est tout de même un bon film, qui a le mérite de ne pas renier les premiers films et qui apportent une bonne conclusion à la saga. Elle pourrait presque s’arrêter là !