mardi 31 mai 2016

Conversations avec mon chat






Dans le cadre d’une opération Masse Critique privilégiée de Babelio, j’ai reçu en service de presse le livre : Conversations avec mon chat d’Eduardo Jauregui. Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions des Presses de la Cité pour cet envoi !

Sara a presque quarante ans et des tas de problèmes... jusqu'au jour où elle rencontre un chat qui parle. Chaque matin, Sara se réveille avec la nausée. Enceinte ? Impossible, cela fait bien trop longtemps que son compagnon ne l'a pas approchée. Surmenée ? Plus probable. D'ailleurs, le matin même où elle doit présenter un dossier important au travail, elle se met à avoir des hallucinations : Sybille, un drôle de chat abyssin, vient frapper à sa fenêtre et lui parle. Et pas pour dire n'importe quoi ! L'animal lui pose des questions étonnamment sensées : est-elle vraiment heureuse ? Qu'attend-elle de la vie ? La psychatnalyse commence !

Tout d’abord, je tiens à préciser que je suis quelqu’un d’assez réfractaire a tout ce qui est psychologie, thérapie et autre. Donc, j’étais assez sceptique au démarrage de ma lecture, mais finalement, malgré quelques couacs, ce fut plutôt une bonne lecture. L’histoire est celle de Sara, jeune femme qui découvre après deux ans que toute sa vie vole en éclats : son mari la trompe, son père et son frère ont des problèmes… A ce moment-là, Sybille, une petite chatte entre dans sa vie et lui fait redécouvrir la vie. Elle lui apprend à positiver en quelque sorte, à lui faire redécouvrir les plaisirs simples de la vie. Pourquoi pas. Mais ce qui m’a gênée, (c’est ce que je reproche aux thérapies d’ailleurs), c’est la concentration uniquement sur le soi. Qu’est-ce que JE ressens, qu’est-ce que JE veux vraiment… et cela entraine une tendance à oublier que l’on a aussi besoin des autres et une tendance à tomber dans l’égocentrisme.

Le deuxième point qui m’a énervé c’est le couplet sur le végétarisme. Alors… je sens que je ne vais pas me faire beaucoup d’amis à aborder ce sujet mais tant pis. Oui, je trouve horrible la manière dont sont traités les animaux dans les batteries ou les abattoirs mais je tiens à rappeler que l’homme est un animal omnivore, il a besoin de viande pour survivre ! Dans le livre, Sybille enseigne a Sara à ne plus manger de viande et elle accepte sans souci. D’abord, je ne pense pas que la transition puisse se faire aussi rapidement et de deux j’ai toujours considéré que la nourriture était la meilleure chose qui pouvait remonter le moral. Donc si on veut manger de la viande, on mange de la viande point. Et arrêtez de culpabiliser les mangeurs de viande !

Bien, après ce petit coup de gueule, je vais évoquer un peu les personnages. Sara est vive et émouvante. Je me suis rapidement attaché à elle. Quant à Sybille, elle m’a encore plus donné envie d’avoir un chat ! La seule chose que j’ai trouvé dommage, c’est que les personnages qui gravitent autour d’elle n’ont pas été assez exploités. Ils restent trop en arrière-plan alors qu’ils auraient largement pu prendre plus d’importance.


En résumé, c’est un bon livre, assez sympathique mais je ne suis toujours pas convaincu des bienfaits de la thérapie ! 

vendredi 27 mai 2016

Big Eyes




Je crois que je n’ai jamais regardé autant de films en aussi peu de temps. Le temps libre c’est bien quand même ! Hier j’ai donc vu Big Eyes, le film de Tim Burton, dans le cadre du Watching Challenge de Senscritique. La consigne était : un film dont un musicien que tu aimes participe à la BO, en l’occurrence Danny Elfman ! Le musicien fétiche de Tim Burton.

BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme.




Il ne faut pas regarder ce film et s’attendre à un film de Tim Burton comme on a eu Edward aux mains d’argent ou Les Noces Funèbres. Burton signe ici une biographie classique, bien loin de son univers habituel. Finalement, il s’en sort plutôt bien et les moments où il se rapproche de son univers sont ceux qui sonnent le plus faux dans le film. Ne regardez pas ce film parce que vous êtes fans de l’univers burtonien, vous serez déçu.

L’histoire est bien tournée. Margaret décide de quitter son premier mari et part avec sa fille et ses toiles sous le bras. Elle rencontre Walter Keane, un pseudo-artiste raté. Etant une femme seule, avec un enfant à charge et pour ne pas en perdre la garde elle n’a d’autre choix que d’épouser Keane. Ce dernier veut plus que tout obtenir le succès, mais ce sont les tableaux de sa femme, les BIG EYES, qui ont le plus de succès. Se monte alors, une arnaque magistrale. Keane s’approprie les tableaux de sa femme. J’ai trouvé le début de l’histoire très rapide, trop parfois. 
J’ai trouvé un peu dommage qu’on ne sache pas plus d’où vient l’inspiration de Margaret, pourquoi elle décide si soudainement de laisser les droits puis tout aussi soudainement de se battre pour les récupérer. Il reste quelques zones d’ombre et c’est embêtant. 

Du côté des personnages, Burton s’attarde beaucoup sur Margaret (j’ai trouvé Amy Adams très bien dans le rôle d’ailleurs), et délaisse les autres. On ne voit que le côté beau parleur ou psychopathe de Keane, j’aurais aimé que l’acteur exploite un peu plus le côté honteux de ne pas avoir réussi dans le domaine artistique ou l’aspect envieux de Keane par rapport au talent de sa femme. Enfin, la fille de Margaret est complétement mise à l’écart et c’est dommage, elle aurait pu avoir un rôle plus soutenu.


En résumé, c’est un bon film, une biographie intéressante qui donne envie de s’intéresser un peu plus à l’histoire de la peintre. 

mercredi 25 mai 2016

Mr Holmes




Avant de commencer cette chronique je me dois de vous dire qu’il est possible que je ne sois pas totalement objective. Je suis une très grande admiratrice du personnage de Sherlock Holmes et de l’œuvre de Conan Doyle et je suis donc allée voir Mr Holmes avec un apriori très positif. Et j’ai plutôt bien aimé.  

En 1947, Sherlock Holmes, âgé de 93 ans, vit une paisible retraite dans le Sussex, en compagnie de sa gouvernante MmeMunro et du fils de cette dernière, Roger, avec qui il partage son passe-temps pour l'apiculture. Toutefois, une affaire remontant à 35 ans le hante encore et toujours. Mais son légendaire pouvoir de déduction n'est plus intact et Watson n'est plus là pour l'aider. Le célèbre détective va cependant devoir mener à bien l'une des enquêtes les plus importantes de sa carrière.



Tout d’abord, il faut que je vous parle du jeu d’acteur. Si la gouvernante et son fils (et tous les autres personnages d’ailleurs) sont un peu fades, Ian Mc Kellen est magistral. Il campe un Sherlock Holmes vieillissant mais attachant. On le sent rongé par d’anciennes histoires, d’anciens client mais aussi par lui-même et pas sa peur de décliner. Ian Mc Kellen nous offre une performance émouvante. Il ne joue pas Sherlock, il est Sherlock. J’ai été complètement prise dans le film juste grâce à lui.

Passons maintenant à l’histoire. Je dois avouer qu’en sortant de la salle, je ne savais pas trop quel sujet était le plus et le mieux traité par le réalisateur. D’un côté, il nous offre la dégénérescence du grand détective. Il perd la mémoire et cherche par tous les moyens à la recouvrer. Pour cela, il utilise tous les moyens possibles, quitte à partir au Japon y chercher un arbre connu pour ses vertus curatives. Cet aspect de l’histoire nous montre que même nos plus grands héros peuvent vieillir…
Ensuite, le réalisateur exploite la dernière enquête de Sherlock, qu’il considère comme son plus grand échec. Il s’en veut de ne pas avoir sauvé sa dernière cliente, de ne pas avoir accepté de vivre sa solitude avec quelqu’un d’autre. Ce volet du film m’a amené à l’interprétation suivante : Sherlock reste le personnage égoïste et sociopathe que l’on connait et bien qu’il soit entouré (Watson, Mycroft, Mme Hudson…), il n’en est pas moins seul. Bien qu’il soit excellent pour connaître tous les détails de la vie des gens, il n’est pas capable de s’intéresser à leurs sentiments et c’est cet aspect de sa personnalité qui est accentué dans le film.
Enfin, le dernier point de l’histoire concerne la relation qui se développe entre Sherlock et Roger, le fils de sa gouvernante. Je n’ai pas réussi à savoir si c’était une relation de grand père à petits fils ou de mentor à apprenti. Il lui apprend un certain nombre de chose tout en se rapprochant vraiment de lui par des cadeaux, l’autorisation de lire son histoire. Et je suis un peu resté sur ma faim concernant cette relation.


En résumé, c’est un bon film, touchant qui selon moi, apporte une belle fin au personnage de Conan Doyle. 

(Film vu aussi dans le cadre de mon Watchng Challenge : Le 5e film de la page 2 de tes envies SensCritique !)

Swap Mythologies

Il y a quelque temps (à peu près deux mois), j’ai fait un échange de colis avec une personne rencontrée sur le site Livraddict. Petit historique de la chose…

Livraddict est un site communautaire où l’on peut partager son amour des livres, poster nos chroniques, faire nos piles à lire et nos listes de souhaits mais aussi rencontrer des gens et papoter sur un forum. Sur ce forum, sont organisés ce qu’on appelle des swaps. Ce sont des échanges de colis autour d’un thème précis entre deux personnes. Soit cet échange est fait par binôme soit par la forme suivante : A envoie à B qui envoie à C… Personnellement, c’était mon 5e swap et je les ai toujours faits en binôme. Voilà pour la petite explication.  



Cette fois-ci, j’ai été particulièrement attiré par le swap sur le thème de la mythologie. Avec ma binôme (Tête de litote sur le site), nous avons toutes les deux choisies les mythologies multiples. Pour ce qui est de son colis, je me suis plus centrée sur la mythologie nordique (étant donné que j’avais cru comprendre que c’est un sujet qui l’intéresse beaucoup).



Moi je lui avais envoyé une petite liste où je lui donnais quelques pistes sur la mythologie égyptienne, la mythologie celtique et la mythologie nordique également. Et elle a tout respecté à la lettre car j’ai eu un ouvrage traitant de chacune d’elle, des marques pages et surprises venant tout droit du Musée du Louvre, et des bonbons en provenance direct de Norvége ! Elle m’a aussi offert un peu de thé et une figurine Pop du dieu Loki (non je ne suis pas une fan du tout, c’est pas vrai !)






C’est tout pour ce bel échange ! J’espère en refaire d’autres dès que l’occasion se présentera. Si vous souhaitez vous lancer, je ne peux que vous conseillez une chose. Respectez bien votre binôme. Mettez-vous d’accord sur le budget total du colis, sur le nombre de livres ou de surprises comme ça vous aurez des colis équivalents et tout le monde sera content ! 

mercredi 11 mai 2016

De la Matheysine à Ljubljana



Un beau jour, alors que j’étais assise à mon bureau (en train de travailler comme l’étudiante novice que j’étais à l’époque), mon téléphone s’est mis à sonner. Au bout du fil, une voix de femme qui me demande de confirmer mon identité, de lui confirmer que je suis bien membre de l’école du jeune spectateur, session cinéma à La Mure… A tout cela, je réponds par l’affirmative, et voilà ce qu’elle me propose :
-          « Je fais partie du collectif Passeur d’images et tous les deux ans nous organisons le YEFF (Young European Film Festival), qui permet à des jeunes ayant pratiqué les métiers du cinéma de venir présenter leurs films et d’en réaliser d’autres avec d’autres jeunes réalisateurs issus de différents pays d’Europe. Cette année, ce festival a lieu en Slovénie, à Ljubljana et il nous reste une place, tu es intéressé ?
-          … »
Vous pouvez imaginer sans problème l’énorme branle-bas de combat qu’il y a eu dans ma tête. On venait tout juste de me proposer 11 jours tous frais payés dans la capitale slovène pour présenter le film réalisé en atelier et en produire un autre avec d’autres jeunes. Après une brève hésitation, j’ai dit oui, et me voilà parti pour Ljubljana !


Première fois pour moi que je montais dans un avion… panique ! Le décollage qui m’écrase au siège et l’atterrissage qui fait faire des loopings à mon estomac… c’était super… 




Mais une fois l’installation faite, c’est parti pour un dépaysement total ! Première balade dans Ljubljana et sa chaleur, première glace et premiers achats.




Le lendemain c’est la réunion de présentation. Catastrophe ! Tout est en anglais et me voilà obligée d’ouvrir grand mes oreilles pour tenter de saisir le programme du séjour. Bon, j’arrive à comprendre que les 4 premiers jours sont réservés aux rencontres inter-jeunes et à des ateliers pour mieux se connaitre. Le soir, c’est la projection des différents films. Jusque-là, tout va bien. Ça se corse, au moment où j’apprends que l’on doit se mettre par groupe de 2 ou 3 et profiter du reste du séjour pour réaliser notre premier film et le monter… seuls. Et le défi est relevé !

Venant de La Mure, j’ai présenté le film autour du compositeur Olivier Messiaen que l’on avait réalisé avec mes camarades dans le cadre de notre stage de réalisation avec Samuel Aubin. Alors… allez expliquer, EN ANGLAIS, que c’est un compositeur qui s’inspire du chant des oiseaux pour écrire et qu’il voyait des couleurs en sur la nature en écoutant ses musiques. J’ai vraiment dû passer pour une folle. Mais je m’en suis bien tirée !  

Avant de commencer les recherches de script et autres, une petite journée visite a été organisée par le centre où nous logions. C’est parti pour une balade autour d’un lac et une après-midi au frais dans les grottes. Compte tenu de la chaleur (oui je m’en rappelle encore cinq ans après), on a beaucoup apprécié l’ombre et la fraîcheur !




Puis arrivèrent les choses sérieuses. Me voici en binôme avec la Belgique ! Nous avons décidé, après avoir consulté les connaisseurs de la ville, de réaliser un documentaire sur l’unique restaurant africain de la ville de Ljubljana ! Et finalement, nous avons réussi à réaliser et à monter Chicken Mango que vous pouvez voir ici !





Ce séjour a vraiment été une bonne expérience ! J’aurais adoré pouvoir le refaire mais hélas, il faut laisser la place aux jeunes !

En vrac les petits moments qui ont fait de ce voyage une véritable aventure :
-          Les cuisinières qui ont fait une fournée de croissants le 14 juillet (réservés au français s’il vous plait !)
-          La carte Sim du téléphone qui se bloque 3 jours avant le retour et le portable inutilisable
-          Les squatteurs bourrés, invités par ma compagne de chambre, à rester pour la nuit… oui ça j’avais moyennement apprécié…
-          La course au retour pour revenir de l’aéroport et chopper le TGV Gare de Lyon

-          Les rencontres avec l’Europe entière et de beaux souvenirs plein la tête ! 



mercredi 4 mai 2016

Indiana Jones : les aventuriers de l'arche perdue




Depuis quelques mois maintenant, je suis inscrite sur le site SensCritique. Convaincue par mon meilleur ami, je me suis lancé dans le Watching challenge pour l’année 2016 (vous pouvez retrouver ma liste ici). Il s’agit de voir 51 films dans l’année, que je ne connais pas et qui répondent à certains critères. Et c’est hier (enfin), que j’ai attaqué le challenger avec le 7e film : un blockbuster. C’est avec Indiana Jones, les aventuriers de l’arche perdue que débute ce challenge.

Oui, je sais que c’est une honte de n’avoir jamais vu cette saga, mais plusieurs causes ont entraîné ce retard. Je voulais attendre de les avoir en bonne qualité et en coffret DVD. Maintenant, c’est chose faite et je vous livre ici mon avis.




1936. Parti à la recherche d'une idole sacrée en pleine jungle péruvienne, l'aventurier Indiana Jones échappe de justesse à une embuscade tendue par son plus coriace adversaire : le Français René Belloq.
Revenu à la vie civile à son poste de professeur universitaire d'archéologie, il est mandaté par les services secrets et par son ami Marcus Brody, conservateur du National Museum de Washington, pour mettre la main sur le Médaillon de Râ, en possession de son ancienne amante Marion Ravenwood.  Cet artefact égyptien serait en effet un premier pas sur le chemin de l'Arche d'Alliance. Une pièce historique aux pouvoirs inimaginables dont Hitler cherche à s'emparer..

Alors… il est difficile de donner son avis sur un film aussi culte parce que je suis sure de me faire huer ou taper quoi que je dise, donc je vais en prendre mon partie et être la plus honnête possible. L’histoire est somme toute classique… Un aventurier à la recherche de pièces rares pour le compte d’un musée, qui se retrouve face au plus gros coup de sa vie. Bon, pourquoi pas. Le récit est plaisant et j’ai passé un bon moment malgré les méchants évidents et les événements que l’on voit venir à des kilomètres. La seule chose qui m’a déplu, c’est la longueur de la fin. Indiana Jones et les méchants jouent trop à « l’arche est à moi, non à moi, non à moi » et au bout d’un moment c’est un peu lassant. Mais sinon, l’histoire m’a bien plu.

Du côté des personnages (au-delà des clichés… c’est un vieux film donc je ne m’attarderai pas là-dessus), j’ai eu un peu du mal avec le personnage féminin. A part être l’élément en détresse du film et passer son temps à boire ou à hurler, je ne lui ai pas trouvé d’utilisé particulière. Les méchants évidents sont tout de même bien amenés mais j’ai trouvé dommage qu’ils ne soient pas plus utilisés, il y avait une bonne matière pourtant. Je m’arrêterai dans un dernier point sur le personnage d’Indiana Jones. Je comprends pourquoi il est aussi connu et pourquoi il fait autant rêver. Il se sort de toutes les situations, il est courageux, bel homme (oui c’est le minimum qu’on demande à Harrison Ford), mais j’ai été un peu déçu. Je pensais qu’il allait quand même être plus mis en valeur par des dialogues par exemple. A voir ce que ça donne dans les autres films, j’espère que le personnage aura plus de profondeur.

Pour terminer, un petit mot sur la technique. Je réitère, c’est un vieux film donc je ne critiquerai pas, je donnerais juste en vrac quelques éléments qui m’ont fait rire : les combats chorégraphiés (surtout celui de la fin contre la grosse brute), les fonds verts (aarg) et les effets spéciaux (les dégâts de l’arche sur les corps… beurk…).


En résumé, c’est un film que j’ai bien apprécié et je verrais les autres films avec plaisir (sous l’étroite surveillance de mon copain qui a failli faire une apoplexie quand il a appris que je ne les avais jamais vu…). 

La dernière lettre de son amant



Il y a des auteurs avec lesquels on a des relations étranges. C’est un peu du « je t’aime, moi non plus ». C’est ce type de relation que j’ai avec l’univers de Jojo Moyes. J’avais commencé ma découverte de l’auteur par Jamais deux sans toi que j’avais beaucoup aimé et j’avais poursuivi avec Avant toi que je n’avais pas du tout aimé (contrairement à la majorité des blogueurs). Et avec La dernière lettre de son amant, c’est un plaisir de se replonger dans ces écrits.
Deux époques, deux destins de femmes. Jennifer vit dans une cage dorée sur la Riviera pendant les années 1960. Depuis son accident de voiture, elle a perdu la mémoire... jusqu'au jour où cette femme mariée redécouvre les lettres de son amant. Quarante ans plus tard, Ellie retrouve cette correspondance amoureuse. Au fil de son enquête, la jeune femme va reconsidérer sa conception de l'amour et surtout son histoire avec un homme marié. La dernière lettre changera leur vie à jamais.
Pour commencer, je dirais quelques mots sur l’histoire. Pendant toute ma lecture, le parallèle entre les années 1960 et les années 2000 m’a rappelé un film que j’ai vu il y a longtemps (et impossible de me rappeler du titre ! ). J’aime beaucoup ces récits qui mêlent présent et passé. Par contre, à la lecture du résumé, je pensais vraiment que j’allais découvrir un chapitre dans les années 1960 suivi d’un chapitre dans les années 2000 et ainsi de suite, c’est pour ça que j’ai été très surprise de découvrir deux gros « morceaux » chacun situés dans une époque précise. Je trouve que les deux époques sont bien maniées par l’auteur, on ne se perd pas même quand les flash-backs sont plus présents et le moindre petit élément permet de comprendre où l’on en est. Et que de rebondissements ! J’ai été surprise de chapitre en chapitre jusqu’à la grande révélation finale.
Concernant les personnages, j’ai beaucoup aimé la manière dont Jojo Moyes les a décrits. Ils ont tous leurs faiblesses et leurs forces. Les deux personnages principaux à savoir Jennifer et Ellie se ressemblent énormément. Je pense que c’est complètement voulu, mais ça marche. Elles ont les mêmes aspirations mais n’ont pas les mêmes moyens d’y parvenir. L’une est coincé dans les conventions de son époque tandis que l’autre est coincé dans ses propres sentiments. Finalement, à la fin du roman c’est peut-être Jennifer qui s’en sort le mieux. Par contre, j’ai eu un peu plus de mal avec les personnages masculins. Dans ce genre de livre, ils sont souvent stéréotypés et ce roman n’échappe pas à la règle. D’un côté on a des maris volages mais voulant conservé leurs conforts et leurs réputations et de l’autre, des amants attentionnés qui attendent gentiment leur tour. Je sais bien qu’une romance est censé bien se terminer mais pour une fois, changer les choses serait bénéfique !   

En résumé, c’est un roman, sympathique qui fait passer un bon moment et que je trouve bien au-dessus d’Avant toi ! 

dimanche 1 mai 2016

Captain America : Civil War


La sortie d’un film Marvel c’est toujours un événement. Un événement mondial. Et tout le battage médiatique autour de Captain America Civil War n’a pas fait exception à la règle. Dès la première diffusion des images du film nous avons été invité à choisir notre camp : Team Cap ou Team Iroman ? Personnellement, je suis dans l’équipe IronMan, tout simplement parce que le personnage de Capitaine America ne trouve pas grâce à mes yeux. Je le trouve suffisant, peu développé et enfermé dans son rôle de défenseur des valeurs de l’Amérique. Je n’ai pas aimé le premier film qui lui était consacré, et je n’ai pas vu le deuxième. Et c’était une erreur de ma part !

Steve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l'humanité. À la suite d'une de leurs interventions qui a causé d'importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision. Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l'équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s'engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d'autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement...



Premièrement, le synopsis est complétement faux ! La discussion sur « se soumettre ou non au gouvernement » ne représente qu’une petite partie du film. Certes, une partie de l’histoire découle de cette décision mais selon moi, ce n’est pas l’essentiel du propos. Le film pose la question de la loyauté et jusqu’où quelqu’un est prêt à aller pour cette loyauté. Au final, au nom de celle-ci, Steve Rogers décide d’aider son vieil ami contre certains de ses coéquipiers. Chacun décide alors de former son équipe. Et cela donne lieu à un combat épique dans l’aéroport vers les ¾ du film. C’est le moment où j’ai le plus accroché, chaque personnage apportant son petit truc. Mais on sent que ça ne fait plaisir à personne de se battre les uns contre les autres. Au final, tout le film tourne autour du « je t’aime, moi non plus » pour se terminer sur la victoire du méchant. Oui, pour moi c’est le méchant qui a gagné. Mais l’espoir incarné par les Avengers est toujours présent et pour le coup, c’est Capitaine America qui en est le plus digne.

Du côté des personnages, j’ai eu quelques soucis de compréhension concernant la relation de Steve Rogers avec le soldat de l’hiver (puisque je n’ai pas vu le film concernant ce personnage) et j’ai été un peu gênée tout au long de la séance. Mais mention spéciale à Spider-Man ! Je craignais un peu son arrivée (adolescent gringalet au milieu des adultes) mais il apporte un côté frais et la dose d’humour qui manquait. Ce que j’ai apprécié aussi, c’est que tous les personnages sont mis en valeur à un moment ou à un autre à la différence des films Avengers (où c’est surtout IronMan et Capitaine America qui mène la danse).

Enfin, je terminerais cet avis avec un petit mot sur la technique. La caméra qui bouge pour les scènes d’action… s’il vous plaît stop ! Elle donne le mal de mer et rend la scène quasiment illisible. Je sais que le but est d’emmener le spectateur au plus près de la scène d’action mais c’est raté car c’est mal dosé. Et puis les noms des villes écrits en gros en blanc sur l’écran… C’est possible de les mettre en tout petit dans le coin vous savez…


En résumé, c’est un bon film de super héros malgré quelques détails qui m’ont déplu. J’ai passé un bon moment mais il y a certains points à retravailler pour atteindre la quasi-perfection.