mardi 26 avril 2016

La captive des hommes de bronze




Pour la troisième fois consécutive, je suis allée à la Japan Touch (Haru cette fois ci ; plus petite que celle de novembre). Et qu’elle ne fut pas ma surprise, suivi de près par une impatience grandissante de revoir en salon Valérie Simon et de pouvoir acheter son nouvel ouvrage : La captive des hommes de bronze. Bon, je dois avouer que j’ai fait un peu ma fangirl, à tourner pendant un moment sur l’espace de dédicace en espérant avoir le privilège d’être la première dédicace du jour (et je me suis fait coiffer au poteau snif snif).

Sur la planète sauvage de Mysteria, Jim, 10 ans, et Jessica sont les seuls survivants du massacre qui a vu périr leurs parents, des pionniers à la tête d’une ferme, et leur petit frère. Ils sont kidnappés par leurs agresseurs, de mystérieux primitifs à la peau couleur de bronze, les De-Shirs. Alors qu’ils sont emmenés vers les lointaines montagnes du Sardan, Jim s’échappe mais est contraint d’abandonner sa petite sœur, âgée de 3 ans.
Des années plus tard, devenu médecin sur Terre, persuadé que Jessica est encore en vie, il retourne sur Mysteria pour tenter de la retrouver.

Concernant l’histoire, j’ai volontairement coupé une partie du résumé pour préserver un peu la surprise du livre. Valérie Simon manie toujours aussi bien les mots et les ambiances. L’histoire est donc celle de Jim, qui traumatisé par ce qu’il a vécu dans son enfance veut absolument retrouver sa sœur. Le récit m’a fait l’effet d’un bon roman d’aventures (type Jules Verne) sur fond de science-fiction. J’ai apprécié de suivre Jim dans sa quête et d’apprendre à le connaître. En effet, le choix qui a été fait de bien développer l’événement de l’assassinat et du kidnapping permet de rentrer pleinement dans l’histoire. Cela évite aussi les flash-backs, qui parfois embrouille le lecteur. Par contre, j’ai fini le livre horriblement frustrée… non les cliffanghers ça ne se fait pas ! C’est méchant, snif snif !

Du côté des personnages, tous m’ont beaucoup plus, malgré la petite frustration de ne pas en savoir plus sur Jessica et sur sa vie après le kidnapping. L’histoire se concentre sur Jim et personnellement, j’ai presque ressenti en même temps que lui tous ses remords, ses regrets, ses incertitudes. On s’attache à lui et à sa quête presque impossible. Son guide, lui, m’a fait beaucoup rire. On retrouve un côté un peu brute mais tout en voyant se dessiner le profil d’un ami fidèle. Je pense que c’est un trait commun à beaucoup d’aventuriers, mais Valérie Simon arrive à lui donner un petit truc qui le différencie (à mes yeux en tout cas).

Enfin, le gros point positif (et ce qui fait que ce roman est un coup de cœur), c’est l’univers. Oh la la ! Mais cette planète ! C’est tout simplement génial. Toute la planète est un énorme monstre qui ne pense qu’à manger l’être qui y pose le pied. La faune et la flore sont très riches et on a vraiment envie de se retrouver face à une des créatures de Valérie Simon (ah si je savais dessiner…). Et puis la construction de la société humaine sur cette univers hostile correspond tout à fait à ce qu’on retrouve dans certains romans de SF.


En résumé, ce roman est pour moi un récit d’aventuro – sciencefictionnesque (oui j’aime les néologismes). Et si Coup d’Etat ou la série Arkem serait parfait en séries ou films, celui-ci serait magique adapté en BD ! Et vivement le deuxième tome ! 

lundi 25 avril 2016

Le nœud de la sorcière



Parfois, le dernier tome d’une trilogie est le plus attendu. J’ai patienté un bon moment avant de pouvoir lire le nœud de la sorcière, le troisième tome du livre perdu des sortilèges. Trop longtemps peut-être. J’ai lu le deuxième tout de suite à sa sortie en poche et après j’ai attendu, attendu… Résultat, à la lecture des premières pages du troisième, j’ai eu beaucoup de mal à re-rentrer dans l’univers et cela m’a gêné tout au long de ma lecture.

Diana Bishop et Matthew Clairmont reviennent dans le présent pour affronter d’anciens ennemis et de nouveaux dangers. Dans le domaine ancestral des Clairmont à Sept-Tours, la sorcière et le vampire vont retrouver presque tous les protagonistes du Livre perdu des sortilèges – à une exception près. Une terrible menace pèse sur leur avenir, et elle ne se dissipera que s’ils parviennent à récupérer les pages manquantes de l’Ashmole 782. Mais ils ne sont pas les seuls engagés dans cette quête et le temps presse, car la grossesse de Diana arrive à son terme. Des vieux châteaux en laboratoires universitaires, s’appuyant sur des savoirs séculaires aussi bien que sur les sciences modernes, depuis les collines de l’Auvergne jusqu’aux palais vénitiens, Diana et Matthew, décidés à protéger leur amour défendu coûte que coûte, finiront par découvrir le secret extraordinaire que les sorcières ont percé voilà des siècles et des siècles.

Une fois n’est pas coutume, commençons par les personnages. Diana et Matthew sont toujours égaux à eux-mêmes. Mais cette fois-ci, les deux amoureux m’ont prodigieusement énervé. Je les ai trouvés beaucoup trop niais et co-dépendants. Même si l’arc principal de l’histoire nécessite cette présence et ce besoin de l’un de l’autre, c’est vraiment lourd et énervant. Par contre, d’autres personnages ont trouvé grâce à mes yeux. Phoebe et Miriam, par exemple ; elles sont intelligentes et utiles à l’avancée de l’histoire. D’un côté, on a l’historienne archiviste, et de l’autre la scientifique. Les deux recherches se complètent bien et font avancer le récit.

Du côté de l’histoire, on retrouve les deux personnages principaux tout de suite après leur retour du XVIe siècle. Et le problème est là. J’aurais dû relire le deuxième tome avant car je me suis complètement perdu pendant les cent premières pages. Heureusement, Diana fait régulièrement des allusions à leur séjour et le puzzle se met progressivement en place. Mais d’un autre côté, on découvre d’autre fils de l’histoire et on finit par s’embrouiller. Même le dénouement de l’histoire n’est finalement pas si évident que ça. Et on ne comprend pas tout.

Enfin, le dernier point qui m’a gêné c’est le constant changement de point de vue. Parfois c’est Diana qui parle à la première personne, puis, dans le même chapitre la narration passe à la troisième personne et enfin n suit le point de vue de Matthew. Je me suis vraiment embrouillée entre les différents narrateurs et ma lecture a parfois été gâchée.


En résumé, c’est un tome plutôt décevant et qui conclue moyennement bien la saga. Je m’attendais à mieux.