jeudi 22 décembre 2016

Premier Contact



Depuis quelques années, j'essaie de me mettre un peu à la SF que ce soit par les livres ou par les films. Et lorsque j'ai vu le synopsis de Premier Contact, je me suis dit que j'allais sans doute avoir affaire à de la SF classique mais bien tournée. Mon dieu quelle désillusion...

12 ovnis apparaissent un jour sur Terre. Les gouvernements concernés cherchent à en percer les secrets et à connaître leurs intentions. Aux Etats-Unis, l'armée engage une linguiste et un scientifique pour comprendre enfin d''où viennent et ce que veulent ces visiteurs.



Bien... Hum... Donner mon avis sur ce film va s'avérer un peu compliqué. Commençons par évoquer l'histoire... Ah j'oubliais, il n'y en a pas une mais trois emmêlés ! D'une part, on a l'arrivée des ovnis et tout ce qui en découle : la peur de l'inconnu, la tension palpable chez tout le monde, l'arrivée du conflit... D'autre part, on a l'histoire de Louise Banks et de sa petite fille. Et enfin je pense qu'on peut y greffer une troisième histoire , celle de Louise et de Ian. Ce film s'emmêle les pinceaux et le réalisateur peine à choisir entre tout ces thèmes. La science-fiction finit par être laissé à l'abandon au profit du drame psychologique et c'est une catastrophe ! Il y avait tellement matière à faire un bon voire un excellent film de SF. Mais non, il faut absolument se concentrer sur une personnage non intéressant pour augmenter la tension dramatique... Pourtant la technique était maîtrisée. Les aliens ont un design qui fonctionne, les vaisseaux sont bien trouvés et les scènes à l'intérieur des ovnis parfaites ! Et cela est d'autant plus rageant que les moyens techniques étaient fabuleux pour en faire un film de SF.

Concernant les personnages, l'écriture est navrante... J'ai trouvé qu'ils n'avaient pas d'existence propre. Ils sont là pour répondre à leur mission et c'est tout. La tentative de donner un côté plus vivant et plus dramatique à Amy Adams est un échec car finalement, ça m'a plus énervé qu'autre chose. D'ailleurs, elle fait toujours la même tête et son jeu laisse à désirer... Le rôle de Jéremy Renner n'est pas plus concluant. Quand aux autres, ils sont insignifiants et n'ont pas de corps...Tout aurait pu être mieux écrit. Dans une optique de film de SF ! Oui j'insiste !


En résumé, c'est un film qui ne sait pas où il va... J'ai été très déçue d'autant plus que je connaissais déjà le travail de Villeneuve grâce à l'excellent Incendies. Et oui, maîtriser la SF n'est pas donné à tout le monde...

Vaiana, la légende du bout du monde



Tous les ans, Disney nous offre le dessin animé de Noël. La reine des neiges ayant fait un carton, il était difficile pour les studios de faire aussi bien. Mais je dois dire que si Vaiana n'arrive pas au niveau de la reine des neiges, c'est un dessin animé qui reste agréable à regarder mais qui pêche par plusieurs aspects.

Vaiana est une jeune fille qui vit sur une île et qui se prépare à devenir la chef de son clan. Mais elle est irrésistiblement attiré par l'océan. Nourrie aux vieilles légendes que lui racontait sa grand-mère, Vaiana décide de partir au delà-du récif pour sauver son peuple de l'obscurité...




La bande annonce de Vaiana ne m'avait pas donné envie plus que ça. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre et j'y suis allée assez perplexe. Finalement, j'ai bien accroché, même si plusieurs petits points m'ont gêné. Tout d'abord, évoquons un peu l'histoire. Elle est basée sur une légende que raconte la grand-mère de Vaiana. Le demi-dieu Maui a volé le cœur de la déesse de la création Téfiti. Depuis l'obscurité se repand et les monstres pullulent. Vaiana décide alors (quasiment sur un coup de tête) de partir retrouver Maui et redonner son cœur à Téfiti. L'histoire est assez simple et marche plutôt bien. Le seul problème c'est que certaines scènes sont soit trop rapides, soit trop longues. De plus, certaines grosses ficelles sont amenés de façon un peu laborieuses. Cependant l'ensemble finit par marcher et on passe un bon moment.

Du côté des personnages, l'écriture laisse un peu à désirer. Vaiana est censée être le personnage principal mais elle reste assez effacée par rapport à Maui ou à sa grand-mère. C'est vraiment dommage car il y avait du potentiel mais j'ai vu en elle une pâle copie de Pocahantas... La grand-mère est, pour moi, une réincarnation de grand-mère feuillage. Ces deux points m'ont bloqués pendant le film. Sinon, j'ai été déçue car d'autres personnages auraient pu être beaucoup plus développés. Maui par exemple, on en sait peu, voir très peu sur lui. Le père et la mère de Vaiana sont eux aussi très effacés. Bref, l'écriture des personnages auraient pu être un peu plus soignée. Surtout concernant le crabe ennemi de Maui (petit clin d'oeil au croque mitaine de l'étrange noël de Mister Jack?).

Enfin, je ferais un point sur les chansons. Et oui qui dit Disney dit chansons ! Pour Vaiana, leur principal problème est leur démarrage. Dans l'ensemble, elles sont plutôt entrainantes et les mélodies sont bonnes. Mais les paroles manquent un peu de travail elles aussi.


En résumé, c'est un bon film familial que je reverrais avec plaisir mais qui aurait nécessité un peu plus d'écriture. 

mardi 20 décembre 2016

Fêter Noël?

Inspi Pics est un rendez-vous mis en place par la Fée Biscotte via le groupe Facebook Inspi Pics. Tous les mois, elle nous propose une photo et il s'agit pour les membres d'écrire un petit texte sur ce qu'elle nous inspire. Ce mois-ci voici la photo qui nous a été proposé !


Je n'ai jamais aimé Noël.... Cette période de joie, de fête, de retrouvailles a toujours été à mes yeux une obligation. Il faut fêter noël en famille, il faut aller manger chez telle ou telle personne. Tout n'est qu'obligation jusqu'au menu du réveillon. Saumon, foie gras sont de mise, les huîtres pour ceux qui aiment, la dinde, la bûche. Tout ceci n'est souvent qu'un sujet de discorde : "Moi je n'aime pas ça, moi je voudrais manger ça..."

Finalement, les fêtes de Noël sont souvent le meilleur moyen de se disputer avec les gens, même avant que les fêtes ne commencent. Cette photo me fait penser à toute cette période où l'on se doit d'être joyeux parce que l'ambiance le veut. 

J'avoue tout de même sans problème que l'ambiance a quand même du bon. Je me laisse parfois porter par la "magie de noël". J'aime beaucoup les décorations lumineuses, faire le sapin et ouvrir le calendrier de l'avent. J'aime aussi faire des cadeaux mais il y a quelque chose dans cette période qui m'empêche d'en profiter pleinement. C'est comme ça, je n'ai pas l'esprit de noël.... en tout cas pas tout le temps. 

Malgré tout, cette photo me rappelle de bons souvenirs. Je me revois avec mes parents décorer le sapin, faire les décorations sur les vitres. Mais je suis à un âge où tout cela n'a plus vraiment d'intérêt pour moi. Je trouve les téléfilms de noël bêtes et ennuyeux, les courses du réveillon m'angoissent et je déteste organiser des soirées pour le 31. Peut-être que ça reviendra un jour...

Articles des autre membres :

Envie de
Les vernis de Sonia
Ptit loup and co
Singbymakingup
La fée biscotte
Some ideas

mardi 22 novembre 2016

Les animaux fantastiques




Quelques jours après ma lecture d'Harry Potter et l'enfant maudit, je me suis replongée dans l'univers d'Harry Potter avec la sortie du film Les Animaux Fantastiques. Je dois avouer que j'étais assez sceptique au point de ne pas vouloir voir les bandes-annonces. Et c'est plutôt une bonne voire une très bonne surprise.

New York, 1926. Le monde des sorciers est au bord du conflit avec les moldus. Dans ce contexte tendu, Norbert Dragonneau arrive aux Etats-Unis avec, dans une valise à l'apparence banale, tout un bestiaire magique. Lorsque, par un concours de circonstances malheureux, certaines de ces créatures s'échappent, Norbert, Jacob, Tina et Queenie s'allient pour retrouver les créatures sans savoir qu'ils vont devoir lutter contre des forces plus obscures.



Commençons tout de suite par le point négatif : l'histoire. Elle est un peu prévisible et parfois creuse. On se demande si l'histoire autour des créatures fantastiques est vraiment la principale où si elle n'est qu'un prétexte à introduire une intrigue plus dense (celle autour de Grindelwald). Même si la fin est attendue, le film reste agréable à suivre. Il est un peu long par moment mais comme la magie est là, on accroche bien.

Du côté des points positifs, nous avons les décors. La valise de Dragonneau est extrêmement bien faite. Les lieux de vie des créatures (et les créatures elles-mêmes) sont magnifiques et très divers. Petit point bonus pour le niffleur ! J'ai été émerveillée, je dois bien l'avouer lors de la scène de découverte par le moldu. On sent tout l'amour que Norbert a envers ses animaux. Autre point positif : les personnages. Bon ce point-là c'est un peu mi-figue mi-raisin. D'un côté, nous avons Norbert et Jacob (le moldu) qui sont deux personnages drôles et attachants, complètement en décalé avec leur environnement. Ils enchaînent bourdes sur bourdes pour le plus grand plaisir du spectateur. Le côté plus négatif, ce sont les deux personnages féminins. L'une est ridicule, l'autre effacée. On a du mal à s'y attacher.

L'univers, par contre, est toujours aussi réussi. On découvre l'organisation magique gouvernementale américaine, et avec elle un autre pan de l'imagination de J.K Rowling. J'aurais bien aimé que ce soit un peu plus développé d'ailleurs... à voir dans les prochains films ! Et mention spécial au caméo final qui m'a fait bondir sur mon fauteuil !


En résumé, c'est un bon film mais j'espère qu'ils ne feront pas de bêtise avec la suite. 

mercredi 16 novembre 2016

Snowden




En 2013, une bombe est lâchée dans les médias. Edwad Snowden, informaticien américain, révèle les détails de plusieurs programmes de surveillance de masse américains et britanniques. Ce faisant, il est inculpé pour espionnage, vol et utilisation illégale de biens gouvernementaux. En 2016, Oliver Stone sort un film sur cette histoire... et je ne m'attendais pas à l'apprécier autant.

Patriote idéaliste et enthousiaste, le jeune Edward Snowden semble réaliser son rêve quand il rejoint les équipes de la CIA puis de la NSA. Il découvre alors au cœur des Services de Renseignements américains l’ampleur insoupçonnée de la cyber-surveillance. Violant la Constitution, soutenue par de grandes entreprises, la NSA collecte des montagnes de données et piste toutes les formes de télécommunications à un niveau planétaire. Choqué par cette intrusion systématique dans nos vies privées, Snowden décide de rassembler des preuves et de tout divulguer. En juin 2013, deux journalistes prennent le risque de le rencontrer dans une chambre d’hôtel à Hong Kong. Une course contre la montre s’engage pour analyser les preuves irréfutables présentées par Snowden avant leur publication --> Bande annonce


Tout d'abord, je tiens à dire que ce film est extrêmement bien construit. On commence dans l'aéroport où Snowden a donné rendez-vous aux journalistes. Puis, à chaque question importante de leur part, on a un flash-back sur l'événement qu'a vécu Snowden. Cet événement et la manière dont il s'est déroulé influe sur la réponse que donne Snowden. Ce que j'ai apprécié, c'est cette construction dynamique qui permet vraiment de suivre l'évolution de pensée du personnage. Cependant, il est plus ou moins montré comme un héros international alors que j'ai eu l'impression en suivant le film, que sa décision a été prise uniquement lorsqu'il découvre que sa petite amie est elle aussi écoutée. Cela m'a semblé bien égoïste de prendre une décision pareil pour raisons personnelles mais bon. On sent quand même une crescendo dans ses prises de position. Tout ceci en fait une histoire bien au-delà du biopic qui m'a beaucoup plu.

Du côté des personnages, je vais me concentrer sur la petite amie d'Edward, sur son supérieur et sur ses collègues. Ils sont beaucoup plus nombreux normalement mais ceux-ci m'ont parus être les plus importants. Snowden rencontre sa petite amie par internet, ils vivent une relation comme les autres avec des hauts et des bas. Elle est plutôt « je m'en foutiste » par rapport à l'importance de l'écoute sur les réseaux sociaux et autre. Elle accepte de suivre son compagnon presque partout où il va. Elle est un peu effacée dans le film et je n'ai pas vraiment réussi à l'analyser. Les collègues de Snowden, eux, sont très intéressants ! On sent qu'ils sont presque à deux doigts eux aussi de devenir des lanceurs d'alertes. On voit la pression qu'ils subissent et on arrive presque à sentir le stress. D'ailleurs, je suis quasiment certaine qu'ils sont au courant de ce que veux faire Edward et que le fait de ne rien dire est une forme de soutien. Enfin, j'évoquerai le mentor : Corbin. Il est désagréable, manipulateur et expert dans l'art de faire semblant de donner le choix comme tous les responsables des services de renseignements. Il est aussi un peu angoissant. Il permet de comprendre l'environnement dans lequel à évolué le personnage principal et sa volonté de tout révéler.


En résumé, c'est un film dont il est difficile d'écrire un avis. Comment juger la vie et les décisions d'une personne ? Mais c'est une histoire d'actualité passionnante porté par des acteurs qui savent ce qu'ils font et par un réalisateur qui sait où il va. 

jeudi 10 novembre 2016

Des pas dans la forêt...



Bonjour, je vous retrouve aujourd 'hui pour une nouvelle participation au rendez-vous Inspi Pics. Ce mois-ci, il s'agit d'une photo de Ben White.



Et si nous prenions le temps de réfléchir. Dans la vie, nous sommes toujours constamment soumis à la routine, au stress, Dès qu'un problème est réglé, un autre pointe le bout de son nez. Et dés que les responsabilités commencent plus personne ne prend le temps de s'asseoir, de dire ouf et de profiter du temps qui passe.

Cette photo m'évoque un besoin de retour à la nature, de quitter quelque temps la vie quotidienne pour mieux y revenir. La forêt a toujours été pour moi un lieu plus calme que les autres. J'ai toujours aimé me promener en forêt, et aussi parfois y écrire.

Cette photo me rappelle aussi une ballade que j'ai fait étant petite avec mon père et mon frère. Nous nous sommes levés très tôt pour aller dans une forêt prés de chez nous. Et là, nous nous sommes retrouvés nez à nez avec une biche et son faon puis avec un lapin et enfin avec un magnifique geai. Ce souvenir reste très important pour moi.

Enfin, le cliché me fait penser à mon frère. Depuis quelques années, il ne part pas en ballade sans un petit carnet pour faire des croquis des paysages qu'il parcourt. Alors l'homme présent sur la photo me rappelle les moments où je l'ai vu dessiner et complètement absorbé dans ses croquis.

Voila pour ce rendez-vous mensuel. Vous retrouverez les autres articles ci dessous :





samedi 5 novembre 2016

Harry Potter et l'enfant maudit





Il existe un univers où l'imagination vous porte bien loin de tout ce que vous pouvez entrevoir. Et pour cause, vous entrez dans celles des autres.... Cet univers se nomme la fanfiction. Le principe est simple. Vous prenez une œuvre que vous avez aimé et vous écrivez dessus. Elle peut être une suite, une réécriture d'un passage et bien d'autres choses encore. Si je vous fais cette petite introduction, c'est pour que vous soyez en mesure de saisir tout mon propos sur Harry Potter et l'enfant maudit.

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il travaille au coeur des secrets du ministère de la Magie. Marié et père de trois enfants, Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, tandis que son fils Albus affronte le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Quand passé et présent s’entremêlent dangereusement, père et fils se retrouvent face à une dure vérité : les ténèbres surviennent parfois des endroits les plus inattendus.

Alors, autant vous prévenir tout de suite, je vais révéler dans cette chronique beaucoup d'éléments de l'intrigue, si vous n'avez pas lu le livre, passez votre chemin. Ce texte est une pièce de théâtre, une manière différente d'appréhender le monde d'Harry Potter. Nous retrouvons nos héros quelques années plus tard et ils doivent faire face au retour des ténèbres qu'ils pensaient avoir vaincu. Procédons par ordre. Albus, le fils d'Harry, se retrouve à Serpentard, il devient très ami avec Scorpius Malfoy lequel est accusé par la rumeur d'être le fils de Voldemort. Oui déjà, on s'embrouille un peu. Ajoutez à ça la présence d'un retourneur de temps, de voyages dans le temps successifs et on obtient un joyeux bazar concocté par Albus et Scorpius. Le but premier étant de faire revenir Cédric Diggory à la vie pour consoler Amos, son père. Bon, jusque là ça pourrait marcher. Et bim, le lecteur découvre une certaine Delphi, qui se prétend être la fille de Voldemort... Ok, là j'abandonne...

L'histoire est plutôt pas mal, bien écrite et intéressante, mais plein de petits éléments en font une fanfiction de qualité certes, mais qui existe uniquement pour ravir les fans en manque de l'univers du petit sorcier. Parmi les éléments qui m'ont posé problèmes, il y a la répartition d'Albus à Serpentard... On s'y attendait dés l'épilogue et d'autres fanfictions s'en sont chargés avant vous, merci. On a ensuite la relation difficile entre Harry et Albus à base de : « Toi au moins tu as un père, moi je n'en ai pas eu.. ». et la grande réconciliation de la fin... pitié... Et alors l'élément majeur qui m'a fait sauter au plafond et qui a plongé, selon moi, la pièce tout droit dans la catégorie fanfic, c'est le personnage de Delphi. Non non et non ! Quand tu veux écrire une suite digne de ce nom (puisque c'est bien comme ça que tu le présente J.K), ON NE FAIT PAS FAIRE UN ENFANT A UN MEC QUE TU PRESENTES COMME ASEXUE PENDANT TOUTE TA SAGA ! Surtout que finalement, le personnage n'a pas plus d’intérêt que ça puisque son but c'est juste de voir son papa et de lui permettre de régner sur le monde sorcier. Et qu'as tu fait de tes héros...On sent que J.K s'en veut d'avoir mis Ron et Hermione ensemble puisque dans tous les univers parallèles qu' Albus et Scorpius traversent, ils ne sont pas ensemble. Mais elle essaye de se justifier avec la petite scène où Ron demande à Hermione de renouveler les vœux de mariage. Désolé, mais chez moi, ça ne passe pas. Quand à Harry, il devient un père dépassé et un homme arrogant qui ne trouve plus grâce à mes yeux.


En résumé, je dirais que mon 5/10 est justifié par : un point pour la nostalgie puisque j'ai grandi avec Harry Potter et cette saga aura toujours une place particulière dans mon cœur de lectrice, deux points pour la trame de l'histoire parce qu'elle est quand même bien ficelée par endroit et deux points pour la qualité d'écriture parce que le livre reste une idée de J.K Rowling et qu'elle sait quand même bien manier son univers. 

dimanche 9 octobre 2016

Miss Peregrine et les enfants particuliers



Je l'attendais au tournant... Comme s'il me devait quelque chose d'important. Comme s'il avait quelque chose à me prouver. Oui, j'attendais Tim Burton au tournant sur Miss Pérégrine et les enfants particuliers et malheureusement, il n'est pas venu au rendez-vous.

À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs … et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre "particularité" peut sauver ses nouveaux amis.



Dieu que c'était laborieux... L'histoire met beaucoup de temps à se mettre en place, la quasi-totalité de la première heure du film constitue la scène d'exposition. On nous présente une intrigue compliquée à base de boucles, d'enfants aux pouvoirs extraordinaires et d'un ado ordinaire sorti de sa Floride natale.

Tachons de démêler un peu tous ces nœuds scénaristiques. Jake est un adolescent plus que normal qui vénère son grand-père. Une nuit, il le retrouve mort derrière chez lui. Pour faire le deuil, il décide d'aller au pensionnat où son grand-père a vécu pour rencontrer cette fameuse Miss Peregrine et ses enfants. Manque de chance, il tombe sur une maison en ruine et à partir de là, l'histoire part un peu dans tous les sens. Jake peut pénétrer dans une boucle à l'intérieur de laquelle vivent ces fameux enfants. Au fur et à mesure, il découvre le danger que courent ses nouveaux camarades et décident de les aider. L'histoire aurait pu avoir un petit quelque chose en plus si elle avait démarré plus vite et si la fin n'avait pas autant été expédiée. Je n'ai pas lu les livres dont est adapté le film, je ne peux donc pas dire si ce sentiment vient de l'histoire en elle-même ou de la manière dont Burton la traite. Mais en tout cas, elle m'a vraiment ennuyé par moment.

Du coté des personnages, c'est un peu la catastrophe. Jake est fade et creux (ajoutons à ça que l'acteur fait toujours la même tête) et les enfants ne sont pas assez développés. On nous les présentent rapidement, en expédiant leur particularité pour certains (coucou Horace) et on se retrouve face à tout une bande de gamins dont on ne sait finalement rien et cela manque cruellement à l'histoire. Pour Miss Peregrine, c'est presque pire ! Elle apparaît à l'écran assez peu finalement et laisse le spectateur sur sa faim. Elle aurait mérité plus de traitement, plus d'explication (mais une bonne fois pour toute, qu'est-ce que c'est que les ombrunes ? Comment, pourquoi, d'où elles viennes?!). Bref, il y a un vide que les quelques scènes amusantes ou angoissantes ne parviennent pas à combler.

Enfin, ce film, c'est Burton qui fait du Burton. On a ses grosses ficelles, ses filtres à outrance pour montrer à quel point la réalité ordinaire est triste et moche ainsi que les quelques moments très glauques qui caractérisent son univers. Oui je sais, c'est facile à dire, quand j'aurais fait ce qu'il a fait...mais il faut regarder les choses en face. Le grand Burton d'Edward aux mains d'argent, des Noces Funèbres ou même de Frankenweenie n'est plus.


En sortant de ce film, je me suis mise à espérer une chose. Que Tim Burton prenne des vacances, des longues vacances. Il faudrait qu'il se remette à écrire ses propres histoires et qu'il revienne à ses premières amours comme l'animation et le court-métrage. Peut être qu'alors, on retrouvera le génie des débuts, le réalisateur aux cheveux fous qui rend la mort si attrayante...

jeudi 29 septembre 2016

Kubo et l'armure magique



C'est la jolie surprise de cette fin d'année. Les studios Laika, a qui nous devons déjà Coraline, nous livre une nouvelle histoire magique avec Kubo et l'armure magique.

Kubo est un être aussi intelligent que généreux, qui gagne chichement sa vie en sa qualité de conteur, dans un village de bord de mer. Cette petite vie tranquille, ainsi que celle de ses compagnons Hosato, Hashi et Kamekichi va être bouleversée quand par erreur il invoque un démon du passé. 



Commençons par le côté technique. J'ai été vraiment impressionnée par le travail fourni par les animateurs. Le film est réalisée en stop motion, c'est à dire que les animateurs bougent les personnages et filment image par image. C'est long mais le résultat est là. Tous les plans où l'on voit Kubo utilisé ses origamis dégagent une certaine forme de magie qui nous permet d'entrer directement dans l'univers. Le design des personnages est lui aussi réussi. J'ai particulièrement aimé celui de Scarabée. Les décors sont bien travaillés, on se retrouve complètement au Japon médiévale. La seule chose que j'ai un peu regretté, c'est l'absence de diversité dans la musique. On retrouve souvent les mêmes mélodies et c'est dommage.

Concernant l'écriture des personnages, petit bémol sur l'utilisation des tantes des Kubo. Elles sont inquiétantes à souhait et un développement plus précis leur aurait donné l'importance qu'elles méritent. Les autres sont attachants (mention spéciale à la petite grand mère du village!). On sent qu'ils ont été travaillés autant en technique qu'en écriture (même si celle-ci est un peu plus faible).

Par contre l'histoire m'a un peu fait grincé des dents. Elle est téléphoné et le retournement final, trop attendu, gâche un peu la beauté du film. Le message est puissant mais racbaché au cours du dernier ¼ d'heure. Malgré ces petits aspects négatifs, le film est agréable à regarder.


En résumé, j'ai quand même vraiment apprécié mon visionnage en grande partie grâce aux prouesses techniques et l'animation des origamis. 

dimanche 25 septembre 2016

Nerve




Jouer comporte des risques... On connaît tous cette petite phrase qui accompagne chaque publicité pour une célèbre marque de jeux d'argent. Dans le film dont je vais vous parler aujourd'hui, elle n'a jamais été aussi vrai...

En participant à NERVE, un jeu qui diffuse en direct sur Internet des défis filmés, Vee et Ian décident de s’associer pour relever des challenges de plus en plus risqués et gagner toujours plus d’argent. Mais bientôt les deux « Joueurs » s’aperçoivent que leurs moindres mouvements sont manipulés par une communauté anonyme de « Voyeurs ». Le jeu vire au cauchemar. Impossible d’arrêter…



Petit point pour commencer. Nerve est une adaptation du roman Addict de Jeanne Ryan. J'ai lu ce livre il y a quelque temps (2 ans pour être précise) et je me rappelais d'un récit intéressant même s'il était assez faible par moment. Le film est plutôt bien adapté voir même meilleur par moment. Vee est montrée beaucoup moins fragile qu'elle ne l'est dans le livre ce qui donne un personnage qui nage un peu entre deux eaux. On ne sait jamais vraiment ce qu'elle ressent (à part lors de la scène de la dispute). Elle s'inscrit au jeu sur un coup de tête, et lorsqu'on lui demande de réaliser des défis de plus en plus difficiles, elle devient capricieuse. J'ai eu un peu de mal avec ce coté ci de sa personnalité. Les autres personnages sont plutôt fades. Ian... il est là pour être beau gosse et faire craquer les Voyeuses, la meilleure amie de Vee est une pimbêche sans cervelle et son meilleur ami, un cliché du garçon qui se désespère d'attirer l'attention de la fille qu'il aime. Enfin bref, s'il n'y avait que les personnages, le film ne volerait pas bien haut.

Heureusement, l'histoire rattrape un peu. Le principe du jeu , voyeur ou joueur fait monter le spectateur en pression jusqu'au dénouement final. Les défis sont de plus en plus malsains et pousse les héros dans leur retranchement bien loin de leur personnalité. Certains se retrouvent vite dépassé. Seulement, si on abandonne, tout ce qui a été acquis est perdu. La majorité de la population est gangrenée par le jeu, si bien qu'à la fin on en arrive à se poser la question suivante : qu'est-ce qui peut bien pousser autant de monde à moutonner au nom d'un jeu. C'est le sens du discours final de Vee (qui est un peu lourd certes).


En résumé, c'est un film qui traite de sujets difficiles (l'aliénation par la technologie, l'argent facile...) mais qui échoue dans la manière de les traiter en grande partie à cause des personnages. Petite anecdote amusante : le nom du salon de tatouage présent dans le film est le titre du livre. 

mercredi 21 septembre 2016

Eternité





Je me suis toujours méfiée des films que tout le monde attend presque comme le messie. Je m'en méfie parce que tout le monde en fait toujours beaucoup trop et on finit par s'attendre à quelque chose d'extraordinaire pour se retrouver face à un film correct. Mais le problème, c'est que notre attente démesurée casse le charme et nous fait finalement peu voir pas aimé le film. C'est ce qui s'est passé avec Éternité.

Quand Valentine se marie à 20 ans avec Jules, nous sommes à la fin du XIXème siècle. À la fin du siècle suivant, une jeune parisienne, l’arrière-petite-fille de Valentine, court sur un pont et termine sa course dans les bras de l’homme qu’elle aime. Entre ces deux moments, des hommes et des femmes se rencontrent, s’aiment, s’étreignent durant un siècle, accomplissant ainsi les destinées amoureuses et établissant une généalogie… une éternité



Une éternité justement... ce film dure une éternité... (oui la blague est un peu facile je l'avoue). Disons qu'une fois que vous avez vu la première demi-heure du film, vous l'avez vu en entier. L'histoire démarre avec Valentine. Elle épouse l'homme qu'elle aime, a des enfants et est heureuse. Et puis, parce que la vie est une sale petite voleuse, elle lui reprend une grande partie de son bonheur à coup de mort, d'entrée au couvent et j'en passe. Sa fille n'aura jamais d'enfants puisqu'elle devient nonne, ses fils ainés meurt à la guerre... Bref, tout ça n'est pas très joyeux ! Mais fort heureusement, l'un de ses fils se marie ! Et là... c'est le drame pour le spectateur. On recommence tout : mariage, enfants, morts...

Ce film aurait pu être un bel hymne à la vie, quelque chose de profond, porteur d'un message puissant. Mais non, on a juste une succession de drames familiaux et qui finissent par nous lasser. Je ne parlerais pas du discours : une femme sans mari et sans enfants ne peut pas être heureuse parce que je risque de m'énerver très vite. Je veux bien que l'époque dont traite le film prête énormément à ce discours. On est à la fin du XIXe donc le rôle des femmes à cette époque, on est d'accord qu'il n'est pas très développé. Mais construire un film que sur cette problématique, le propos devient vite énervant.


Enfin, je conclurai sur le manque de repère temporels. On ne sait jamais en quelle année on est ni à quel moment les enfants sont nés (d'ailleurs si quelqu'un arrive à ressortir tous les prénoms...). C'est difficile pour suivre au mieux la progression du réalisateur. Dommage, c'est un film qui avait un bon potentiel mais qui, à mon sens, n'a pas su trouver son sujet. 

dimanche 11 septembre 2016

Instinct de Survie (The Shallows)




Vous connaissez le principe d'une bande annonce ? Oui, bien évidemment, mais je me permets un petit rappel. Une bande annonce est censé être un aperçu du film, elle est censée nous donner fortement envie d'aller au cinéma. Et parfois, certaines dévoilent tout le film, voir sont meilleures que le film lui même. C'est le ressenti que j'ai eu en sortant d'Instinct de survie !

Nancy surfe en solitaire sur une plage isolée lorsqu’elle est attaquée par un grand requin blanc. Elle se réfugie sur un rocher, hors de portée du squale. Elle a moins de 200 mètres à parcourir à la nage pour être sauvée, mais regagner la terre ferme sera le plus mortel des combats…



Alors...Autant vous prévenir tout de suite, j'ai mis 2/10 à ce film ! Et pourquoi donc ? Je vais vous l'expliquer en plusieurs points.

Premièrement, l'actrice... Oui on sait que Blake Lively est une très belle jeune femme à la plastique impeccable... les plans sur ses fesses, sa poitrine, son ventre plat... Est-ce que tout baser, dans un film, sur le physique de l'actrice a déjà été une bonne idée ? Je ne crois pas. Et tous ces ralentis au moment où elle s'habille pour aller surfer ou lorsqu'elle est dans l'eau... mais s'il vous plaît ! Juste non.

Deuxièmement, à quel moment le requin qui a un énorme cadavre de baleine comme garde manger va décider d'aller boulotter du surfeur ? Je ne suis pas experte en océanographie mais même pour moi, c'est un petit peu gros... Et puis je doute que la morsure d'un requin fasse si peu de dégâts sur une jambe...

Troisièmement, venons en à la blessure et à la lutte contre le requin. Là encore je ne suis pas médecin mais il me semble que quand le pied est dans un état aussi lamentable que celui de Nancy à la fin du film, on le coupe ! Elle le dit elle-même, il commence à être atteint par la gangrène ! Elle ne fait aucune hypothermie, arrive a nager avec une jambe en moins, des mains et des pieds piqués par les coraux. Ce n'est pas une surfeuse c'est une super héroïne ! Ah et je ne mentionnerai pas le fait qu'elle ne mange quasiment rien pendant 2 jours, il y a suffisamment d'incohérence comme ça. La lutte contre le requin est elle tout droit sortie du plus beau des nanards. Mais cette fin, cette fin ! J'en suis resté bouche bée.

Bon, je crache un peu sur le film mais il y a quand même un point positif. Toute la scène du début et le dialogue entre Nancy et Carlos à propose du lieu et de la plage est intéressant. Carlos fait bien comprendre à la jeune fille qu'elle ferai mieux de se concentrer sur le lieu plutôt que sur son téléphone... critique de la place plus que prenante qu'a la technologie dans nos vies aujourd'hui ?


En bref, c'est un film loin d'être bon. Un format court-métrage aurait été plus adapté (avec pourquoi pas, le film entièrement tourné avec la Go-Pro?). Et je ne parlerais pas de la mouette... c'est trop pour moi...

samedi 20 août 2016

L'âge de glace : les lois de l'univers




Puisque mes vacances commencent et que j’ai désormais un peu de temps, direction le cinéma ! Et j’ai commencé ma session rattrapage des films de l’été que je voulais aller voir. Me voici devant le 5e opus de l’âge de glace intitulé : Les lois de l’univers. Bien bien bien…

L’éternelle quête de Scrat pour attraper son insaisissable gland le catapulte dans l’espace, où il déclenche accidentellement une série d’événements cosmiques qui vont transformer et menacer le monde de l’Âge de Glace. Pour survivre, Sid, Manny, Diego et le reste de la bande vont devoir quitter leur foyer et se lancer dans une nouvelle aventure pleine d’humour au cours de laquelle ils vont traverser d’incroyables paysages exotiques et rencontrer des personnages tous plus étonnants les uns que les autres.




Alors, comment dire… Ce film est un joyeux fourre-tout ! On retrouve tous les personnages qui nous ont fait rire et sourire : Sid, Manny et Diego mais tout bâtir sur les personnages ça ne suffit pas ! Je m’explique. Manny est inquiet car sa fille est sur le point de se marier, et tout papa poule qu’il est, il n’a pas envie de la laisser partir. Diego (qui est tenu très à l’écart dans cet opus je trouve) commence à vouloir fonder une famille avec Kira et Sid désespère de trouver le grand amour. Et au milieu de tout ça, une apocalypse (provoquée par Scrat, qui d’autre ?) qui se dessine sous la forme d’un astéroïde. On a plusieurs histoires qui s’emboîtent. Les mammifères veulent échapper à l’apocalypse et sous la direction de Buck vont essayer de tenter de dévier l’astéroïde, Manny veut garder sa fille et Buck est poursuivi par trois dinosaures oiseaux. Bon, au milieu de ce méli-mélo, on va essayer de dégager une trame, un intérêt au film… peine perdue, tout se mélange et on n’arrive pas à suivre au final. Trop d’éléments qui ne sont pas assez mis en valeur.

Du côté des personnages, ils ont énormément perdu depuis le premier film. Ils n’ont plus le mordant des premières histoires ni leur touche d’humour. Sid est devenu lourd, Manny n’a plus qu’un seul centre d’intérêt et Diego est fade… Et j’ai trouvé dommage que les personnages qui arrivent en cours d’histoire n’ont pas le temps de trouver leur place. Ils disparaissent aussi vite qu’ils sont venus.

Petit spoiler : à un moment donné, nos amis arrivent au lieu prévu de l’impact de l’astéroïde et découvrent une communauté appelée Géotopia, basée sur les cristaux tombés du précédent astéroïde. Quel dommage que cet arc de l’histoire ne soit pas plus développé, et même que ce ne soit pas le thème principal ! Il y avait tellement de possibilité, c’est presque du gâchis.


En résumé, c’est un film plus que moyen qui aurait mérité plus de travail sur le scénario. Les seules scènes drôles sont celle de Scrat...Et il est temps pour la licence « Age de Glace » de s’arrêter. 

jeudi 28 juillet 2016

Un jour




Certains livres atterrissent dans les piles à lire sans qu’on sache trop pourquoi. Le livre Un jour, de David Niccholls a dû faire partie des nombreuses razzias que j’ai faite à Emmaus où dans les brocantes. Je ne sais plus trop ce qui m’a attiré, peut être le résumé, mais quoi qu’il en soit, je l’ai lu en une journée, profitant d’un petit séjour chez ma grand-mère.

Dex et Emma se sont connus à l’université. Une nuit ensemble, c’est ce qui leur a suffit pour développer une relation entre amour retenu et amitié très forte (voire trop). La vie passe, ses joies, ses peines et ses rencontres et Dex et Emma se croisent, se disputent, se réconcilient pour finir enfin par se trouver. Mais pour combien de temps ?

Bon… ce livre montre, encore une fois, que personne ne croit à l’amitié entre filles et garçons. Je vous révèle un peu une partie de l’histoire mais elle est nécessaire pour saisir mon propos. Dex et Emma ont couchés ensemble une seule nuit, ni l’un ni l’autre n’ayant envie d’une relation amoureuse stable à leur âge, ils partent chacun de leur côté mais garde une relation épistolaire qui finit par se muer en une amitiée complice. ET BAM ! Il faut que les héros se marient, s’aiment profondément et envisagent de faire un enfant. Et cela gâche complétement les deux personnages et l’histoire. Leur relation était parfaite comme elle était décrite au début. Cette forte amitié, presque une complicité fraternelle est balayée par un pseudo amour de toujours… 

J’ai été franchement déçue des cent dernières pages. Alors oui, je fais partie de ceux qui pensent que l’amitié fille-garçon existe bel et bien ! J’ai trois amis mecs pour le prouver. Même s’il arrive parfois que l’amitié se transforme en autre chose, oui l’amitié sans sous-entendus existe ! Nom d’un chien !

Venons-en maintenant aux personnages. Dans l’ensemble, ils sont plutôt bien écrits. D’un côté, nous avons Dex, une jeune homme issu d’un milieu aisé qui compte bien profiter de sa jeunesse en enchainant filles, soirées et voyages. Puis il se pose en tant qu’animateur télé pour péricliter lorsque la vieillesse le rattrape. De l’autre côté, nous avons Emma qui rêve d’écrire des romans et qui commence par travailler pour subvenir à ses besoins et enfin qui se découvre une vocation pour l’enseignement et qui parviendra finalement à écrire quelques ouvrages. Tous les oppose… Si on les prend l’un sans l’autre, ils sont touchants, presque adorables. Mais ensemble c’est affreux. L’auteur se sent obligé de distiller une tension sexuelle à chacune de leurs retrouvailles et au final, j’ai trouvé ça très lourd. Je pense que c’est en partie pour ça que la fin m’a énervée.


En résumé, c’est un livre pour lequel je n’ai pas été très emballée, mais je serais curieuse de voir ce qu’il donne en film (puisqu’une adaptation en a été faite il y a quelques années).  

Le Héros des siècles - Fils des Brumes T.3




Terminer une saga est souvent difficile. On a du mal à quitter les personnages, à admettre leur destin et à accepter ce que l’auteur a choisi d’en faire. C’est exactement tout cela que j’ai ressenti à la fin de ma lecture du troisième tome de Fils-Des-Brumes : Le Héros des Siècles de Brandon Sanderson.

Vin et Elend ont ouvert le Puits de l’Ascension et libéré ce qui y était emprisonné : Ravage, le dieu de la destruction. Alors que la cendre se fait plus présente et que les Brumes attaquent désormais les populations, de jour comme de nuit, l’empereur et l’impératrice doivent trouver une solution pour échapper aux armées des Koloss, sauver les populations et unir tout le royaume sous une seule bannière. Mais cela s’avère plus difficile qu’il n’y parait.

Avant toute chose, je vous invite à aller jeter un œil aux chroniques des tomes précédents ici et ici. Je pense que pour mieux saisir l’ensemble de l’histoire il est nécessaire de vous rafraîchir la mémoire. Nous avons donc laissé Vin qui avait plus ou moins ressuscité Elend au Puits de l’Ascension en faisant de lui un Fils-des-Brumes. Mais dans le même temps, elle a libéré une entité, dont on apprendra l’identité plus tard : Ravage, dieu de la destruction. L’histoire de ce troisième tome est extrêmement bien construite dans le sens où il y a plusieurs arcs distincts mais qui se retrouve mêlés à certains moments, puis qui s’éloignent à nouveau… On s’ennuie très rarement car c’est un tome riche en révélations. L’auteur avait glissé quelques indices dans les tomes précédents, si bien qu’à la révélation finale, je n’ai pas été très surprise mais j’ai trouvé ce dénouement plutôt logique en fin de compte. La mythologie de cette trilogie est très complexe mais grâce au personnage de Sazed, on arrive à suivre plus facilement le cheminement de la réflexion des autres héros. En tant que gardien des religions, il est la bouée du lecteur lorsqu’on arrive vers la fin du roman. C’est une bonne conclusion à la trilogie.

Du côté des personnages, j’ai beaucoup apprécié que Spectre soit plus mis en valeur. Au départ gamin des rues insignifiant, il prend de l’assurance pour finalement devenir un espion hors pair et incarner une nouvelle forme d’espoir dans une cité soumise à un tyran. On en apprend plus aussi sur le Seigneur Maître. Et les différentes informations que l’auteur nous donne, nous amène à penser que finalement, il n’était peut-être pas si mauvais que ça. On dit souvent qu’il existe plusieurs moyens de protéger quelqu’un et parfois contre son propre gré. Je pense que c’est en partie ce que l’auteur a voulu montrer en créant ce personnage. En tout cas, il ne m’a plus paru si antipathique que ça. Pour moi c’est un dirigeant qui ne savait pas se servir du pouvoir qu’il avait dans les mains, qu’il en avait conscience et qu’il a essayé de protéger sa population tout en restant fasciné par ce pouvoir.

Enfin, l’univers de l’allomancie est toujours aussi présent et envoutant. On découvre au fur et à mesure différents pouvoirs et on a enfin la réponse aux questions qu’on pouvait se poser sur les Brumes.


En résumé, c’est un final en apothéose pour une saga que je prendrais grand plaisir à relire. Si vous n’avez pas peur des livres de plus de 900 pages, je vous la conseille vivement ! 

mardi 12 juillet 2016

Inspi Pics n° 1 - Si loin et pourtant si proches



Bonjour ! Aujourd’hui c’est un nouvel article que je vous propose et une nouvelle catégorie. Je participe pour la première fois à Inspi Pics. Qu’est-ce donc ? C’est un groupe facebook sur lequel Fée Biscote poste chaque mois une photo et à nous de l’interpréter à notre manière !
Sans plus attendre voici la photo du mois de juillet



Si loin et pourtant si proches…

A la veille d’une nouvelle année scolaire, cette photo évoque en moi plusieurs aspects de ce qu’a été l’année 2015-2016 et ce que pourrait être l’année 2016-2017. D’abord, elle m’a tout de suite fait penser au départ imminent de mon petit frère à Paris. Un envol pour des études après trois ans à vivre ensemble. J’ai toujours eu une très bonne relation avec mon frère, une complicité que beaucoup nous envie. Alors, ce départ me donne l’impression que l’on m’arrache une part de moi-même, que je deviens plus floue, qu’il va me manquer quelque chose. D’un autre côté, il est aussi synonyme de liberté pour l’un comme pour l’autre et de construction d’avenir…

Le flou de la photo représente mon propre avenir professionnel… Devoir refaire une année, moi qui n’en ai jamais redoublé aucune, me donne un sentiment d’échec assez cuisant. Tout se brouille. Les projets que j’avais fait, ma volonté de réussir et par-dessus tout ma confiance en moi. L’avenir me paraît prendre forme dans un flou artistique que je ne peux éclaircir…

Mais dans cette brouille, dans ce flou, se dresse une silhouette, un complément de moi-même qui, bien qu’il soit absent pendant l’été, incarne la promesse d’un futur qui me permettra de me redresser, d’avancer, de continuer à y croire malgré le gris, malgré le flou.

Cette photo me rappelle qu’on doute parfois, énormément, mais qu’il suffit d’une personne, d’un souvenir, pour se remettre à avancer, à croire et à vivre. 

Voici les textes des participants : 
La fée biscotte
Les tribulations d'une parisienne trentenaire
La Rose family
P'tit loup and Co
Mamandine
Les vernis de Sonia
Mouss et Compagnie
Simple comme chou
Les idées du samedi

lundi 27 juin 2016

Le Monde de Dory



Il y a 13 ans, nous découvrions un petit poisson bleu drôle et amnésique. Il accompagnait un poisson-clown qui partait chercher son fils. « Bonjour, je m’appelle Dory ! ». C’est donc le retour dans les salles obscurs de notre amnésique préférée, et c’est un retour plutôt réussi !

Dory, le poisson chirurgien bleu amnésique, retrouve ses amis Nemo et Marin. Tous trois se lancent à la recherche du passé de Dory. Pourra-t-elle retrouver ses souvenirs ? Qui sont ses parents ? Et où a-t-elle bien pu apprendre à parler la langue des baleines ?



Il faut savoir que je n’ai pas beaucoup aimé Le Monde de Nemo quand je l’ai vu. A la base, je ne suis pas une grande fan des films de poissons, mais j’ai décidé de laisser sa chance à Dory étant donné que c’était le personnage que j’avais le plus aimé. Je l’avais trouvé attachante avec son petit côté fofolle. Et j’ai été ravie de la retrouver. On plonge directement dans son passé (une petite dory toute mignonne avec ses parents) et au fur et à mesure de l’histoire, on découvre qu’elle est née à l’Institut de Biologie Marine en Californie. Elle pense, suite à un flash, que ses parents se trouvent encore là-bas et entraine Marin et Nemo dans la danse ! C’est une belle épopée et au-delà de la volonté de Dory de retrouver sa famille, le film est un message sur le handicap. Il montre que ceux qui souffrent d’un handicap peuvent quand même se débrouiller seuls, et avoir conscience de leurs forces et de leurs faiblesses. Il montre aussi qu’il faut les laisser apprendre et avoir confiance en eux (à travers la scène finale et le personnage de Marin).

Arrêtons-nous un instant sur les personnages d’ailleurs. Nous connaissions déjà Marin, Nemo et tous ceux croisés dans le premier volet, ici nous rencontrons des lions de mer, une baleine et un bélouga mais aussi (et surtout !) un poulpe : Hank. J’ai eu un vrai coup de cœur pour ce personnage. Il rythme le film et je pense que sans lui, il manquerait quelque chose. Finalement, les parents de Dory ne sont pas si important que ça selon moi. C’est vraiment tous les personnages qui l’aident et qui gravitent autour d’elle qui sont importants.


En résumé, c’est un bon film à voir en famille ou entre amis ! 

jeudi 16 juin 2016

Les Portes d'Athion





Avec les partenariats, j’ai souvent eu l’occasion de découvrir des auteurs et leurs premiers romans. Le dernier en date étant Les Portes d’Athion d’Anne Sophie Kindraich. Je remercie d’ailleurs chaleureusement Livraddict et les éditions Armada pour cet envoi !

Dans le royaume d’Allorie, Selden, jeune esclave de douze ans, sert loyalement ses maîtres et se contente avec philosophie de cette vie simple et humble. Mais lorsqu’il croise la route de puissants Inquisiteurs venus de Calmédra, tout son univers va s’effondrer, et sa vie s’en trouver à jamais bouleversée.
Accusé du meurtre de son maître, poursuivi par les Inquisiteurs et par les Skybocks, monstrueuses créatures dirigées par le Seigneur Sarkor, il va se retrouver bien malgré lui engagé dans la guerre sans merci qui les oppose depuis près d’une décennie. À tort ou à raison, tous pensent qu’il est le seul à pouvoir encore ouvrir les Portes d’Athion, et libérer ainsi le terrible pouvoir qui s’y cache.

Je dois avouer que je n’étais pas vraiment convaincu à la lecture du résumé. J’avais peur de découvrir une énième histoire où un pauvre petit paysan se retrouve d’un coup l’homme le plus puissant du royaume. C’est un thème qui a été vu et revu et qui, au bout d’un moment lasse volontiers le lecteur. Mais j’ai découvert un univers très sombre, extrêmement bien construit et travaillé. Le personnage principal est donc un esclave lorsqu’on le rencontre, mais par un coup du sort, il se retrouve séparé de ses maîtres de toujours et se retrouve dans une taverne. La, il se fait repérer par l’Inquisition et se retrouve emporté malgré lui dans une folle aventure. Il est le dernier héritier d’une lignée en haillons et depuis longtemps privé de sa seigneurie (pardon la référence au seigneur des anneaux, il fallait que je la fasse !). Cet héritage tient en un anneau noir qui permet de commander une Sylve et d’ouvrir les Portes d’Athion qui cache un pouvoir très puissant. Il serait impossible de vous en dire plus sur l’histoire sans vous gâcher la lecture aussi vais-je m’arrêter là. Ce que je peux vous dire d’autre c’est que c’est un peu violent sur les bords (mais ça passe plutôt bien) et surtout c’est non-manichéen. Personne n’est complètement gentil ou méchant (ils sont tous plus vers le côté obscur d’ailleurs) et cela donne une dynamique puissante au livre.

Du côté de personnages, on se rend vite compte que tous auraient pu être les personnages principaux. Il n’y a pas de réelle distinction faite entre Telliden et les autres. Ils ont un rôle à jouer à un moment, ils le font et voilà. En gros, on peut compter une dizaine de personnages qui font avancer l’histoire. Petit coup de cœur pour Sarkor, le grand méchant du livre. Quand on connait la vraie raison de son combat, on ne peut plus le considérer comme quelqu’un de simplement cruel. Et c’est très fort de la part de l’auteur.


Enfin, je conclurai juste sur un petit bémol. La fin est très rapide et j’en suis arrivé à me demander si l’auteur savait vraiment ce qu’elle allait en faire ou non. On est catapultés vers un dénouement qui ne me parait pas à la hauteur du reste du roman et c’est dommage. Mais sinon, ce livre reste une excellente histoire que je vous conseille vivement !