samedi 26 décembre 2015

Au coeur de l'océan




Comme chaque année, le mois de décembre donne lieu à la séance de noël en famille. Les trois dernières années m’ont permis d’aller voir la trilogie Le Hobbit, et cette année, c’est Au cœur de l’Océan qui a fait office de séance noël ! (Et chose incroyable, on a eu la salle de ciné pour nous tous seuls) !

Hiver 1820. Le baleinier Essex quitte la Nouvelle-Angleterre et met le cap sur le Pacifique. Il est alors attaqué par une baleine gigantesque qui provoque le naufrage de l'embarcation. À bord, le capitaine George Pollard, inexpérimenté, et son second plus aguerri, Owen Chase, tentent de maîtriser la situation. Mais face aux éléments déchaînés et à la faim, les hommes se laissent gagner par la panique et le désespoir…




J’ai lu Moby Dick il y a quelques années, et j’avais beaucoup aimé l’univers. Le film suit Herman Melville, l’auteur du fameux roman qui va à la rencontre du dernier survivant du baleinier Essex. Celui-ci a gardé son histoire secrète pendant longtemps et a toujours refusé d’en parler. J’ai trouvé très bien que les aventures du baleinier soient entrecoupées d’interactions entre l’écrivain et le survivant. Ils apportent une pause dans l’histoire et maintien en haleine le spectateur. Herman Melville devient lui-même un personnage de son roman. L’histoire est celle, dans les grandes lignes, de Moby Dick. Ce que j’ai apprécié c’est que l’histoire principale prend le pas sur les petites histoires des personnages. On suit vraiment une équipe. Les effets spéciaux sont très bien faits et pas utiliser à outrance. La présence du cachalot n’est pas utilisée à outrance contrairement à d’autres films où tous les prétextes sont bon à envoyer du monstre.

Les personnages sont bien construits et bien utilisés. Chacun a son propre caractère, ses propres secrets. D’ailleurs, c’est dommage qu’ils ne soient pas plus utilisés. On ne connait que quelques petites histoires sur un ou deux des membres de l’équipage. Je pense que pour qu’on suive au mieux leur périple, avoir plus d’informations auraient été utiles. En plus, je suis sure qu’ils ont été travaillés. Au final, seulement trois sont bien exploités, et même eux j’ai eu un sentiment de manque. Heureusement que l’histoire est prenante sinon le reste serait un petit peu fade. Le gros point positif du film, c’est l’histoire d’amitié qui nait progressivement entre Melville et le vieux matelot. Elle m’a paru très sincère et « soigne » les deux hommes en quelque sorte.


En résumé, c’est un bon film mais mériterait peut-être un peu plus de travail sur les personnages. Mais il montre la réalité de la nature humaine lorsqu’elle se retrouve confronté à l’inconnu et à l’impensable. Et il m’a grandement donné envie de relire Moby Dick ! 

mardi 22 décembre 2015

Les gardiens de l'océan




Nouveau partenariat, nouvelle chronique ! Aussitôt reçu, aussitôt lu, je vous livre mon avis sur Les gardiens de l’océan d’Irène Salvador obtenu grâce à Livraddict et aux éditions Michel Lafon que je remercie chaleureusement.

En plongeant pour sauver son père de la noyade, Marco, 14 ans, découvre qu'il a l'incroyable capacité de respirer sous l'eau. Mais son émerveillement est de courte durée car il apprend bien vite la vérité : il appartient à un peuple millénaire, les Gardiens de l'Océan, et l'apparition de ses pouvoirs a fait de lui une cible de choix pour ceux qui souhaiteraient empêcher la naissance d'un nouveau protecteur des mers. Afin de préserver les siens, il doit les quitter, et partir apprendre à contrôler ses nouveaux dons à Acqualys, la cité des Gardiens. Mais avant d'en devenir un à part entière, il devra affronter des pirates, explorer les fonds marins et braver le seul interdit qu'on lui a imposé... un interdit qui porte le nom de Laura.

Alors, comment dire… Pour commencer, vous avez lu le résumé ci-dessus, vous avez quasiment lu le livre… Je déteste dire du mal des livres, vous le savez, je préfère dire que je n’ai pas aimé ou qu’il ne me convient pas. Ici, je pense que c’est vraiment le cas, et qu’il est beaucoup trop jeunesse pour moi. L’histoire démarre pourtant bien, je trouve que l’idée est bonne mais elle n’est pas assez exploitée. Je pense (vu la fin) qu’un autre tome est prévu mais terminer l’arc principal de l’histoire comme ça ne donne pas vraiment envie de lire la suite. L’univers manque vraiment de corps et de profondeur (sans mauvais jeu de mot). On n’en sait pas assez sur le cœur de l’histoire pour la suivre correctement et développer un intérêt. Les chapitres sont beaucoup trop rapides, les ellipses temporelles trop nombreuses et parfois pas suffisamment indiqué.

Du coté des personnages, c’est un peu le même problème. Ils ne sont pas assez développés. On n’a pas du tout le temps de s’y attacher. Tout au long du livre, j’ai eu l’impression qu’ils ne possédaient pas de caractère propre, rien qui ne permettent de les identifier. Ils forment un groupe, un amas mais sans identité. C’est vraiment dommage parce qu’il y a vraiment matière à en faire des héros ! Et puis alors merci les clichés… les filles qui ne sont rien sans une présence masculine à leurs côtés, les héros forcément beaux gosses… Un peu d’originalité ne ferait pas de mal dans la littérature jeunesse.


Et enfin, quelques mots sur le style de l’auteur. Les phrases sont soit très courtes, soit trop longues, il y a très peu d’explications et tout est saccadé. Pour suivre le fil des pensées ou tout simplement le fil de l’histoire c’est vraiment embêtant. On ne sait jamais vraiment où on en est. Mais bon, la critique est aisée mais l’art est difficile. Je conclurais en disant que le livre ne m’a pas plus sans doute parce que j’en ai attendu un peu trop. Mais je pense qu’il peut tout à fait convenir à de plus jeunes lecteurs.  

lundi 21 décembre 2015

Sirius, le chien qui fit trembler le IIIe Reich


Profitons des vacances pour avancer dans la lecture des partenariats. J’ai terminé ce weekend le livre Sirius, le chien qui fit trembler le IIIe Reich, de Jonathan Crown que j’ai reçu via une opération masse critique privilégiée. Le livre va paraître le 21 janvier 2016 aux Presses de la Cité que je remercie chaleureusement. 

Brillant fox-terrier capable de communiquer en messages codés, Sirius émigre aux Etats-Unis avec la famille Liliencron, qui fuit l'Allemagne nazie. Arrivé à Hollywood, il devient la coqueluche des studios Warner Bros. et s'acoquine avec les plus grands : Rita Hayworth, Billy Wilder, John Wayne et Cary Grant n'ont plus de secrets pour lui ! Engagé ensuite par le cirque Barnum, son ascension dans le showbiz tourne court lorsqu'un tour de magie échoue et le fait «réapparaître» à Berlin. Il sera alors le dernier confident d'Hitler…

Ce livre arrive à point nommé ! J’étais dans de très bonnes conditions pour le lire et je ne dis jamais non à un petit roman jeunesse. L’histoire est celle de Sirius, jeune chien qui doit fuir l’Allemagne avec sa famille suite à la montée d’Hitler et de l’idéologie nazi. On comprend assez rapidement que sa famille est juive et qu’elle est menacée. Ceux-ci partent alors à Hollywood et découvrent une vie totalement différente. Sirius part avec eux et devient bientôt la coqueluche des studios de cinéma. Puis il devient star de cirque avant d’être réexpédié en Allemagne suite à une erreur humaine. On suit alors le jeune chien dans le bureau du Führer. Ce que j’ai énormément apprécié c’est que l’on suit uniquement le tout début et la toute fin de l’époque Hitlérienne. Les romans qui se placent pendant la deuxième guerre mondiale ont souvent lieu lors des déportations de juifs ou des grandes batailles. Ici on suit surtout la toute fin du Führer, chose assez rare. On assiste à sa déchéance. Puis, arrive la fin du roman. Et je dois avouer que je ne m’attendais pas à ça…

Concernant les personnages, j’ai été un petit peu déçu. Je m’attendais à ce qu’ils soient un peu plus développés. On ne connait pas suffisamment le caractère précis des deux époux ou de leurs enfants. Ils sont assez superficiels. Je sais que le héros c’est le chien mais je trouve que se concentrer un tout petit peu plus sur les maîtres aurait pu expliquer pas mal de choses. Le personnage d’Hitler est lui assez bien rendu. Et on découvre que derrière le tyran, il y a aussi un homme avant tout, rendu un peu plus humain par la présence du chien justement.


Enfin, je ferai une petite remarque sur le style de l’auteur. C’est un premier roman et c’est très prometteur. Le seul problème, c’est la chronologie. Les ellipses temporelles sont nombreuses et pas assez claires à certains moments. Le rythme est un peu saccadé et c’est dommage car on perd parfois le fil de l’histoire. Mais sinon, l’histoire est très bien et c’est très encourageant pour une première publication ! J’espère que l’auteur écrira d’autres ouvrages dans le même genre. 

dimanche 20 décembre 2015

Star Wars, le réveil de la Force




C’est difficile d’écrire une chronique sur une saga qui a bercé mon enfance, sur des personnages que j’ai adoré et sur un film que j’ai beaucoup de plaisir à revoir. Si mon introduction ne vous parait pas bien clair, je précise : je vais donc vous parler de Star Wars, le réveil de la force, réalisé par J-J Abrams que j’ai vu le jeudi 17 décembre en 3D (oui ce point de détail a son importance !).

Trente ans après le retour du Jedi, les ennemis de la République se sont réorganisés sous le nom de Premier Ordre, mené par Kylo Ren. La résistance s’organise mais pour cela elle doit retrouver le dernier maître Jedi, dont plus personne n’a de nouvelle.

Bien, je vais donc essayer de chroniquer le film sans rien révéler de l’intrigue principale ou du sort final des personnages. Commençons donc par parler un peu de l’histoire. On commence sur une planète déserte attaqué par le premier ordre (ooooh un sabre laser rouge !). Un pilote de la résistance doit récupérer un objet important pour le combat mené (oooh caché dans un droide !) et fini par se faire capturer par les méchants (oooh un méchant avec un masque ...). Bon j’arrête, mais vous avez compris l’idée. Tout au long du film, l’histoire se rapproche grandement du tout premier Star Wars. Et encore je suis gentille parce que franchement on pourrait presque parler de plagiat. Certains y verront un hommage vibrant, d’autre une copie éhontée, moi j’y vois une tentative ratée de moderniser le premier volet. Pourtant, j’avoue sans problème que j’ai été emportée par l’histoire (mon côté fan de la saga a dû l’emporter à un moment donné). Mais au final, après réflexion, j’ai quand même été un peu déçue, je m’attendais à mieux.

Du côté des personnages, c’est le même avis mitigé. Autant, je trouve l’héroïne intéressante et j’ai pris du plaisir à suivre son histoire, autant l’autre personnage… Mais… Désolé mais je vais être obligé de révéler un peu de l’histoire mais là je ne peux pas faire autrement. C’est un stormtrooper rebelle et il est capable de se battre avec un sabre laser contre le plus gros méchant qui a eu un entrainement poussé. Mais non ! Sans parler de l’héroïne, autodidacte de la Force. Là c’est un peu du grand n’importe quoi. Quant au grand méchant… pitié laissez-lui le masque ! Le visage ne va pas avec le caractère. Et puis passer après Dark Vador, niveau charisme c’est quand même difficile…

Avec tout ce que je critique on pourrait croire que je n’ai pas aimé le film. Ce n’est pas le cas pourtant. Ce que je n’ai pas aimé c’est la volonté de copier-coller quelque chose qui existait déjà. J’aurais préféré que le réalisateur fasse l’effort de nous offrir une vraie continuité à l’histoire. Je suis un peu resté sur ma faim. Quand a l’utilisation de la 3D, c’est plutôt pas mal pour les combats des vaisseaux mais sinon ça rend juste la place de cinéma plus cher. Et puis, il y a une chose que je ne pardonne pas au réalisateur et au scénariste mais ça c’est une autre histoire… En attendant, je suis vraiment curieuse de savoir comment va s’en sortir Disney. Vont-ils trouver une once d’originalité ou alors nous faire un remake de la saga originelle ? Réponse en 2016…


samedi 19 décembre 2015

Cendrillon me perdra



Après quelques pavés de fantasy, me voilà reparti vers les terres des romans sans prise de tête et des histoires de romance. Afin de faire une petite pause, j’ai sorti de ma pal Cendrillon me perdra de Cindi Madsen. Et finalement, je l’ai trouvé pas trop mal.

Darby Quinn a tiré un trait sur Cendrillon. Après de nombreuses déceptions amoureuses, elle ne croit plus à l'amour des contes de fées, ni au dénouements heureux. D'ailleurs, elle ne s'en porte pas plus mal... jusqu'au jour où elle rencontre son voisin, Jake.

Bon… je dois dire que l’histoire n’a rien d’extraordinaire. Une nana qui ne croit plus en l’amour après de nombreuses déceptions, et qui rencontre un véritable prince charmant, beau, intelligent… Jusqu’ici rien de bien différent des milady romance habituels. Mais l’originalité du livre tient dans la capacité du personnage principal à comparer ses désillusions amoureuses aux princes de Disney. Je suis une grande fan de l’univers de Disney, j’adore les princesses et les voir complétement détourné comme ça m’a beaucoup fait rire. J’avoue sans problème que la trame principale ne vole pas haut, mais personnellement, je ne demande pas à un livre de ce genre d’être un chef d’œuvre. Même si l’histoire est téléphonée, elle reste agréable à lire.

Du côté des personnages, on s’attache assez rapidement à Darby. La jeune femme, dont le point de vue est très marquée finit par se rendre compte qu’on a beau avoir des principes, quand les sentiments s’en mêle, les deux ne sont plus compatibles. Par contre, j’ai trouvé le personnage de Jake très effacé par rapport au rôle que l’auteur veut lui donner. Il est là, à attendre (un peu comme une plante verte) avec son image d’homme parfait. Finalement, il en devient fade et énervant, surtout quand on le met face à Darby qui a un caractère explosif. Les autres personnages se placent tous à peu près au même niveau. Ils ont un pic d’importance et puis repartent s’effacer. C’est difficile, lorsque le personnage principal est aussi exubérant, de maintenir l’intérêt des lecteurs pour les autres protagonistes.


En résumé, c’est un bon roman sans prise de tête qui fait passer un moment agréable. J’essaierai de me renseigner pour voir s’il existe d’autres romans de l’auteur. 

dimanche 6 décembre 2015

Fils-des-Brumes , tome 2 - Le Puits de l'Ascension


Aussitôt terminé… Et voilà, j’ai tourné la dernière page du tome 2 de Fils-Des-Brumes, le Puits de l’Ascension de Brandon Sanderson. Ce deuxième tome s’est révélé être aussi riche et dense que le premier malgré parfois quelques lenteurs mais que j’ai trouvé nécessaire malgré tout.

En mettant fin au règne brutal et millénaire du tyran, ils ont réalisé l’impossible. À présent, Vin la gamine des rues devenue Fille-des-Brumes, et Elend Venture le jeune noble idéaliste doivent construire un nouveau gouvernement sur les cendres de l’Empire. Mais trois armées menées par des factions hostiles, dont celle des monstrueux koloss, font le siège de Luthadel. Alors que l’étau se resserre, une légende évoquant le mystérieux Puits de l’Ascension leur offre une lueur d’espoir. Et si tuer le Seigneur Maître avait été la partie la plus facile ?

Nous retrouvons donc Vin et Elend à peu près un an après la chute du Seigneur Maître. Ils travaillent tous les deux à la reconstruction de la ville, Elend en régnant du mieux qu’il peut, Vin en veillant dans les Brumes. Pourtant la vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Luthadel se retrouve assiégé et Elend ne sait pas comment s’y prendre. Si on ajoute à ça une Vin perdue entre ses sentiments et ses pouvoirs et un texte mystérieux découvert par Sazed, on obtient un sacré bazar. Alors oui, la première partie du livre est centré sur le politique. Oui c’est un peu long mais j’ai trouvé ça utile pour comprendre les fondements de l’univers. Après tout, il y a eu une révolution, tout ne peut pas être reconstruit d’un claquement de doigts. Certains passages à l’assemblée et certains discours sont effectivement un peu trop détaillés et parfois on perd le fil pourtant, j’ai trouvé que tout coïncidait parfaitement. Le seul point négatif, c’est la fin. Je l’ai trouvé un peu rapide par rapport à toute la construction établie le long du tome. Petit spoiler : Vin décide de partir à la recherche du Puits de l’Ascension alors que la ville est assiégée de toute part. Il est vrai que vu toutes les interrogations, je me suis un peu demandé pourquoi elle n’était pas partie plus tôt. Mais sinon le reste de l’intrigue est très bien ficelé et évidemment, on termine sur un suspens concernant un des personnages qui est insoutenable (et pas forcément celui qu'on croit) !

Les personnages sont toujours égaux à eux-mêmes. J’ai été un peu étonné que certains, plus mis en avant dans le premier tome soit laissé de côté.  C’est le cas de Dockson par exemple, j’aimais bien ce personnage et là il n’a plus de rôle dans l’histoire. La bande de Kelsier est un peu tenu à l’écart pour se concentrer sur Vin et Elend alors qu’au final ce ne sont pas forcément eux les plus intéressants. J’ai beaucoup apprécié l’arrivée de Tindwyl (une autre terrisienne) et Zane (l’autre Fils-Des-Brumes). Mais c’est dangereux de s’attacher aux personnages… J’espère vraiment que dans le troisième tome, j’aurais plus d’explication quant au devenir de certains.


En résumé, c’est un aussi bon tome que le premier. Un peu long parfois mais tout est nécessaire pour saisir les ficelles de l’intrigue.