vendredi 17 juillet 2015

Les faucheurs sont les anges




Il y a quelques temps, j’ai assisté à une conférence sur le zombie et l’ère du post-apocalyptique. Et cette conférence m’a donné envie de lire et voir plus de choses tirés autour de l’univers zombie. Et j’ai commencé par Les faucheurs sont les anges, chaudement recommandé par Raphaël Colson. Et j’ai bien aimé !

Temple n’a aucun souvenir du monde avant la chute. Du monde avant les zombies, avant les camps de survivants, avant les plaines de suie où tombent les vivants et se lèvent les morts. Temple a quinze ans, mais le temps de l’innocence est depuis longtemps révolu. Seule face à la nature, à ses miracles et à sa sauvagerie, elle est pourtant décidée à profiter de ce que la vie peut encore lui offrir, et à découvrir ce que dissimule l’horizon. Et derrière cette adolescente au cœur simple et dur, habitée par le désir d’être juste, se profile l’ombre de l’homme qui a juré de la tuer.

Comme je travaille dans un espace lecture, quelle meilleure occupation que de lire en attendant le public ? Et j’ai dévoré ce livre en une après-midi. Même si au départ j’ai eu du mal à situer qui étaient les zombies et comment ils étaient nommés, j’ai vite pris goût à suivre les aventures de Temple. En effet, les zombies sont tour à tour nommés limaces, sacs à viande puis zombie. Et j’ai mis un moment à réaliser que les limaces c’étaient aussi les zombies, j’ai cru qu’il s’agissait d’une autre espèce ! Mais cette question mis à part, on suit la jeune fille en errance dans un monde apocalyptique. L’histoire est bien construite, on suit très facilement les péripéties et on a vraiment l’impression d’être projeté à côté du personnage. Le roman est écrit à la 3e personne mais parfois on a l’impression de saisir les pensées de Temple comme si le roman était son journal intime.

Je me suis rapidement attaché au personnage de Temple. C’est une adolescente forte et déterminée mais qui dévoile tout de même certaines faiblesses, ou certains côtés très féminins, bien à l’opposé de son caractère premier (l’exemple du vernis rose barbapapa m’a beaucoup fait rire d’ailleurs). Les autres personnages qui gravitent autour d’elle sont aussi bien construits. J’ai eu plus de mal à les apprécier mais j’ai trouvé que chaque présence était nécessaire et faisait avancer l’histoire. Moïse, notamment, apporte au roman une touche de suspens qui pourrait manquer dans ce long road-trip.


En résumé, c’est un roman que j’ai pris plaisir à lire même s’il ne traite pas d’un de mes sujets favoris. Il m’a rappelé par moment, la Route de Cormac Mc Carthy que je vous conseille également ! 

jeudi 16 juillet 2015

Les annales de la compagnie noire - Tome 1 : La compagnie noire


Ce que j’aime parfois, c’est recevoir un coup de téléphone de mon père : « Ah je t’ai trouvé toute une saga à Emmaus, comme c’est de la fantasy je te l’ai prise ! ». Et c’est comme ça que la Compagnie noire a atterri dans ma PAL. Et puis, au fil des discussions, une idée de lecture en commun a jailli via quelques membres du site de Livraddict. Et voilà, c’est dans ce cadre –là que j’ai lu le premier tome avec Miko et Freeworlds !

Depuis des siècles, les souvenirs de la Compagnie noire sont consignés dans les présentes annales. Depuis des siècles, la troupe se loue au plus offrant et les batailles qu'elle a livrées ont déjà rempli maints volumes. Jamais pourtant elle n'aura traversé de période aussi trouble. Entrée au service de la Dame et de ses sorciers, la Compagnie participe à l'une des plus sanglantes campagnes de son histoire. Les combats incessants, la magie noire qui empuantit l'air... bientôt les hommes tombent comme des mouches, et ceux qui restent debout se demandent s'ils ont choisi le bon camp. Ce sont des mercenaires dépravés, violents et ignares, sans foi ni loi, mais même eux peuvent avoir peur, très peur...

Alors… Je dois avouer que j’ai eu parfois du mal avec ce livre. Enfin surtout au début. La première partie du roman manque un peu de cadre. On est propulsés directement dans l’univers de la compagnie et l’histoire est parfois compliquée à suivre. En effet, il y a souvent de grosses ellipses temporelles et on perd parfois le fil. J’apprécie qu’on m’explique les origines mais je pense qu’étant donné que le livre commence en plein milieu des Annales, comme la compagnie existe depuis longtemps, ici il faudrait remonter trop loin pour expliquer d’où vient cette compagnie. Mais le cadre manque quand même.

Concernant les personnages j’ai eu un peu le même problème. J’ai trouvé qu’ils n’étaient pas assez présentés en tant que personnage unique. Ils sont membres d’un groupe certes, mais comme on en suit certains, j’aurais bien aimé en avoir une présentation précise et plus complète. J’ai eu du mal à m’y attacher, et à les suivre. Même le personnage principal est parfois compliqué à comprendre. Tantôt il raconte en tant qu’écrivain des annales et est donc omniscient et d’autres fois, il raconte en tant que personnage qui vit l’action et n’en connait donc pas toutes les ficelles. Ce n’est pas facile de saisir le moment où il est omniscient ou non.


Sinon, j’ai quand même apprécié ma lecture. A partir de la deuxième partie du livre, je suis beaucoup plus entrée dans l’histoire et réussie à comprendre de quoi il retournait. En résumé, je vais quand même laisser un peu de temps avant de lire le deuxième tome ! 

mercredi 15 juillet 2015

Le fabuleux destin d'une vache qui ne voulait pas finir en steak haché


Alors là... Dès que j'ai vu le mail qui me proposait de recevoir le livre de David Safier via Babelio, j'ai sauté sur l'occasion ! Le titre m'a fait éclater de rire, le résumé donnait le ton et j'ai accepté tout de suite ce livre. (en plus j'adore les vaches ^^).
Rien ne va plus à a la ferme. Lolle a vu Champion, son beau taureau, en train de la tromper avec Susie la peste. Et en plus, le fermier prévoit de vendre le troupeau pour en faire du steak haché. Alors ça non ! Quand Lolle entend parler d'un pays où les vaches sont sacrées, elles décident de s'y rendre. C'est le début d'une aventure épique.
Ce livre m'a énormément plu. J'ai beaucoup ri en voyant le comportement des vaches, si proche de l'homme, en suivant le voyage jusqu'en inde, un voyage où tous les imprévus du monde semblent s'être donné rendez-vous. Lolle décide de partir à la suite de l'annonce d'une mort certaine et de l'adultère de son taureau. Giacomo, le chat lui vante les merveilles de l'Inde lointaine et Lolle entraîne avec elle ses deux meilleures amies, Hilde et P'tit radis mais aussi Susie. Entre bateau, autos et courses les vaches essayent de fuir leur destin.
J'ai énormément aimé les caractère insufflés aux vaches. On dirait vraiment des hommes. Les vaches ont leur propre façon de concevoir ce voyage et leurs propres raisons de partir. J'ai eu un coup de cœur pour P'tit Radis. Cette vache qui aime les vaches, qui utilise tous les conseils de sa mémé toc toc et fidèle en amitié. Elle est vraiment touchante comme personnage.
Ce roman est une petit perle. Pleine d'humour et de tendresse. Il y a quelques longueurs mais l'histoire rebondit toujours assez vite. C'est la première fois que j'ai autant ri en lisant un livre! Je vous le conseille vraiment !

Les plus beaux poèmes de John Betjeman


La poésie… On adore la détester. Et oui, la plupart du temps les seuls souvenirs qu’elle nous laisse ce sont les récitations d’école primaire. Apprendre par cœur et devoir réciter devant toute la classe... Et on vous aura sans doute appris que les poèmes riment? Et non, pas tous ! La poésie est un genre littéraire décrié, malheureusement. C’est pour ça que lorsque Babelio a proposé le recueil des plus beaux poèmes de John Betjeman , j’ai coché le livre avec plaisir. Et j’étais encore plus contente lorsque je l’ai vu dans ma boîte aux lettres ! Je remercie les éditions Illador pour cet envoi.
Le recueil est un voyage à travers l’Angleterre. Ce poète (qui a été le poète de la reine d’Angleterre à partir de 1972), nous livre sa vision de Londres et des différentes régions de l’Angleterre. L’ouvrage est constitué de plusieurs parties : Londres, Le Sud, Nostalgie…
J’ai beaucoup apprécié ce recueil. Déjà parce que j’adore l’Angleterre. Je suis allée à Londres il n’y a pas longtemps. Lire des poèmes qui font référence à certains quartiers de la ville ma permis de me replonger un peu dans mon voyage. J’ai beaucoup apprécié le style également. Certains poèmes sont très ironiques et on sent la critique apporté par Betjeman.
L’un des poèmes que j’ai le plus aimé s’appelle « Dans un salon de thé de Bath. ». C’est un poème très court. En à peine quelques lignes l’auteur réussit à nous conduire dans l’intimité des deux personnes. On ressent toute la tendresse et la beauté de l’instant.
Ce qui est absolument parfait, c’est d’avoir l’édition bilingue. Lire les poèmes à la fois en anglais et en français c’est très intéressant. On améliore notre anglais en lisant les vers. De plus, cela permet de se rendre compte que la traduction n’est pas chose aisée. En effet, sur certains poèmes, la version anglaise rime et apporte une musicalité qu’on ne retrouve pas dans la version française. Mais les poèmes restent très beau.
Ce livre est une véritable invitation au voyage ! Je ne peux que vous le recommander chaudement.

La belle et la bête


Bonjour à tous et toutes !
Je vous retrouve aujourd'hui pour une chronique un peu spéciale. En effet, le format ne sera pas le même que d'habitude, livre particulier oblige. Je vous livre aujourd'hui mon avis sur l'album La Belle et la Bête, paru chez Belin Jeunesse. Je pense que l'histoire ne vous est pas inconnue. Le marchand qui a tout perdu lors d'un naufrage, son aventure au château de la Bête, la rose qu'il doit rapporter. Et puis, Belle, la fille qui se sacrifie pour sauver son père et finit par apprécier son geôlier et par le délivrer du mauvais sort.
Ce conte est sans nul doute celui que je préfère. Je suis une grand romantique et je trouve que cette histoire est très belle. Quand j'ai vu cet album sur l'opération Masse Critique de Babelio, je ne pouvais pas ne pas le cocher. Et j'ai reçu le livre et là j'étais estomaquée. C'est une pure merveille !
Rien que la couverture nous emmène déjà dans l'univers magique du conte. Et cette aventure se poursuit lorsqu'on ouvre le livre. Il ne se lit pas comme un livre normal. Le texte se trouve sur la page du haut, et l'illustration qui l'accompagne sur celle du bas. Et quelles illustrations. Chapeau bas à l'artiste parce qu'elles sont vraiment magnifiques !
La belle et la bête
Celle ci illustre le moment où Belle découvre le jardin et où la Bête l'observe. Les couleurs sont superbes et le dessin des roses... J'en suis restée bouche bée. Il y a vraiment beaucoup de talent.
L'histoire est telle que je m'y attendais, on en retrouve bien tout les ingrédients. J'ai été enchanté de cette lecture et je remercie du fond du cœur Belin et Babelio pour cet envoi.
Je pense que c'est un ouvrage qui plaira beaucoup aux petits et aux grands !
Aller, je vous livre une dernière illustration pour vous donner envie de l'acheter !
La belle et la bête

Winterheim

Bonjour à tous!
Je vous livre aujourd'hui une chronique d'un livre de Fabrice Colin. De cet auteur, j'avais déjà chroniqué Bal de Givre. Et cette trilogie que je viens de terminer est elle aussi un petit coup de cœur. On retrouve un univers fantastique mêlant créatures légendaires et héros.
Dans le royaume de Midgard, les Faeders et les dragons ont décidés depuis longtemps de ne plus s'occuper des affaires des humains. Mais une prophétie annonçant la venue d'un enfant capable de les détruire pour toujours réactive la volonté guerrières de certains d'entre eux. Un conflit éclate, conflit qui se jouera dans les monde des humains, ceux là mêmes qui ne croient plus en leurs dieux...
J'ai bien aimé ce roman. Il s'agit d'une trilogie. Je l'ai lu en intégrale et j'avoue que ça m'a bien aidé pour comprendre toute l'histoire. Au départ, je m'étais complètement trompé sur l'identité du héros! Mais une fois que j'ai réussi à m'y faire, je me suis totalement laissé emporter par l'univers et par l'histoire. Cette idée de faire du personnage un enfant qui va être responsable de la mort de sa propre mère mais qui n'y peut rien car c'est son destin m'a beaucoup plu. La présence d'une trace de mythologie nordique n'a fait que renforcer ma vision positive du roman.
Le style de Fabrice Colin est toujours aussi impeccable. Je trouve qu'il a un véritable don à la fois pour amener ses lecteurs là où ils s'y attendent le moins mais en même temps, on se rend compte qu'il avait glissé plein d'indices pour qu'on trouve la solution tout seul. L'univers... on s'y croirait! A chaque page on peut aisément imaginer les décors et les paysages.
En résumé, c'est un roman que j'ai vraiment apprécié, je vous le conseille vivement.

Les sagas du mercredi n° 5 - Midnight Devil


La série que je vais évoquer aujourd'hui m'a été prêté par une amie. Midnight Devil est un manga en 5 tomes d'Hiraku Miura. Elle comporte aussi un One-Shot intitulé Beauty and the Devil qui relate le commencement de l'histoire.

Rin Hashiba vit avec son grand-père. Ils s'occupent d'un temple. Un jour alors que Rin prie les dieux, c'est un démon qui surgit. Il dit s'appeler Charles et venir du royaume d'Abalone. Il propose alors un pacte à Rin ; il sera à elle, elle sera à lui.

J'ai lu ce manga sur deux ans parce que l'amie qui me l'a fait découvrir n'habite pas vers chez moi. J'ai donc du attendre un an pour lire le dernier tome. Une torture que je ne souhaite à personne ! Rin et Charles sont deux êtres que tout oppose. Déjà parce que Rin est humaine et que Charles est un démon. Pourtant, c'est un véritable coup de foudre entre les deux. Leur relation est faite de quiproquos, de taquineries et de pas mal de sexe. Il y a des dessins très « chauds » tout au long du manga (mais on est prévenu par la mention « pour public averti » sur la jaquette!).  Ces scènes mises à part, on suit avec intêret les aventures des deux amoureux. Charles étant un démon, il ne peut rester longtemps sur Terre sans risquer une diminution de ses pouvoirs, ce qui va poser de nombreux problèmes tout au long de la saga.


D'autres personnages gravitent autour de ce couple, apportant soit aide et conseils, soit obstacles aux amoureux. Rin et Charles vont devoir composé avec le premier amour de Rin, Shô qui est bien décidé à la garder pour lui tout seul. Mais il y a aussi le rôle de souverain de Charles qui pose problème. J'ai bien aimé la manière dont l'auteur amène ces complications qui s'enchaînent sans toutefois perdre le lecteur. Cela évite au manga d'être un simple shojo un peu trop gentillet !

Les sagas du mercredi n°4 - Sally Lockhart



Bienvenue dans l’Angleterre de la deuxième moitié du XIXe siècle. Notre guide se nomme Sally Lockhart. Elle est l’héroïne de la saga éponyme écrite par Philip Pullman. Vous connaissez sans doute cet auteur britannique pour son autre saga : A la croisée des mondes. Ici, pas de daemon ou d’ours parlant mais une jeune femme douée pour les finances, qui manie les armes et qui vient d’apprendre le décès de son père. Elle décide de mener l’enquête pour mettre à jour tous les mystères qui entourent cette disparition.
Durant ces enquêtes, elles rencontrent d’autres personnes comme Jim Taylor ou Frederick Garland. La saga regroupe quatre tomes : La malédiction du rubis, Le mystère de l’étoile polaire ; La vengeance du tigre et La princesse de Razkavie. Sally est le personnage principal des trois premiers tomes. Dans le quatrième, on suit plutôt Jim.

Cette série est une excellente série pour la jeunesse. De l’espionnage, de l’action, un peu d’histoire d’amour. Tous les ingrédients sont réunis pour que l’on passe un bon moment. Sally est un personnage très indépendant. D’ailleurs, pour la petite anecdote, ce n’est pas son vrai prénom. Elle se nomme en réalité Veronica Beatrice.  Elle maîtrise tous les rouages de la bourse, sait tirer au pistolet et pourtant ces connaissances académiques sont quasi-nulles. Elle ne correspond pas vraiment à ce que doivent être les jeunes filles de cette époque. Dans les romans, elle est très forte mais aussi parfois un peu trop fière. Au fur et à mesure de la saga, elle construits des relations fortes avec les autres personnages. Elle jongle entre son métier de conseillère en placements financiers et son côté détective.

C’est une série avec laquelle j’ai grandie. J’ai lu les deux sagas de Philip Pullman et c’est sans aucun doute celle-ci que je préfère. J’adore le personnage de Sally même si parfois elle me parait beaucoup trop froide. Elle est beaucoup plus humaine dans le troisième tome, en lien avec la naissance de sa fille. Elle est très courageuse et je dois avouer, que j’aime beaucoup les personnages en marge des sociétés dans lesquelles ils vivent.

Concernant l’histoire, on rentre dedans tout de suite. Je pense que c’est une série qui peut autant plaire au plus jeunes qu’au moins jeunes ! Le fils du récit sont classiques mais fonctionnent très bien. Et on en redemande. Et puis arrive le 4etome… Et là, j’avoue que j’ai été assez déçue. Je n’ai pas trop saisi le fond de l’histoire et le fait de ne pas retrouver Sally en personnage principal m’a bloquée. En même temps, je pense que l’auteur a fait le tour de son personnage puisque Sally est mariée et élève sa fille. C’est une fin classique pour un personnage hors du commun mais il fallait bien qu’elle rentre dans les normes à un moment donné !

En bref, c’est une saga que je conseille. Aux enfants, aux parents à tout le monde ! Foncez découvrir Sally. Pour moi le  tome qui est le mieux réussi,  c’est le troisième. Et, parmi ceux qui l’ont lu, lequel a votre préférence ?


Les sagas du mercredi n° 3 - La rose écarlate


Bonjour à tous !

Je vous retrouve aujourd’hui pour le troisième article des sagas du mercredi. C’est d’une BD dont je vais vous parler. Il s’agit de la Rose Ecarlate de Patricia Lyfoung. C’est une BD que j’ai découverte il y a quelques années en bibliothèque. J’ai tout de suite aimé et je me suis procurée tous les tomes.

Maud de la Roche est une jeune femme éprise de liberté et de justice. A la mort de son père, qu’elle a juré de  venger, elle découvre qu’elle a du sang noble dans les veines. Elle est donc amenée à vivre chez son grand-père. Mais la jeune femme voue un véritable culte au Renard. Un bandit qui vole l’argent des riches pour les redistribuer aux pauvres. Afin de le retrouver et de venger son père, elle crée le personnage de la Rose Ecarlate, une justicière éprise de liberté…

Cette bande dessinée est un petit bijou. Entre Robin des Bois et Lady Oscar, Maud est un personnage franc et volontaire. Elle possède une ligne de conduite et ne s’en écarte sous aucun prétexte. Quelque soit les obstacles et les personnes qui vont se dresser sur sa route, elle est déterminer à retrouver l’assassin de son père. Les autres personnages, bien emblématiques de l’époque, sont très bien décrits et amenés.

L’histoire est une bonne histoire d’aventure. Une vengeance, des justiciers, la noblesse… tous les ingrédients sont réunis pour attacher le lecteur et l’entrainer dans la vie de Maud. On sent vraiment l’inspiration de tous les romans de cape et d’épée. Le premier cycle se divise en 6 tomes et même si on sent venir la fin (et l’histoire d’amour qui va avec), il y a certaines questions auxquels on n’obtient de réponses qu’au tout dernier tome. C’est le cas pour les origines de Maud. Apparemment, un deuxième cycle est en cours de publication. J’ai lu le septième tome mais il ne m’a pas vraiment convaincu alors je ne pense pas que je vais me lancer dans la lecture.
Je vous conseille cette Bande dessinée si vous aimez ce genre d’aventure.

Comme c’est une BD, il faut que je vous parle du type de dessin. C’est un dessin d’inspiration manga. Donc si vous appréciez ce genre de dessin lancez vous ! 


J’espère pouvoir rencontrer l’auteur un jour afin d’obtenir une dédicace !

Les sagas du mercredi n° 2 - Le livre des étoiles


Bonjour à tous !

Comme promis voici le deuxième rendez-vous des Sagas du Mercredi. Après deux semaines assez intenses, je peux enfin retrouver la lecture ^^. Aujourd’hui je vais vous parler de la saga Le Livres des Etoiles d’Erik l’homme. J’ai reçu cette saga pour un noël il y a longtemps et je l’avais dévoré. Je l’avais eu en coffret grand format avec les trois tomes d’un coup. C’est cette saga qui m’a permis de découvrir cet auteur que j’apprécie énormément.

Le livre des Etoiles, c’est l’histoire de Guillemot de Troïl qui vit au Pays d’Ys.  Il a 12 ans et lors de la fête d’anniversaire de son oncle, il réagit à une invocation de magie et devient quelque temps plus tard l’apprenti du maître magicien Quadehar. Il est très doué et s’embarque souvent dans des aventures rocambolesques en entrainant ses quatre amis : Gontrand, Romaric, Ambre et Coralie. Mais ce qu’il ne sait pas, c’est qu’un adversaire redoutable grandit et veut lui voler sa magie : l’Ombre. 

Cette saga a été un véritable coup de cœur. J’ai adoré l’univers qui se construit autour de trois mondes : le pays d’Ys, le monde Certain et le monde Incertain. Tout est extrêmement bien décrit et à chaque page on a l’impression de voyager avec ces héros. J’ai vraiment eu envie de partir avec les personnages ! Le pays qui m’a le plus plu c’est sans doute le pays d’Ys. Dans les descriptions on aurait vraiment dit la Bretagne, et comme j’adore cette région…
L’histoire est aussi très bien construite. On s’attend au rôle que va jouer Guillemot mais pas du tout à ceux de ces amis, ni à celui de son maitre d’ailleurs. L’auteur nous emmène de révélations en révélations, on ne décroche pas une seconde. Et bien évidemment on ne s’attend pas une minute à la révélation finale. Ce que j’ai apprécié aussi, c’est que chaque personnage, même secondaire, est fouillé et possède sa propre histoire. Il y a aussi  un travail de création des langues, des rites et des population qui m’a énormément plu.

Derrière le style d’Erik l’homme, on retrouve l’influence de Boterro, avec qui il a collaboré sur la saga A comme association (que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire, mais ça ne va pas tarder !). Les personnages et l’univers rappelle beaucoup Ewilan, donc si vous aimez cette saga, je vous conseille vivement le livre des étoiles.

J’ai eu l’occasion de rencontrer l’auteur trois fois. La première fois au salon du livre de Villeurbane où j’ai pu faire dédicacer deux livres (deux autres sagas dont je vous parlerais sans doute une autre fois ^^), une fois à Pont-de Claix où il se rappelait de moi et une dernière fois au salon du livre de Montreuil. C’est une personne très souriante et très disponible même sur les gros salons. Il prend bien le temps de discuter avec ses lecteurs et c’est très appréciable dans ces événements.   

Les sagas du mercredi n° 1 - Le seigneur des anneaux


« Trois anneaux pour les rois elfes sous le ciel,
Sept pour les seigneurs nains dans leur demeure de pierre
Neuf pour les hommes mortels destinés au trépas,
Un pour le seigneur des Ténèbres sur son sombre trône
Dans le pays du Mordor ou s’étendes les ombres.
Un Anneau pour les gouverner tous, Un Anneau pour les trouver,
Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier
Au pays du Mordor où s’étendent les ombres. »

Je suis sure que vous connaissez tous cette formule prophétique écrit un jour par un homme fumant la pipe. Se doutait-il alors de l’impact que ces quelques mots allait avoir sur sa vie et sur le monde de la littérature ?

Bonjour tout le monde ! Nous sommes le mercredi 1er janvier 2014 et c’est avec le Seigneur des Anneaux, œuvre magistrale de J.R.R Tolkien que je commence ce nouveau rendez-vous intitulé Les Sagas du Mercredi.  En quoi cela va-t’il consister ? C’est très simple. Tous les mercredis, je vous parlerais d’une saga que j’ai lu, que j’ai à lire, ou que j’ai vraiment envie de lire. Je vous dirais pourquoi j’ai choisi cette saga, comment je l’ai perçue, qu’est ce que j’ai ressenti… Et pour ouvrir le bal, focalisons-nous sur le Seigneur des Anneaux !

J’ai découvert cette saga à l’occasion de la sortie du premier tome au cinéma en 2001. J’avoue que je ne connaissais que très peu l’univers de Tolkien. J’avais 12 ans à l’époque et je n’avais encore pas eu l’occasion de découvrir l’œuvre de cet auteur. J’avais peut être lu des extraits, de Bilbo le Hobbit surtout, mais je n’en gardais pas un souvenir impérissable. Et puis en voyant le premier film, j’ai décidé de lire la saga et là j’ai eu un coup de cœur immense pour cet univers ! J’ai tout adoré. La Terre du Milieu, les personnages, l’histoire, la chronologie, vraiment tout. J’ai aussitôt enchainé avec la lecture des autres œuvres qui sont plus compliqués que le Seigneur des Anneaux.

Nous sommes dans la Terre du Milieu, plus précisément dans la Comté. Dans cette terre verte et paisible vit le peuple des Hobbits. Ce sont de sympathiques personnages, plus petits que des hommes et aux pieds poilus. Parmi eux, se trouve Frodon et Bilbon Sacquet. Ce dernier fête ses 111 ans. C’est l’occasion d’une grande fête à laquelle toute la Comté est conviée. Même Gandalf le magicien à fait le déplacement. Mais ce que les invités ne savent pas, c’est que Bilbon à prévu de s’éclipser à la fin de la fête, grâce à son anneau magique. Alors que le vieux Bilbon décide de partir rejoindre les elfes à Fondcombe, Frodon hérite de cet anneau particulier. Gandalf lui révèle que le bijou appartient à Sauron, un puissant mage noir qui a été vaincu il y a des années. Mais même sans corps, il reste encore vivant car l’anneau est une part de son âme. Pour vaincre définitivement le seigneur noir, il faut détruire l’anneau en le jetant dans le feu de la montagne du destin, là où il fut forgé. Frodon quitte la Comté avec son fidèle jardinier Sam Gamegie, sans savoir que sa quête le mènera bien loin de chez lui. Mais la guerre pour la domination de la Terre du Milieu est proche…

C’est vrai qu’il est difficile de résumer les trois tomes de cette histoire. Sur l’ édition intégrale que l’on m’a prêté, il n’y a pas moins de 1098 pages, alors je vous laisse imaginer… Je dois bien admettre qu’entrer dans l’univers de Tolkien n’est pas facile. Le professeur Tolkien était un linguiste, ces romans sont empreints de cette manière de jouer avec les mots et leur sens ce qui rend la lecture parfois un peu difficile. C’est un style littéraire quelque peu soutenu et il faut s’accrocher à certains moments pour réussir à suivre. L’univers créé est aussi tellement complexe qu’on ne peut pas tout retenir simplement en lisant un tome ou un chapitre. Mais il faut aller jusqu’au bout car on ne regrette en rien sa lecture. On est transporté avec Frodon, Aragorn, Legolas et les autres en plein cœur de la bataille pour sauver la Terre du Milieu. Pour une première approche du Seigneur des Anneaux, je vous conseille vivement, les trois films réalisés par Peter Jackson qui sont un bon moyen de se familiariser avec Tolkien. En revanche, si vous souhaitez vraiment lire un roman, je vous conseille Bilbo le Hobbit. Il est plus accessible au niveau littéraire.


Je terminerais cette chronique en vous livrant mon personnage préféré et mon passage préféré de l’œuvre. Le personnage que je préfère est sans aucun doute Eowyn, la vierge guerrière du royaume du Rohan. Elle apparait dans le roman Les Deux tours, et malgré sa condition de femme veut s’engager aux côtés de l’armée de son oncle, le roi Theoden pour défendre sa terre.  Le passage que je préfère se situe dans le troisième tome : Le Retour du Roi, lorsqu’Aragorn part chercher l’armée des morts sur la route sous la montagne…

Le printemps du Livre de Grenoble - Edition 2013




Comme promis, je lance le Guide de Fourmi ! Pour la première édition, nous allons ensemble au Printemps du Livre de Grenoble.





Le Printemps du Livre est un salon organisé tous les ans par le réseau des bibliothèques de Grenoble.  Les bibliothécaires établissent une liste d’auteurs, de livres et d’expositions autour d’un thème. Cette année, le thème était Espèces d’Espaces en hommage à l’œuvre de Georges Perec.
Des auteurs tels qu’Olivier Truc, Fabrice Colin ou encore Jean-Christophe Bailly étaient invités.

Le Printemps du livre se décline en plusieurs espaces. Vous pouvez aller à la rencontre des auteurs dans les bibliothèques du réseau, ou venir discuter avec les éditeurs et les auteurs bien sur, sous le chapiteau du Printemps.




Pendant le Printemps, il y a également des lectures prévues. Cette année, c’est au théâtre de Grenoble qu’elles ont eu lieu.

A noter, l’entrée sous le chapiteau et les rencontres avec les auteurs sont gratuites !

Depuis deux ans, votre fourmi préférée est passée de l’autre coté du miroir. Je suis sur le stand de l’association Elbakin.net, qui a pour but de promouvoir la Fantasy à travers la littérature, les jeux de rôles et bien d’autres choses encore.


J’ai hâte de connaitre le thème de l’édition 2014. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à ma poser des questions :).  

Japan Touch : En route pour le Japon !



Mesdames et Messieurs, bienvenue au Japon ! Oui enfin…presque ! Votre fourmi nationale a profité du samedi 8 novembre pour se rendre à Eurexpo à Lyon pour la 16e Japan Touch ! Autant vous dire que j’étais excité comme une puce ! Et le salon a été à la hauteur de mes espérances.



Qu’est-ce que la Japan Touch me direz-vous ? Et bien c’est un événement qui regroupe dans un seul lieu des stands, des animations et des rencontres dédiés à la culture japonaise (et aussi un peu à la culture geek quand même aussi hein ^^). Pour plus d’infos sur l’événement et sur les animations du salon vous pouvez aller faire un tour par ici : http://www.asiexpo.com/japantouch2014/

Je vais tenter de vous faire un petit compte rendu de ma journée d’un point de vue livresque. Premièrement, j’ai assisté à une conférence sur le Yaoï, du fanzine à l’édition professionnelle. Je vois déjà vos yeux écarquillés, mais de quoi elle nous parle ? Alors le yaoï, c’est un genre de manga, plus à destination du public féminin qui raconte une histoire d’amour entre deux hommes. Bon… je ne suis pas très adepte du genre mais je suis allée à la conférence justement pour en savoir un peu plus et surtout savoir pourquoi ça a autant de succès. L’âge d’or du Yaoï en France date de 2009. C’est souvent très sexuel comme manga et il y a souvent une relation de dominant-dominé. Selon l’un des invités de la table ronde, le public touché se situerait entre 12 et 30 ans. Voilà, en gros, ce que j’ai appris. Mais ça ne m’a pas vraiment donné envie d’aller y regarder de plus près.

En sortant de la conférence, je suis passé par le stand de la maison d’édition Nobi-Nobi  et j’ai trouvé l’adaptation en manga des Trois mousquetaires d’Alexandre Dumas. 



En continuant mon tour d’horizon des différents stands, j’ai pu aussi trouver quelques marques pages aux couleurs des héros d’anime ou de films d’animations. Voilà pour ce qui est du compte rendu livresque.



Mais comment évoquer la Japan Touch sans parler des cosplays ? J’ai été très impressionnée par certains déguisements. Un jour j’aurais du talent et je pourrais aussi en faire !










En revenant des Oniriques





Quand on passe un week-end comme celui que je viens de vivre, on a toujours un peu du mal à revenir à la réalité. Honnêtement, en tant que lectrice, je ne connais pas de plus grande satisfaction que de se balader au milieu des auteurs et des illustrateurs qui me font voyager à travers leurs pages. Mais alors quand les auteurs (même ceux que vous n’avez pas encore eu le temps de découvrir) prennent cinq petites minutes pour échanger un mot et en gribouiller un autre sur un carnet, c’est le paradis ! Suivez-moi ! Je vous fait un petit compte rendu de mon week-end aux Oniriques de Meyzieu ! http://www.lesoniriques.fr/
Les Oniriques, c’est l’histoire d’un festival créé en 2013 et géré par l’équipe de la médiathèque de la ville de Meyzieu. (Robert CIARLITTI, directeur culturel, Ghislaine KARAGHIUEUZIAN, directrice de la médiathèque, Brigitte PRIN ABEIL, directrice adjointe, Frédérique MALVESIN, directrice artistique, Béatrice WICINSKI, responsable du Prix Pierre Bottero et administratrice du site, et l’ensemble de l’équipe de la médiathèque). Les Oniriques, c’est le festival des cultures de l’imaginaire. Pendant 3 jours, vous pouvez rencontrer des auteurs, des illustrateurs, des éditeurs spécialisés dans l’imaginaire (Fantasy, Science-fiction…). Le thème de cette année étant vaisseaux et odyssées, je vous laisse faire travailler votre imagination.
C’est un festival que j’ai eu un immense plaisir à parcourir ! La liste des auteurs invités m’a fait rêver (Erik L’homme !!! Oui je reviendrais plus tard sur ma crise de fan…), mais aussi Laurent Genefort, Pierre Bordage, Laurent Whale et tant d’autres.




Et en plus, cette année, j’étais présente sur le festival en tant que secrétaire adjointe de l’association Les Rev’ailleurs ! Présente sur le stand, j’avais pour rôle de présenter l’association aux visiteurs du festival. Avec notre tortue mascotte, LSD et notre petit Chtulu, nous avons proposé des grilles de jeux et elles ont eu du succès !

Mais j’en ai aussi profiter pour aller rencontrer les auteurs et les illustrateurs et remplir mon petit carnet spécial dédicaces de salons !  vaisseaux : quand est-ce qu’on arrive ? Des questions comme : qu’est-ce qu’on mange à bord, et les moteurs comment ils fonctionnent ? La place de la femme dans les vaisseaux, elle est ou…. Ont permis de rythmer la discussion. Les auteurs présents (Laurent Whale, Laurent Genefort, Olivier Paquet et Ophélie Bruneau) se sont prêtés au jeu et ont répondu avec humour et précision aux questions de Sara Docke, la modératrice.


J'ai également pris en chasse la plupart des auteurs du festival pour qu'ils me signent mon petit carnet magique ! Vous pouvez retrouvez l'intégralité des signatures sur l'album de la page facebook, Lisons avec Fourmi [Quand fourmi court après les auteurs, volume 1 : Les Oniriques]

Tout au long du week-end, il y avait également un marché médiéval présent sur le parvis de la maison des associations. Des lutins, et autres créatures un peu étranges ont déambulés dans les rues de Meyzieu pour le plus grand plaisir de tous !

Je garderais un très bon souvenir de ce festival, et je signe sans hésiter pour dans 2 ans !






mardi 14 juillet 2015

Le Pacte des Marchombres - Tome 3 : Ellana, la prophétie


Et bien voilà… on arrive à la fin. J’ai terminé le tome 3 du pacte des Marchombres. J’ai un peu du mal à me faire à l’idée que, ça y est, j’ai terminé les œuvres de Pierre Bottero. (Bon, il me reste A comme association encore ^^). Mais j’ai du mal à quitter l’univers d’Ewilan.

Dans ce tome, Ellana doit faire face à une attaque et à la disparition de son fils. Et à l’annonce de la nouvelle, tous ses amis se réunissent pour la venger. Mais est-elle vraiment morte ? Et son fils, est-il vraiment la clé de cette fameuse prophétie ?

J’ai eu quelques difficultés à finir ce tome. Tout d’abord parce qu’il est essentiellement constitué de flash-backs et qui sont liés à l’œuvre Ewilan. Comme je les ai lus il y a un petit moment je ne me souvenais pas de tout. J’ai eu du mal à reconnecter tous les événements aux personnages et ça a un peu gêné ma lecture. Cependant, l’histoire est toujours très bien construite. Et ces quelques piqures de rappel, qui constituent les souvenirs d’Ellana permettent de resituer qui elle est et surtout ce qu’elle est devenue. Le passage que j’ai particulièrement apprécié c’est celui où elle se retrouve dans la maison de son enfance. J’ai eu une petite pointe de nostalgie, car j’avais beaucoup aimé la découverte de la forêt maison et du monde des petits.

Du côté des personnages, il n’y a qu’Ewilan qui m’a déçue. Vraiment, je ne me rappelais plus que je l’avais trouvé aussi niaise et énervante ! Tous les personnages que l’on a croisés dans la trilogie se retrouvent dans ce tome. Comme dans un film choral, ils répondent tous à l’appel de l’amitié qui les unit à l’héroïne. Les personnages sont moins développés du fait qu’on les connait déjà et pourtant on a du mal à les comprendre complétement. Il leur reste des zones d’ombre et je trouve ça très intéressant et curieusement, pas du tout frustrant.

Le seul passage où j’ai un peu décroché curieusement c’est la fin. Je ne m’attendais pas du tout à ça. Mais je ne vous dis rien pour ne pas vous arrachez le plaisir de la lecture !

En conclusion, je dirai que c’est vraiment une excellente trilogie et qui est à mettre entre toutes les mains (si vous ne l’avez pas encore compris…^^). 

Terre Dragon - Tome 1 : Le souffle des pierres


Bonjour à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve pour une chronique sur un livre que j’ai acheté au festival des Oniriques ! Et oui, il s’agit bien du premier tome de la nouvelle saga d’Erik l’Homme : Terre Dragon ! Je l’ai attaqué quasiment tout de suite après l’avoir acquis et je persiste et signe, Erik l’Homme est une valeur sure !

Aegir est un enfant à la peau d’ours, capturé par une tribu guerrière qui désirent le contrôler. Il renferme une puissance que lui-même ignore. Lorsqu’il réussit à s’échapper, il croise la route de Sheylis, jeune apprentie sorcière en exil. Les deux adolescents vont devoir alors affronter de nombreux dangers pour obtenir ce qui leur tient le plus à cœur : leur liberté.

Bon, alors je vais essayer de faire ma chronique le plus objectivement possible, ce qui reste d’être difficile étant donné que je suis vraiment une très grande fan des œuvres d’Erik l’Homme. La première chose qui me viendrait à l’esprit, c’est que c’est un roman très jeunesse. Je m’explique. Certes, j’étais prévenue par l’âge indiqué sur le livre (à partir de 11 ans), mais il arrive que certains romans jeunesses passent très bien. Là, j’ai eu un peu du mal à entrer dans l’histoire que j’ai parfois trouvé trop simple. Mais en même temps, je pense vraiment que c’est une question d’âge ! C’est le seul point négatif que j’ai pu trouver.

L’histoire est bien trouvée. Ces deux adolescents qui ont plus ou moins le même destin et qui le vivent en parallèle. Ils sont liés plus qu’ils ne le croient (notamment à cause de Sheylis). J’ai été assez surprise car même si le résumé me laissait présager un vague écho du livre des étoiles, il n’en est rien ! Erik l’Homme a réussi à revenir dans un univers de fantasy sans rester dans l’ombre de sa première saga. L’univers est très bien construit, j’aime particulièrement la présence des cartes au début du livre. On peut avoir une vision très précise du territoire et c’est très bien pour s’y repérer.

Concernant les personnages, j’ai eu un peu plus de mal avec les deux héros. Je pense qu’ils sont amenés à évoluer dans les futurs tomes donc je ne vais pas m’y attarder. Par contre, je suis assez intriguée par la Confrérie des Prêtres du Crâne (je crois que c’est quelque chose comme ça). Cette religion m’a beaucoup intéressé et j’espère qu’elle sera développée un peu plus dans les autres romans. Pour le moment il est prévu trois tomes, et j’ai déjà le deuxième !

En résumé, je pense que c’est un bon livre pour des adolescents au niveau collège. En revanche si vous n’aimez pas tout ce qui est trop jeunesse, je pense qu’il vaut mieux vous diriger vers d’autres romans de cet auteur.

La voleuse de livres


Non, non, vous ne rêvez pas ! Ceci est bien une chronique de ma part ! Effectivement après une longue absence (1 mois et des poussières quand même…), due aux partiels, aux exposés qui se sont précipités en ce début de semestre, mes seules lectures ont été des livres de cours, guères passionnants à vous chroniquer ^^. Mais me revoici aujourd’hui et  je vous propose mon avis sur La Voleuse de livres de Markus Zusak.

Nous sommes en Allemagne, en 1939. La mort commence à avoir beaucoup de travail. C’est elle la narratrice. C’est elle qui nous conte les aventures de Liesel, petite fille séparée de sa mère et accueilli dans une famille adoptive dans une petite ville près de Munich. Elle y grandit pendant 5 ans au rythme des alertes et des combats qui se rapprochent. Mais Liesel n’est pas qu’une petite fille, c’est aussi une voleuse de livres.

La première chose que je tiens à dire sur ce livre c’est enfin un livre sur la seconde guerre mondiale qui n’est pas larmoyant, ni débordant de pathos ou qui a pour but de nous faire culpabiliser, nous les chanceux des années 2010. J’ai apprécié que cette période historique ne soit qu’un contexte, qu’une trame de fond nécessaire au bon déroulement de l’histoire. Ici, il n’est pas question de rappeler les atrocités vécues par le peuple juif, de montrer le peuple allemand comme s’il ne s’agissait que d’un seul homme obéissant sans réfléchir à la folie d’un plus fort. Non. Le roman nous dépeint de chroniques de la vie quotidienne d’une population pauvre qui n’avait pas d’autre choix que de se soumettre ou mourir.

Ensuite, j’ai trouvé que ce roman était extrêmement bien raconté. Le fait de savoir dès le départ que c’est la Mort qui raconte nous plonge directement dans le côté tragique de l’histoire. Et pourtant, la narratrice est tellement pleine d’ironie et de sarcasme sur elle-même qu’elle arrive parfois à nous faire esquisser un sourire. J’ai particulièrement apprécié le passage ou elle parle de la guerre comme de son patron. Et oui, même la Mort a un patron !

Le reste de l’histoire se parcoure très facilement. On prend plaisir à suivre Liesel dans sa carrière de voleuse. Le premier livre, puis le deuxième, puis encore un… Les mots sont pour elle une bouée de sauvetage dans cet enfer de la guerre. Elle se retrouve confrontée aux jeunesses hitlériennes, au départ de son père adoptif, à la violence et à la paranoïa qui règne. Mais elle reste fidèle à elle-même jusqu’à la fin.

Les autres personnages qui gravitent autour d’elle ont tous une importance à un moment donné de l’histoire. Même si ce n’est que pendant une page ou un paragraphe, ils font vivre le roman et permettent de relancer l’intrigue qui a parfois tendance à être un peu longue.


En résumé, c’est un bon roman dont j’ai apprécié la lecture. Je pense que je vais me procurer le film d’ici peu pour pouvoir le comparer au livre !

Le premier défi de Mathieu Hidalf


Imaginez… chaque année, votre anniversaire tombe en même temps que celui du roi. Et évidemment, tout le monde n’a d’yeux que pour le monarque et personne ne s’occupe de vous. Comment attirer l’attention ? En programmant chaque année une bêtise plus grosse que celle de l’année précédente ! Pour cela, suivez donc les conseils de Mathieu Hidalf, un vrai pro en la matière !

Le roman de Christophe Mauri est une petite pépite ! Mathieu Hidalf a 10 ans. Et il est bien décidé à gâcher une fois de plus la fête du souverain. Mais voilà, une menace incarnée par les frères Estaffes risque de mettre à mal la bêtise du jeune Hidalf, et ça il en est hors de question.

Mathieu est un personnage attachant et tellement drôle. Rusé comme un renard, un peu filou aussi mais aussi très intelligent. Il prévoit tous dans les moindres détails, c’en est presque effrayant. Et surtout il ne manque pas d’imagination. J’avoue que je n’avais absolument pas vu venir la bêtise. Christophe Mauri réussit à nous entrainer complétement dans son histoire. Parfois, j’ai l’impression d’être véritablement au côté des personnages quand je lis un livre. Là, j’ai totalement suivi Mathieu dans ses embrouilles. Le style de l’auteur est impeccable et s’adresse autant aux plus jeunes qu’aux moins jeunes. Mathieu a ce talent particulier d’entrainer presque tous ceux qui croisent sa route dans ses bêtises !

Autour de Mathieu, gravite toute la famille Hidalf, le père (autoritaire mais aussi dépassé par l’imagination de son fils), la mère (douce et qui tente d’aider tout le monde), Juliette d’Or (la grande sœur amoureuse) et les deux autres petites sœurs. La fratrie est très soudée…jusque dans les bêtises ! Chacun à ses rêves et ses rivaux. Tous les personnages ont un petit côté burlesque qui se retrouve dans la description de leur caractère ou dans leur manière de s’exprimer. Ce qui est très drôle aussi, c’est que tout le monde attend la bêtise de Mathieu alors que son père se démène pour qu’elle n’est pas lieu !

L’histoire, malgré une fin un peu abrupte se suit avec plaisir. Parfois, on a un peu du mal à replacer certaines intrigues mais l’auteur trouve toujours le moyen de nous remettre sur le bon chemin et de nous guider. On en redemande en fermant le livre ! En bref, c’est un très bon livre que je vous conseille ! Moi je m’en vais me mettre à genoux devant la personne qui m’a prêté le premier tome pour qu’elle accepte de me confier la suite !



Sublimes Creatures - Tome 3 : 18 lunes


Il y a des sagas où on essaye de s'accrocher en pensant qu'un jour, il y aura le déclic qui nous permettra de l'apprécier. Mais voila, parfois, ce déclic ne vient pas et il est nécessaire de stopper la lecture.

Je vous livre aujourd'hui mon avis sur 18 Lunes de Kami Garcia et Margaret Sthol. Je remercie chaleureusement le Livre de Poche pour cet envoi. Nous retrouvons Léna et Ethan après les aventures de la 17eme lune. Et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est un peu le bazar à Gatlin. Les éléments se déchaînent, les créatures surnaturelles traversent les frontières et Léna et Ethan doivent faire face à de nombreux dangers…

Comme je vous le disais en début de chronique, j'ai eu énormément de mal à cette lecture. L'histoire est vraiment intéressante. J'aime beaucoup les ambiances un peu fantastiques où on ne sait jamais ce qui va arriver, quelles créatures vont apparaître et surtout ce qu'elles vont faire. Mais les deux personnages principaux, franchement… Qu'est-ce qu'ils m’énervent ! Je les trouve vraiment niais et assez passifs. Pourtant, c'est les seuls qui m'inspirent ces sentiments. J'aime beaucoup d'autres personnages comme Amma ou Marian. Mais Ethan et Léna… j'ai vraiment du mal à les supporter.

C'est une lecture que j'ai mis du temps à faire (je m'en excuse d'ailleurs auprès de la maison d'édition), mais j'ai eu vraiment du mal à entrer dans l'histoire. C'est bien écrit mais je bloque vraiment sur les deux héros. Je ne pense pas que je lirais la suite même si je serais assez étonné de savoir comment la saga se termine.

Je pense que j'ai commis une erreur sur cette saga, étant donné que j'ai vu le film avant de lire le livre. Comme je n'ai pas trop aimé le film, je pense que je suis partie avec un a priori sur ma lecture.   Mais c'est comme ça, on ne peut pas tout aimer non plus ^^.  



Le Pacte des Marchombres - Tome 2 : Ellana l'envol


Je ne le dirai jamais assez, Pierre Bottero était un auteur doté d'un talent incroyable. De ces mots capable de vous faire passez du rire aux larmes en à peine quelques secondes. Elanna fait partie de ces séries de romans pour adolescents qu'on ne peut que diffuser et mettre entre toutes les mains que l'on saisit.

Dans ce deuxième tome, Elanna est chargée d'une mission dangereuse et délicate par son maître . Mais la jeune femme ne sait plus si elle doit faire confiance aux autres et encore moins si elle peut se faire confiance. L'heure de l'envol a sonné...

On ne lâche plus ce tome tant que l'on ne sait pas ce qu'il est advenu de chaque personnage. Elanna continue son apprentissage auprès de Jilano et celui-ci devient de plus en plus difficile. Les sentiments s'en mêlent, empêchant Elanna d'y voir clair et de faire des choix. Bottero réussit à nous transmettre tous les doutes de son héroïne. On ne suit pas Elanna, on est Elanna. Perdue entre la voie des marchombres et celle de son cœur, la jeune femme doit désormais être certaine de qui elle est pour continuer.

Ce tome est plus tourné autour de la psychologie du personnage. Je trouve que c'est une excellente chose. On arrive ainsi à une fin qui est très claire (j'ai d'ailleurs bondi en reconnaissant les voyageurs évoqués). L'histoire est une suite d'épreuves qui sont destinées à faire d'Elanna une vraie marchombre. « Les hommes sont ils capables de voler jeune apprentie ? ».  Cette question est le vrai fil rouge de l'histoire. C'est elle qui permet de tout comprendre.


Chapeau bas à Monsieur Bottero ! J'ai hâte de lire le tome 3 !

Hex Hall - Tome 1


Bonjour à tous ! Je vous retrouve aujourd’hui pour une nouvelle chronique. La maison d’édition Le Livre de Poche m’a gentiment envoyé le tome 1 d’Hex Hall. Je les remercie encore une fois de leur confiance. J’avais vu plusieurs avis sur ce livre et j’ai donc décidé de me plonger dans cette lecture. Et c’est une agréable surprise.

Sophie Mercer est une sorcière mais le problème c’est qu’elle ne contrôle pas ses pouvoirs. Alors, quand son sort philtre d’amour est un échec complet, elle est envoyée à Hex Hall, pensionnat sévère pour toutes les créatures différentes des humains. Sophie se retrouve au milieu des fées, des loups garous et autres vampires. Mais voila, son arrivée est suivi de plusieurs accidents. Un psychopathe décide de saigner les élèves sauf que bon…Sophie ça ne lui plait pas vraiment cette histoire…

A la lecture du résumé, ma réaction a été : Oh non, encore une histoire style Night School… J’avais demandé ce livre parce que la couverture m’avait tapé dans l’œil. Quand j’ai lu le résumé j’ai vraiment été décontenancée. J’ai eu peur de ne pas aimer étant donné que j’avais détesté Night School. Et là, le résumé m’y faisait vraiment pensé. Mais j’ai décidé de faire abstraction et finalement j’ai été agréablement surprise.

Le personnage de Sophie m’a énormément fait rire. C’est une fonceuse et un petit peu insolente il faut bien le dire, mais qui à un cœur d’or. Elle a envie de défendre les gens qu’elle croit innocent quitte à se mettre tout le monde à dos. C’est d’ailleurs ce qui se passe dans le roman. Mais c’est aussi quelqu’un de très sensible et qui a peur de décevoir les personnes qui croient en elle. Elle n’est pas douée en sort et se sent exclue des cours. Malgré tout elle s’accroche !

L’histoire est assez banale. Une école, un personnage principal, de l’amour, du suspens… Malgré tout, j’ai bien accroché et j’ai lu le livre très vite. Je m’attendais à la fin mais j’ai été très étonné du véritable rôle joué par un des personnages fantomatiques. Pour le coup, je ne m’y attendais pas du tout et je suis restée étonnée pendant un petit moment. Il s’agit d’un premier tome…qui se termine d’ailleurs un peu en queue de poisson (normal pour un premier tome c’est vrai), mais il reste encore beaucoup de zones d’ombres à éclaircir et j’avoue que je suis assez curieuse de connaître la suite.


En résumé, c’est une roman pas trop mal que je conseille à ceux qui ont aimé Night School, ils y retrouveront l’ambiance pensionnat. Mais je le conseille aussi à ceux qui n’ont pas aimé car l’histoire est beaucoup mieux !