mardi 7 novembre 2017

La Passe-miroir : une promenade d'arche en arche




Dans la catégorie des sagas dont on n’arrête pas d’entendre parler, j’ai attaqué La Passe Miroir en août dernier. Conquise par le premier tome, j’ai aussitôt réservé puis lu les deux autres tomes. Je n’avais lu aucune critique, vu aucune vidéo qui en parlait… bref, c’était la découverte totale ! Aujourd’hui je vous livre donc mon avis. C’est un avis général, une critique qui regroupe les trois tomes. Je ne vais donc pas m’attarder sur chaque intrigue mais plus sur l’univers et sur les personnages. Attention, pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, ou qui n’en sont qu’au début, il va y avoir quelques révélations sur les intrigues des différents tomes !

Ophélie est une liseuse, elle a le pouvoir de connaître le passé des objets en les touchant. Elle est également capable de traverser les miroirs… Sa vie tranquille sur l’arche d’Anima est brusquement interrompu le jour où sa famille lui annonce qu’elle est fiancée à Thorn, un homme du Pôle. Ophélie se retrouve projetée sur une arche où mirages et complot sont les maîtres sous la houlette d’un esprit de famille amnésique et peu avenant. Elle apprend à y vivre, à y survivre même parfois jusqu’au jour où un ennemi se révèle : Dieu.

Il est difficile de résumer trois tomes sans révéler toutes les intrigues. Pour faire simple, dans le premier tome, on découvre le personnage d’Ophélie, ses capacités et pourquoi elle est envoyée sur le Pôle. Dans le deuxième, elle se retrouve confrontée plus frontalement aux intrigues de cour ce qui l’amène à quitter le Pôle à la fin du livre, suite à la disparition de Thorn (liée à toute une série d’événements). Enfin, dans le troisième tome, Ophélie se retrouve sur l’arche de Babel, à la recherche de Thorn et d’informations sur le fameux Dieu…

J’ai eu beaucoup de mal au début de ma lecture à entrer dans l’univers de Christelle Dabos. Jusqu’à la moitié du premier tome environ, j’ai mal vécu les longueurs dans l’action et plusieurs fois j’ai cru que j’allais abandonner la lecture. Mais il y a eu un déclic, et j’ai finalement été transporté par les aventures de Thorn et d’Ophélie. L’univers des arches est extrêmement riche. On a bien le temps, à travers les deux premier tomes, de prendre connaissance de toutes les particularités du Pôle. J’ai beaucoup aimé le côté mirage. On est pris nous même au piège en même temps que les personnages. Sommes-nous vraiment dans le bon lieu ? Dans la bonne maison ? Et la question la plus importante que pose le Pôle c’est surtout : est-on à notre place sur cette arche ? Enfin, dans le dernier tome, j’ai trouvé que la création de Babel comme unique arche se savoir de l’univers est très intéressante parce qu’elle relance la problématique sous-jacente dans les trois tomes à savoir, qu’est-il possible de révéler, à qui et pourquoi ? Les trois intrigues des trois tomes ont leur lot de rebondissements et j’ai plusieurs fois insulté exprimé vivement mon avis sur les choix de l’auteur…

Du côté des personnages, je suis vraiment tombée amoureuse de Thorn. Ce côté bourru, timide, froid mais en même temps protecteur et attentionné m’a énormément rappelé le personnage de Darcy dans Orgueil et Préjugés (non je ne fais pas de fixette). J’ai eu un peu plus de mal à m’attacher à Ophélie que je trouvais très effacé. J’ai vraiment apprécié son développement au sein des trois tomes. Elle est passée d’une petite fille effacée à une femme qui sait ce qu’elle veut, qui a ses forces mais aussi ses faiblesses et qui est prête à tout par amour. La relation entre Ophélie et Thorn a été un grand moment de frustration lors de ma lecture. La grande romantique en moi n’en pouvait plus et a poussé un grand ouf à la fin du troisième tome. Les trois autres personnages qui se détachent de cette saga pour moi sont la tante d’Ophélie, Bérénilde et Archibald. Ils ont chacun un petit truc en plus qui les rend indispensables à l’histoire. Ce que j’ai vraiment aimé, c’est qu’ils ne réagissent jamais comme je m’y attendais ! Ils ont, à mon sens, contribués au suspens de l’histoire. Bien évidemment, d’autres personnages gravitent autour de ce noyau mais si je devais tous les évoquer en détail, cette chronique ferait quinze pages…

En conclusion, je dirais que c’est une saga pleine de très bonnes choses. Des personnages qui évoluent à la fois au contact des autres mais aussi au contact de leurs univers, des intrigues qui arrivent à ne pas lasser le lecteur (même au bout de trois tomes) et une richesse dans l’écriture qui est tout simplement impressionnante. Rien que la création des arches et de chaque esprit de familles est un travail qui est déjà titanesque… Bref, j’attendrais avec impatience le quatrième tome, surtout vu l’énorme suspens de la fin du troisième…



samedi 26 août 2017

Vivre et savoir-vivre : Les séances de cinéma




Comme beaucoup de personnes, j'aime aller au cinéma. L'ambiance des salles obscures est particulière. Il y a le petit frisson qui s'installe quand les lumières s'éteignent, quand le logo de la boîte de production apparaît sur l'écran, quand le retardataire éclaire toute la salle avec son téléphone portable... hum..ça peut être pas. Et pourtant ils sont de plus en plus nombreux à arriver 10 à 15 minutes en retard et à éclairer toute la salle à la lampe de poche... Quand ils ne se mettent pas à parler fort pendant le film !

Aujourd'hui dans la catégorie vivre et savoir-vivre, nous allons évoquer les comportements au cinéma. Avant de commencer, je tiens à rendre à César ce qui est à César, en la personne de François Theurel. En effet, celui-ci a fait une vidéo s'intitulant : Le manuel du savoir-vivre du spectateur. Cette vidéo est extrêmement bien faite et résume complètement tout ce qu'il faut faire et ne pas faire ! 

Par conséquent, je ne vais donc pas vous faire un article sur les comportements à adopter mais sur ce que j'ai vécu en me basant sur deux exemples : 

Situation : Revenons un peu en arrière... l'année de la sortie du film Océans de Jacques Perrin. Séance en famille, petite introduction par le club de plongée de Matheysine et le film commence. C'était sans compter, les grands parents et les petits enfants juste derrière nous. « Papy, c'est quoi ce poisson ? Et là on est où ? ». Et le grand-père, au lieu de lui dire gentiment de se taire pour ne pas déranger les autres, lui répond et tout aussi fort.
Ressenti : A ce moment là, on a très très envie de se retourner et de hurler le plus fort possible sur les deux protagonistes, de leur faire entendre leurs quatre vérités et de les faire taire rapidement.



Réaction: Au lieu de ça, on se retourne doucement et on demande gentiment en chuchotant s'il est possible qu'ils cessent de parler. Si malheureusement, ils continuent on peut toujours tenter un chut un peu plus agressif ! Au besoin, si les importuns sont vraiment intenables, on peut toujours tenter d'aller chercher un membre de l'équipe du cinéma pour les en informer.

Situation : Il y a quelques semaines, devant la Planète des singes Suprématie. Alors, le désavantage des multiplex, c'est le temps de pub avant le film et le fait que les lumières s'éteignent plus tard qui encouragent les gens à sortir leur téléphone. Un homme et sa compagne s'installe devant moi et l'homme sort son téléphone. Jusque là rien d'anormal, les lumières sont allumés, on va dire que ça ne me dérange pas. Là où ça se corse, c'est que le film commence (donc noir dans la salle) et ce bon monsieur continue de regarder son téléphone, luminosité à fond.
Ressenti : Grande envie de se pencher par dessus l'épaule de ce monsieur, de lui prendre son téléphone en ninja et de lui écraser devant le nez.



Réaction : Bon, cette fois-ci je n'ai rien eu à dire puisque c'est un autre monsieur qui a hurlé : « Oh le téléphone ! ». Sinon, il est aussi possible de se pencher vers la personne et de lui demander gentiment de ranger son téléphone s'il n'a pas le réflexe de le faire dans les cinq premières minutes du film.

Voilà, ces deux exemples sont ceux qui parmi une multitude m'ont le plus marqué. Après il n'y a pas de solution miracle. Mais si vous avez dans vos connaissances une personne qui a ce genre de comportement, n'hésitez pas à lui envoyer la vidéo du Fossoyeur de Films! Et surtout, si ce sont des comportements vraiment gênants, n'hésitez pas à contacter les responsables de la salle de cinéma ! Ils sont aussi là pour que tout se passe bien.




Et vous ? Avez-vous déjà eu affaire à ce genre de comportement ? Comment avez vous réagi ?

samedi 29 juillet 2017

Valérian et la cité des milles planètes



Quelques jours après avoir vu (pour la première fois...oui j'ai honte) le 5e élèment, me voici devant Valérian et la cité des milles planètes. Bon, il ne me tentait pas des masses au départ et le matraquage de la bande annonce n'a pas vraiment aidé. Puis je me suis vraiment intéressé à l'univers et je me suis dit pourquoi pas. Avant tout chose je tiens à préciser que je ne connais pas du tout la BD mais que j'ai pris tout de même quelques renseignements.

Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d'agents spatio-temporels chargés de maintenir l'ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha - une métropole en constante expansion où des espèces venues de l'univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d'Alpha, une force obscure qui menace l'existence paisible de la Cité des Mille Planètes.



Alors, commençons par ce qui m'a le plus contrarié : les personnages principaux. J'ai eu énormément de mal avec les acteurs. Pour moi, ils n'incarnent pas du tout leurs personnages, ils leur manquent environ une dizaine d'années de plus. Ici, ils font penser à des ados, des nouvelles recrues qui veulent prouver leur valeur en cherchant les missions les plus périlleuses. Et la romance qui s'invite au milieu rappelle un flirt de collégien qui ne mènera à rien et qui est surtout inintéressant. Le personnage de Valérian est un freluquet lourd à qui le film tente de donner une profondeur sans vraiment y arriver et Laureline est incarné par une actrice qui n'a que deux expressions de visages et une manière d'être qui ne convint pas. Bref, c'est le plus gros raté du film.

Visuellement, c'est impeccable. On sent qu'il y a un travail énorme derrière et que Besson veut le montrer. Il veut peut être trop le montrer d'ailleurs... J'ai beaucoup regretté que les colonies d'Alpha ne soient pas plus utilisées. La cité Alpha m'a beaucoup rappelé la série Babylon 5 (oui je sais c'est une vieille série) et je crois qu'inconsciemment je m'attendais à retrouver un peu la même ambiance. Je sais bien que ce n'est pas la même chose mais je n'ai pas pu m'empêcher d'y penser. Il y avait énormément de possibilités qui auraient pu être mieux exploitées.

Concernant l'histoire, je l'ai trouvé intéressante. Le choix de se centrer sur un peuple permet de bien le développer et amène des arcs intéressants. Le seul problème c'est que dans le même temps d'autres sont laissés à l'abandon et parfois certains personnages en souffrent (coucou Bubble). Mais j'ai passé un bon moment, j'ai eu quand même du plaisir à suivre les aventures des deux agents spatio-temporels.


En résumé, c'est un film qui est visuellement très beau mais qui a un scénario faible, scénario qui dessert les personnages et c'est bien dommage. 

jeudi 22 juin 2017

Jumping



Aujourd’hui, c’est pour une nouvelle chronique livre que je vous retrouve. Pour un manga plus précisément car il s’agit du premier tome de la série Jumping. Je remercie d’ailleurs chaleureusement les éditions Akata et Babelio pour cet envoi dans le cadre de la Masse Critique.

Ran a raté ses examens d’entrée à l’université, n’a pas vraiment d’amis et vit encore chez ses parents. Elle se sent la risée de tout le monde et n’a plus goût à rien. Mais son amie Sayuri débarque et l’entraîne jusqu’à Aomori. Ran découvre alors le club d’équitation et curieusement se sent bien et recommence à envisager une vie normale.

J’avais sélectionné ce manga (avec d’autres) et honnêtement, je ne pensais pas le recevoir. Evoquons l’histoire dans un premier temps. Elle est plutôt classique : une jeune fille qui se retrouve sans université, sans travail et sans ami et qui décide malgré elle de prendre un nouveau départ dans une nouvelle ville, loin de tout. J’avais un peu peur car comme c’est un thème qui est souvent vu et revu dans les mangas, je craignais qu’il ne soit traite de manière trop classique et que je m’ennuie à la lecture. Finalement, ce n’est pas le cas. La manière dont se déroulent les événements est logique et les rebondissements (bien qu’attendus) sont placés au bon moment. Bon, je dois avouer que je m’y attendais dès les premières pages que l’héroïne serait la seule personne à pouvoir dompter le cheval récalcitrant du centre. Mais les deux ayant un peu près le même caractère, ils se complètent et ça marche bien.

Les personnages ne sont pas assez développés dans ce premier tome pour pouvoir en parler précisément. Cependant, il est possible de dire quelques mots sur Ran. C’est une jeune fille mal dans sa peau et qui va revivre loin de sa famille et dans une nouvelle ville. On sait avec ce premier tome qu’elle écrit mal, qu’elle va avoir du mal à se remettre aux études mais elle montre une force de caractère qui (j’espère) va s’affermir dans les prochaines tomes. Sayuri, l’ami de Ran est complètement fofolle, très exubérante et apporte un souffle frais sur le manga. 
Par contre, les autres personnages ne sont vraiment pas assez mis en valeur. J’espère qu’ils le seront plus dans la suite.


En résumé, c’est un bon manga qui ne paye pas de mine mais l’histoire est prometteuse. Les dessins sont sympathiques et j’ai hâte de voir ce que donne la suite ! 

mardi 20 juin 2017

La Belle et la Bête



Histoire éternelle… qu’on ne croit jamais… A l’annonce de la sortie du film « live » de la Belle et la bête j’étais plus que sceptique. En effet, La Belle et la Bête étant mon dessin animé préféré, je pense qu’inconsciemment j’avais prévu d’être très exigeante. Je l’ai vu deux fois au cinéma (vive le pass) et j’ai revu mon jugement au deuxième visionnage. Je préviens tout de suite que cette chronique risque d’être une comparaison entre le film et le dessin animé.

Fin du XVIIIe siècle, dans un petit village français, Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S’étant perdu une nuit dans la forêt, ce dernier se réfugie au château de la Bête qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d’amour pour elle mais victime d’une terrible malédiction



L’histoire est celle du dessin animé (je ne vais donc pas donner mon avis puisque je la trouve parfaite !), je vais donc me concentrer sur les quelques aménagements qui ont été faits. Premièrement, c’est un petit détail mais qui a son importance, le fait que les villageois n’aient pas connaissance du château qui se trouve à quelque pas de leur village est expliqué par la malédiction du prince car celle-ci a entrainé un oubli général de l’existence du château et de ses occupants. C’est un bon point car dans le dessin animé ce n’est pas mentionné. L’histoire reste très similaire dans les grandes lignes et c’est surtout les personnages qui ont été un peu modifiés.

Le personnage de Belle est présenté comme une avant-gardiste qui invente la machine à laver et apprend à lire aux petites filles (l’école étant réservée aux petits garçons). Bon… en faire la première féministe de l’époque c’est peut être aller un peu loin. C’est juste une jeune fille plus éduquée que la moyenne du village et qui trouve qu’elle n’y a pas sa place, c’est tout. Par contre, j’ai beaucoup aimé l’évolution du personnage de Maurice. On est passé d’un inventeur fou dans le dessin animé à un père aimant et touchant dans le film. Il n’est plus juste un inventeur mais penche plus vers l’horloger. C’est une évolution très bien menée. Le personnage de la Bête n’évolue pas beaucoup par contre. J’ai beaucoup aimé l’écriture du personnage de Le Fou (oui le fait d’avoir donné un petit côté gay au personnage le rend beaucoup plus attachant). En plus, il prend de plus en plus de place dans le film et on est loin du personnage effacé du dessin animé.

Le point qui m’a particulièrement gêné c’est l’ajout de certaines chansons. Oui je sais, je suis peut-être un peu trop attaché à celles du dessin animé mais là… Gros débat avec mon chéri d’ailleurs puisque lui a adoré la chanson de la Bête (celle qu’il chante quand Belle s’en va) et moi je l’ai trouvé niaise et beaucoup trop longue. Dans l’ensemble, celles qui ont été ajoutées sont très en dessous des autres et n’apportent pas grande chose au film.


Pour conclure, je dirais un petit mot sur la performance des acteurs. Ils sont tous bons dans ce qu’ils font et surtout on sent qu’ils s’amusent. Mention spéciale à Emma Watson (cette actrice est tellement douée !) et Luke Evans (parfait en Gaston !).  Et puis le casting de fin (Lumière, Big ben, Miss Samovar) est juste parfait ! 

jeudi 11 mai 2017

La Fille-Sortilège



Dire que j'ai failli passer à côté... Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Folio/SF pour l'envoi de La Fille-Sortilège de Marie Pavlenko. Je connaissais ce livre de nom étant donné qu'il a obtenu le prix Elbakin en 2013. Ayant été membre de cette association, je prend toujours beaucoup de plaisirs à suivre les sélections et pourtant je n'avais pas pu prendre le temps de le lire. C'est réparé et je vous livre ici mon avis. Et c'est un coup de cœur !

Six Clans dirigent la Cité. Chacun possède une Magie qui commande aux éléments ou aux êtres vivants. De leur union dépend l'équilibre. C'est pourquoi durant la Fête des Échanges, les adolescents sont soumis à des épreuves, en vue d'être initiés. Parce qu'elle a échoué, la jeune Érine est bannie, loin de sa famille et de son Clan. Condamnée à survivre dans la zone d'exil, elle va bientôt découvrir le sombre secret de la Cité. Et le terrible complot qui menace de la détruire.

Premièrement, je tire mon chapeau à l'auteur pour la construction de son univers. Il est soigné, complet et original, ce qui est parfois rare dans les ouvrages de fantasy. J'aime beaucoup l'idée de cette cité où on retrouve six clans. Bon, on ne peut pas nier que le postulat de base rappelle beaucoup Divergente ou encore Hunger Games, mais je l'ai trouvé bien mieux développé et mieux écrit. On sent les conflits sous-jacent aux clans, mais on finit par les comprendre à la révélation finale. La ville est vraiment bien délimité entre les clans et le lieu où vivent ceux qui en ont été bannis. Là aussi, les détails sont légions et on rentre vraiment dans le monde de l'auteur.

Du côté des personnages, on les découvre au fur et à mesure et ce que j'ai énormément apprécié c'est qu'ils évoluent tout au long du roman, à un rythme normal. Disons qu'il n'y a aucun personnage qui d'un coup se dit qu'il faut qu'il prenne sa destinée en main ou quoi que ce soit d'autre. J'ai une petite préférence pour l'acolyte d'Erine, ce jeune garçon débrouillard et rêveur en même temps. Dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié tous les personnages !

Enfin, un petit mot sur l'histoire. Elle est très bien menée, les révélations arrivent quand il faut, elles ne sont pas précipités et ne sont pas là parce qu'il en faut une. L'histoire a du sens et c'est presque dommage que ce soit un tome unique. C'est une fin ouverte mais j'aurais beaucoup aimé connaître la suite des aventures de tout ce petit monde !


En résumé, c'est un très bon roman, qui mérite amplement son prix. Je le conseille à tout ceux qui aiment la fantasy et je vais tenter de me procurer d'autre livres de cet auteur pour explorer un peu plus son écriture et ses univers !  

mercredi 26 avril 2017

Life : Origine inconnue



Alien... nous voilà ! Devant toi les savants de ce monde ! Hum.. Bref ! Aujourd'hui, je vais vous parler de Life : Origine inconnue. La bande annonce avait pas l'air mal. Un film de science-fiction dans la lignée d'Alien, bon pourquoi pas... Mon dieu...Par tous les vaisseaux, mais sauvez la science-fiction !

À bord de la Station Spatiale Internationale, les six membres d’équipage font l’une des plus importantes découvertes de l’histoire de l’humanité : la toute première preuve d’une vie extraterrestre sur Mars. Alors qu’ils approfondissent leurs recherches, leurs expériences vont avoir des conséquences inattendues, et la forme de vie révélée va s’avérer bien plus intelligente que ce qu’ils pensaient…



Première chose, n'appelez pas le film Origine inconnue quand on dit dès les cinq premières minutes que l'échantillon vient de Mars ! Merci. L'histoire est pompée et re-pompée sur Alien, le premier volet. On a une bande de joyeux scientifiques dans la station spatiale qui attendent la découverte sensationnelle pour laquelle ils ont été envoyés. Ils réussissent à récupérer des échantillons du sol et commencent les expériences. Tout va bien, jusqu'au problème de manutention dans le labo. A partir de là, tout part en cacahuète et le martien Calvin (oui, il s'appelle Calvin) se met à attaquer toute la station et ses occupants. Bon, l'histoire est très basique et pourrait marcher. Mais tout s’enchaîne tellement n'importe comment qu'on finit par ne plus suivre et je me suis vraiment lassé. Je savais exactement à quel moment les attaques arriveraient, ce qu'allaient faire les personnages et c'est dommage. L'idée de base est vraiment sympa ! La créature arrive à se détacher de celle qu'on connaît d'Alien mais il y a plein de petits détails pas expliqués qui ruinent le film.

Du côté des personnages, c'est très pauvre. On a du mal à s'y attacher parce qu'on ne les connaît pas et on n'a pas le temps de les connaître. On ne sait d'eux que leurs qualifications dans la station spatiale. Le seul détail qu'on a de vraiment précis, c'est l'accouchement de la femme de Sho, un des astronautes qui devient papa d'une petite fille. Et le véritable problème, [attention spoiler] c'est qu'on termine à la fin avec les deux seuls personnages qui n'ont aucune profondeur et on n'arrive pas à ressentir d'empathie pour ce qui leur arrive. Il y a clairement un manque d'écriture sur certains et ça en devient un problème pour le scénario.


La seule chose à peu près bien réussie, c'est peut être la fin. Je dois avouer que je ne m'attendais pas vraiment à ça et j'en ai été agréablement surprise. Mais malheureusement, ça ne rattrape pas le reste de ma séance. Bref, je vous conseille de passer votre chemin. Visionnez ou re-visionnez le premier volet d'Alien ! Ça sera beaucoup mieux !