dimanche 20 mai 2018

Je dessine l'univers shôjo





Bonjour à tous ! Je vous retrouve aujourd’hui (enfin), pour une chronique sur l’ouvrage Je dessine l’univers shôjo de Kaori Yashikawa. A ce titre, je remercie chaleureusement les Editions Eyrolles et Babelio pour cet envoi.

Personnellement, j’ai toujours été nulle en dessin. En tout cas, pas très douée. Et pourtant j’aime ça. Dessiner me permet de me détendre. C’est pour ça que mon choix c’est naturellement portée vers ce livre. En plus, je suis une grande lectrice de shôjo, ce qui m’a convaincue. Cet ouvrage est un petit guide pour apprendre à dessiner pas à pas ce qui fait les caractéristiques des personnages de shôjo. Nous avons la princesse, la magical girl mais aussi l’uniforme des lycéens japonais. Bref pour ce qui est des costumes c’est une vraie mine d’or.

Ce que j’ai vraiment aimé avec  cet ouvrage, c’est que tout y est vraiment détailé. On procède vraiment pas à pas que ce soit pour le gros du travail ou pour les petits détails à apporter au costume. L’élément qui m’a le plus plus c’est toute la partie sur les princesse. L’auteur a pensé a détaillé plusieurs sortes de robes, ce qui perme de choisir ce qu’on veut dessiner. La petite partie sur les mascottes m’a vraiment fait rire.

Les deux points négatifs que je retiendrais de cet ouvrage sont les suivants. J’aurais apprécié un petit topo sur le matériel à utiliser pour les dessins. Quel type de crayons, quel type de feutres pour encrer le dessin. Un petit rappel ne fait jamais de mal. D’autre part, j’aurais aussi apprécié au moins une double page sur comment dessiner un personnage féminin. Il me semble qu’avant de vouloir faire des robes de princesse ou un costume de magical girl, c’est mieux de savoir dessiner le personnage féminin, de connaître les proportions… Ce sont les seuls petits regrets que j’ai par rapport à cet ouvrage.

Sinon, dans l’ensemble, je trouve que c’est un livre très ludique et très visuel ! L’auteur ne s’embarrasse pas d’un milliard de texte mais concentre vraiment son travail sur le dessin pas à pas. Et je vous assure que pour une personne pas vraiment doué comme moi, ça aide !

dimanche 25 mars 2018

Le monde selon Britt-Marie





Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que je suis une grande amatrice de fantasy. C’est le genre que j’affectionne le plus. Mais je ne suis jamais contre les découvertes. Et lorsque Babelio m’a proposé Le monde selon Britt-Marie, j’ai accepté tout de suite. Je remercie donc chaleureusement les Editions Mazarine et Babelio pour cet envoi.

Britt-Marie, 63 ans, n’est absolument pas passive-agressive. C’est juste que la crasse, les griffures et les tiroirs à couverts rangés n’importe comment la font hurler intérieurement. Elle sort tout juste d’un mariage et d’une vie de femme au foyer qui ont duré quarante ans, et le seul travail qu’elle ait pu dégoter la conduit à Borg, un village frappé par la crise qui s’étire le long d’une route où tout est fermé, en dehors d’une pizzeria qui empeste la bière. Britt-Marie déteste le football, or il ne reste rien d’autre à Borg. Voilà qui ne présage pas grand-chose de bon.
Mais quand les enfants de l’équipe du village ont si désespérément besoin d’un coach qu’ils sont prêts à confier le boulot à n’importe qui, que Britt-Marie ne soit ni compétente, ni volontaire n'empêche personne de la recruter! 

J’ai beaucoup aimé ce roman ! Dès les premières pages (et l’entrée de Britt-Marie dans l’Agence pour l’emploi) on ne peut qu’être attiré par ce personnage. Je pense que c’est un peu le genre de personnage que soit on adore, soit on déteste. Elle m’a touchée. Elle essaye de refaire sa vie avec ses manières, ses lubies et elle en devient très drôle. C’est un personnage complètement à part mais au final, elle s’intègre plutôt bien dans son nouvel environnement. Ceux qui gravitent autour d’elles ont tous un petit quelque chose qui les rend unique et vraiment attachants. J’ai eu un petit coup de cœur pour le personnage de Banks. La vieille aigrie qui finalement reprend goût à la vie progressivement… c’est très joli comme histoire.

L’histoire est intéressante. Britt-Marie tente de refaire sa vie et échoue dans un petit village durement touché par la crise économique. La seule chose qui importe dans ce village, c’est le football mais Britt-Marie déteste ça. Par la force des choses, elle se retrouve à coacher les enfants et finit par s’attacher à eux. Elle doit faire ensuite face à plusieurs épreuves qui mette ses nerfs et ses habitudes à rude épreuve. J’ai beaucoup aimé la tournure qu’a pris le livre. L’histoire est riche en rebondissement, et assez peu prévisible. C’est un point que j’ai apprécié. 

D’habitude, j’ai du mal avec ce genre de livre parce que tout est écrit d’avance et on devine la fin assez vite. Mais là, je ne m’attendais pas du tout à cette fin ! Et pourtant, elle est poétique et complètement en accord avec le personnage.

En résumé, c’est un roman que j’ai dévoré ! J’ai adoré l l’histoire de Britt-Marie qui m’a apporté un peu de fraîcheur au moment où j’en avais besoin. J’ai aimé ses lubies, son caractère de maniaque et tout ce qu’il lui apporte. Je vous laisse, je vais acheter du bicarbonate de soude !

mardi 6 mars 2018

La Forme de l'eau





« Et l’oscar du meilleur film est attribué à… La forme de l’eau, réalisée par Guillermo Del Toro ! ». Pour une fois, la majorité des films nommés aux oscars dans la catégorie meilleur film étaient sortis au cinéma au moment de la cérémonie. La forme de l’eau me tentait depuis un moment (depuis la bande annonce en fait) et finalement, j’ai découvert un très joli conte.

Durant la Guerre froide, en 1962. Elisa Esposito, muette, travaille comme agent d'entretien dans un laboratoire de Baltimore où est retenu prisonnier un homme amphibien. La jeune manutentionnaire est rapidement fascinée par cette créature surnommée « l'atout » par le terrible colonel Richard Strickland. Avec l’aide de son voisin Giles, de sa collègue Zelda et d'un scientifique du labo, Elisa décide de faire évader l'amphibien.




Dès les premières minutes, j’ai vraiment été happé dans l’univers du film. Le fait que tout commence par une voix off l’inscrit d’autant plus dans cette forme de conte qui va être la sienne pendant deux heures. L’histoire est peut-être simple, mais on a du plaisir à la suivre, on s’attache aux décisions des personnages. L’histoire d’amour arrive un peu vite certes. Cependant, au-delà de ça, elle montre aussi que la communication peut passer par des moyens complétements différents. Ici, le réalisateur a choisi la langue des signes et l’amour charnel. J’ai trouvé ça assez osé d’ailleurs de laisser entendre (voire de montrer) que la relation va au-delà de la simple admiration et passe aussi par le sexe. Personnellement, j’avais compris la fin grâce à plusieurs indices mais elle reste une conclusion logique et une belle conclusion. Dans l’ensemble, j’ai trouvé l’histoire très poétique, très touchante, bien servie par les lumières, les décors… peut-être un peu moins par la musique que j’ai trouvé très oubliable.

D’autre part, je trouve que le film se concentre vraiment sur la communication et non, comme j’ai pu le lire à plusieurs endroits, sur le handicap. Le fait que l’héroïne soit handicapée n’est pas LA raison pour laquelle elle arrive à communiquer avec la créature. Elle arrive à le faire parce qu’elle dispose d’une sensibilité, d’une écoute plus développée que les autres. Elle est fascinée par l’être amphibien là où d’autre en ont peur. Le seul petit problème, éventuellement, c’est que les autres personnages ont plus tendance à graviter autour de l’héroïne qu’à exister par eux-mêmes. Mais bon, ils amènent une certaine dynamique qui permet au film d’avoir un bon rythme. A aucun moment je ne me suis ennuyée. J’ai trouvé le contexte historique bien respecté (la guerre froide, la compétition entre les USA et l’URSS…).

Petit point sur la technique… J’ai lu à pas mal d’endroit que l’esthétique de la forme de l’eau rappelait celle d’Amélie Poulain. Personnellement, je ne l’ai absolument pas vu. Les lumières étaient bien gérées (et puis cette scène de transition vers une comédie musicale en noir et blanc… juste incroyable !). Les scènes sous l’eau sont très esthétiques, elles ajoutent à la poésie du film et nous transportent dans l’univers du réalisateur.

J’ai adoré ce film. Il relève d’une poésie, d’une sensibilité que je n’ai pas beaucoup l’occasion de ressentir au cinéma. Il mêle à merveille le fantastique et la romance et malgré quelques petits défauts (la perfection n’existe pas), il mérite amplement ce succès et ses deux oscars.

dimanche 31 décembre 2017

Quand une année meurt, une autre s'éveille... - Bilan 2017



Il y a des années pas comme les autres… Des années où tout se mêle, s’entremêle et on est emporté malgré nous dans le tourbillon de la vie (comme le dit si bien la chanson).

2017 a eu pour moi un goût particulier. Celui du bonheur d’abord. Un PACS, une chose que je n’aurais jamais cru possible il y a un an. Après l’emménagement, c’était une étape particulièrement importante à mes yeux. S’occuper de l’autre en même temps que de soi-même c’est parfois compliqué. Il faut gérer ses propres angoisses en même temps que celle du compagnon, l’encourager alors qu’on est nous-même en plein doute. Cette année, j’ai beaucoup appris sur la relation de couple et ce qu’elle impliquait et le résultat est là. Pour rien au monde je ne changerais quoi que ce soit de cet aspect de ma vie.



Le goût de la réussite ensuite. L’admissibilité aux oraux du CAPES, enfin ! J’ai touché du doigt le métier que je veux faire plus tard et j'ai surmonté une de mes pires angoisses : l’oral. Depuis que je suis scolarisée, c’est l’aspect du travail qui me fait le plus peur. Je déteste viscéralement me retrouver devant une ou plusieurs personnes et débiter des paroles que je trouve inintéressantes et bafouiller quand je n’arrive pas à répondre à une question. Bon, je n’ai pas eu de chance, car j’ai tiré la seule partie du programme que je ne suis pas parvenue à maîtriser en deux ans. Mais qu’à cela ne tienne ! Je suis allé jusqu’au bout, j’ai tenu et j’ai passé les deux oraux.



Même si cela m’amène au goût semi-amer qu’a laissé mon échec. Un 10 et un 8 à l’écrit et un 6 et un 7 à l’oral. Pas suffisant pour intégrer le corps des enseignants stagiaire mais suffisant pour me remonter à bloc et me prouver à moi-même que c’était possible. Et en septembre, c’était reparti. Mais sur de biens meilleurs bases comme en témoigne le 14 que j’ai décroché au premier concours blanc. En ce 31 décembre 2017, j’ai enfin compris comment faire pour obtenir ce fichu sésame et croyez-moi, cette année c’est pour moi !



La vie d’adulte a démarré aussi : première déclaration d’impôt toute seule, première vraie gestion d’un budget comme une grande à tout compter, tout recompter pour finir par réussir à m’assumer (quasi) complétement. Découverte d’un nouveau système d’organisation qui me permet à la fois de me détendre et de prévoir toute l’organisation dont j’ai besoin : le bullet journal ! C’est le meilleur système pour moi, et vraiment j’adore !



Et je ne serais pas moi, si je n’évoquais pas la lecture et le cinéma. En lecture, j’ai eu un vrai coup de cœur pour deux sagas : Phobos (Collection R – Robert Laffont) et Meg Corbyn (Editions Milady). J’ai lu énormément cette année (63 romans, BD et Manga confondus !). J’ai vraiment redécouvert le plaisir de se glisser dans le lit après une longue journée, de lire 2-3 chapitres et de s’endormir doucement. Concernant le cinéma, je retiens 5 films que j’ai vu (pour la première fois) et vraiment aimé en 2017 : Le grand méchant Renard ; La La Land ; The hours ; Le 5e élément et le dernier vice-roi des Indes.



Cette année, j’aimerais réussir à accomplir plusieurs choses :
-          Faire de l’exercice plus souvent et manger plus sain en incluant 2 à 3 (voire plus) repas végétariens par semaines. Tout ça en essayant de cuisiner beaucoup plus aussi.
-          Avoir le CAPES (enfin)
-          Reprendre mon blog à savoir les chroniques de lectures, de film… et continuer à développer ma maigre culture littéraire et cinématographique

-          Et puis vivre… tout simplement…


mardi 7 novembre 2017

La Passe-miroir : une promenade d'arche en arche




Dans la catégorie des sagas dont on n’arrête pas d’entendre parler, j’ai attaqué La Passe Miroir en août dernier. Conquise par le premier tome, j’ai aussitôt réservé puis lu les deux autres tomes. Je n’avais lu aucune critique, vu aucune vidéo qui en parlait… bref, c’était la découverte totale ! Aujourd’hui je vous livre donc mon avis. C’est un avis général, une critique qui regroupe les trois tomes. Je ne vais donc pas m’attarder sur chaque intrigue mais plus sur l’univers et sur les personnages. Attention, pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, ou qui n’en sont qu’au début, il va y avoir quelques révélations sur les intrigues des différents tomes !

Ophélie est une liseuse, elle a le pouvoir de connaître le passé des objets en les touchant. Elle est également capable de traverser les miroirs… Sa vie tranquille sur l’arche d’Anima est brusquement interrompu le jour où sa famille lui annonce qu’elle est fiancée à Thorn, un homme du Pôle. Ophélie se retrouve projetée sur une arche où mirages et complot sont les maîtres sous la houlette d’un esprit de famille amnésique et peu avenant. Elle apprend à y vivre, à y survivre même parfois jusqu’au jour où un ennemi se révèle : Dieu.

Il est difficile de résumer trois tomes sans révéler toutes les intrigues. Pour faire simple, dans le premier tome, on découvre le personnage d’Ophélie, ses capacités et pourquoi elle est envoyée sur le Pôle. Dans le deuxième, elle se retrouve confrontée plus frontalement aux intrigues de cour ce qui l’amène à quitter le Pôle à la fin du livre, suite à la disparition de Thorn (liée à toute une série d’événements). Enfin, dans le troisième tome, Ophélie se retrouve sur l’arche de Babel, à la recherche de Thorn et d’informations sur le fameux Dieu…

J’ai eu beaucoup de mal au début de ma lecture à entrer dans l’univers de Christelle Dabos. Jusqu’à la moitié du premier tome environ, j’ai mal vécu les longueurs dans l’action et plusieurs fois j’ai cru que j’allais abandonner la lecture. Mais il y a eu un déclic, et j’ai finalement été transporté par les aventures de Thorn et d’Ophélie. L’univers des arches est extrêmement riche. On a bien le temps, à travers les deux premier tomes, de prendre connaissance de toutes les particularités du Pôle. J’ai beaucoup aimé le côté mirage. On est pris nous même au piège en même temps que les personnages. Sommes-nous vraiment dans le bon lieu ? Dans la bonne maison ? Et la question la plus importante que pose le Pôle c’est surtout : est-on à notre place sur cette arche ? Enfin, dans le dernier tome, j’ai trouvé que la création de Babel comme unique arche se savoir de l’univers est très intéressante parce qu’elle relance la problématique sous-jacente dans les trois tomes à savoir, qu’est-il possible de révéler, à qui et pourquoi ? Les trois intrigues des trois tomes ont leur lot de rebondissements et j’ai plusieurs fois insulté exprimé vivement mon avis sur les choix de l’auteur…

Du côté des personnages, je suis vraiment tombée amoureuse de Thorn. Ce côté bourru, timide, froid mais en même temps protecteur et attentionné m’a énormément rappelé le personnage de Darcy dans Orgueil et Préjugés (non je ne fais pas de fixette). J’ai eu un peu plus de mal à m’attacher à Ophélie que je trouvais très effacé. J’ai vraiment apprécié son développement au sein des trois tomes. Elle est passée d’une petite fille effacée à une femme qui sait ce qu’elle veut, qui a ses forces mais aussi ses faiblesses et qui est prête à tout par amour. La relation entre Ophélie et Thorn a été un grand moment de frustration lors de ma lecture. La grande romantique en moi n’en pouvait plus et a poussé un grand ouf à la fin du troisième tome. Les trois autres personnages qui se détachent de cette saga pour moi sont la tante d’Ophélie, Bérénilde et Archibald. Ils ont chacun un petit truc en plus qui les rend indispensables à l’histoire. Ce que j’ai vraiment aimé, c’est qu’ils ne réagissent jamais comme je m’y attendais ! Ils ont, à mon sens, contribués au suspens de l’histoire. Bien évidemment, d’autres personnages gravitent autour de ce noyau mais si je devais tous les évoquer en détail, cette chronique ferait quinze pages…

En conclusion, je dirais que c’est une saga pleine de très bonnes choses. Des personnages qui évoluent à la fois au contact des autres mais aussi au contact de leurs univers, des intrigues qui arrivent à ne pas lasser le lecteur (même au bout de trois tomes) et une richesse dans l’écriture qui est tout simplement impressionnante. Rien que la création des arches et de chaque esprit de familles est un travail qui est déjà titanesque… Bref, j’attendrais avec impatience le quatrième tome, surtout vu l’énorme suspens de la fin du troisième…



samedi 26 août 2017

Vivre et savoir-vivre : Les séances de cinéma




Comme beaucoup de personnes, j'aime aller au cinéma. L'ambiance des salles obscures est particulière. Il y a le petit frisson qui s'installe quand les lumières s'éteignent, quand le logo de la boîte de production apparaît sur l'écran, quand le retardataire éclaire toute la salle avec son téléphone portable... hum..ça peut être pas. Et pourtant ils sont de plus en plus nombreux à arriver 10 à 15 minutes en retard et à éclairer toute la salle à la lampe de poche... Quand ils ne se mettent pas à parler fort pendant le film !

Aujourd'hui dans la catégorie vivre et savoir-vivre, nous allons évoquer les comportements au cinéma. Avant de commencer, je tiens à rendre à César ce qui est à César, en la personne de François Theurel. En effet, celui-ci a fait une vidéo s'intitulant : Le manuel du savoir-vivre du spectateur. Cette vidéo est extrêmement bien faite et résume complètement tout ce qu'il faut faire et ne pas faire ! 

Par conséquent, je ne vais donc pas vous faire un article sur les comportements à adopter mais sur ce que j'ai vécu en me basant sur deux exemples : 

Situation : Revenons un peu en arrière... l'année de la sortie du film Océans de Jacques Perrin. Séance en famille, petite introduction par le club de plongée de Matheysine et le film commence. C'était sans compter, les grands parents et les petits enfants juste derrière nous. « Papy, c'est quoi ce poisson ? Et là on est où ? ». Et le grand-père, au lieu de lui dire gentiment de se taire pour ne pas déranger les autres, lui répond et tout aussi fort.
Ressenti : A ce moment là, on a très très envie de se retourner et de hurler le plus fort possible sur les deux protagonistes, de leur faire entendre leurs quatre vérités et de les faire taire rapidement.



Réaction: Au lieu de ça, on se retourne doucement et on demande gentiment en chuchotant s'il est possible qu'ils cessent de parler. Si malheureusement, ils continuent on peut toujours tenter un chut un peu plus agressif ! Au besoin, si les importuns sont vraiment intenables, on peut toujours tenter d'aller chercher un membre de l'équipe du cinéma pour les en informer.

Situation : Il y a quelques semaines, devant la Planète des singes Suprématie. Alors, le désavantage des multiplex, c'est le temps de pub avant le film et le fait que les lumières s'éteignent plus tard qui encouragent les gens à sortir leur téléphone. Un homme et sa compagne s'installe devant moi et l'homme sort son téléphone. Jusque là rien d'anormal, les lumières sont allumés, on va dire que ça ne me dérange pas. Là où ça se corse, c'est que le film commence (donc noir dans la salle) et ce bon monsieur continue de regarder son téléphone, luminosité à fond.
Ressenti : Grande envie de se pencher par dessus l'épaule de ce monsieur, de lui prendre son téléphone en ninja et de lui écraser devant le nez.



Réaction : Bon, cette fois-ci je n'ai rien eu à dire puisque c'est un autre monsieur qui a hurlé : « Oh le téléphone ! ». Sinon, il est aussi possible de se pencher vers la personne et de lui demander gentiment de ranger son téléphone s'il n'a pas le réflexe de le faire dans les cinq premières minutes du film.

Voilà, ces deux exemples sont ceux qui parmi une multitude m'ont le plus marqué. Après il n'y a pas de solution miracle. Mais si vous avez dans vos connaissances une personne qui a ce genre de comportement, n'hésitez pas à lui envoyer la vidéo du Fossoyeur de Films! Et surtout, si ce sont des comportements vraiment gênants, n'hésitez pas à contacter les responsables de la salle de cinéma ! Ils sont aussi là pour que tout se passe bien.




Et vous ? Avez-vous déjà eu affaire à ce genre de comportement ? Comment avez vous réagi ?

samedi 29 juillet 2017

Valérian et la cité des milles planètes



Quelques jours après avoir vu (pour la première fois...oui j'ai honte) le 5e élèment, me voici devant Valérian et la cité des milles planètes. Bon, il ne me tentait pas des masses au départ et le matraquage de la bande annonce n'a pas vraiment aidé. Puis je me suis vraiment intéressé à l'univers et je me suis dit pourquoi pas. Avant tout chose je tiens à préciser que je ne connais pas du tout la BD mais que j'ai pris tout de même quelques renseignements.

Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d'agents spatio-temporels chargés de maintenir l'ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha - une métropole en constante expansion où des espèces venues de l'univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d'Alpha, une force obscure qui menace l'existence paisible de la Cité des Mille Planètes.



Alors, commençons par ce qui m'a le plus contrarié : les personnages principaux. J'ai eu énormément de mal avec les acteurs. Pour moi, ils n'incarnent pas du tout leurs personnages, ils leur manquent environ une dizaine d'années de plus. Ici, ils font penser à des ados, des nouvelles recrues qui veulent prouver leur valeur en cherchant les missions les plus périlleuses. Et la romance qui s'invite au milieu rappelle un flirt de collégien qui ne mènera à rien et qui est surtout inintéressant. Le personnage de Valérian est un freluquet lourd à qui le film tente de donner une profondeur sans vraiment y arriver et Laureline est incarné par une actrice qui n'a que deux expressions de visages et une manière d'être qui ne convint pas. Bref, c'est le plus gros raté du film.

Visuellement, c'est impeccable. On sent qu'il y a un travail énorme derrière et que Besson veut le montrer. Il veut peut être trop le montrer d'ailleurs... J'ai beaucoup regretté que les colonies d'Alpha ne soient pas plus utilisées. La cité Alpha m'a beaucoup rappelé la série Babylon 5 (oui je sais c'est une vieille série) et je crois qu'inconsciemment je m'attendais à retrouver un peu la même ambiance. Je sais bien que ce n'est pas la même chose mais je n'ai pas pu m'empêcher d'y penser. Il y avait énormément de possibilités qui auraient pu être mieux exploitées.

Concernant l'histoire, je l'ai trouvé intéressante. Le choix de se centrer sur un peuple permet de bien le développer et amène des arcs intéressants. Le seul problème c'est que dans le même temps d'autres sont laissés à l'abandon et parfois certains personnages en souffrent (coucou Bubble). Mais j'ai passé un bon moment, j'ai eu quand même du plaisir à suivre les aventures des deux agents spatio-temporels.


En résumé, c'est un film qui est visuellement très beau mais qui a un scénario faible, scénario qui dessert les personnages et c'est bien dommage.